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Tendance pour l’unité syndicale

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La Tendance pour l’unité syndicale, autrement dit la Tendance plus est une tendance de l’UNEF-ID apparue dès 1980.

Les débuts[modifier]

Elle est l’héritière d'une part du Comité pour l'organisation du syndicat des étudiants de France (Cosef), un syndicat étudiant proche du Parti socialiste. Ce syndicat très minoritaire, rejoint l’UNEF-US en 1978. Dès lors, les militants de l’ancien Cosef, mitterrandistes et rocardiens, se réunissent dans la Tendance reconstruction syndicale dite TRS, car leur nouveau syndicat est dominé par les trotskistes de l'OCI.

En 1980, l’UNEF-US, participe avec le MAS à la création de l’UNEF-ID. Or des militants socialistes (rocardiens) militent au MAS avec des autogestionnaires des Comités communistes pour l'autogestion à l'intérieur de la Tendance syndicaliste autogestionnaire dite TAS. Si au congrès fondateur de l'UNEF-ID, les deux tendances s'unissent sous le nom de Tendance syndicaliste autogestionnaire reconstruction syndicale (SARS), l'unité ne tient pas longtemps. En plein congrès, et sous l'impulsion des mitterrandistes, les socialistes décident de fonder une tendance à eux, laissant les autogestionnaires gérer seul la SARS. C'est la naissance de la tendance Plus.

Le mutualisme étudiant[modifier]

Depuis quelques années, ces étudiants occupent une place importante dans le mutualisme étudiant. En 1979, un accord avec les lambertistes leur permet de diriger la MNEF, la présidence de la mutuelle revenant à Jean-Michel Grosz. On parle alors de Yalta étudiant. Les socialistes laissent le syndicat aux lambertistes qui en échange leur laissent la MNEF.
En 1982, la Tendance plus, obtient 209 délégués au congrès de la MNEF, contre 103 pour les lambertistes, 36 pour la LCR, 9 pour les autogestionnaires, tous membre de l’UNEF-ID et 66 pour l’UNEF Renouveau. Le rapport de force entre Plus et majorité est inversé dans l'UNEF-ID, ce qui montre bien la force de l'accord de 1979.
Au cours des années 1980 et surtout 90, les rapports entre UNEF-ID, et donc tendance Plus, et la MNEF vont se distendre. La gestion de la mutuelle revenant à un petit groupe issu certes de l'UNEF-ID, mais n'ayant que peu de relations avec celle-ci. Cela provoquera une forte tension avec l'arrivée de Jacques Ravinet (Tendance plus) à la présidence de la section de Paris Ile-de-France qui aura mis en minorité le candidat du bureau national dans ce qui sera la dernière Assemblée Générale militante (et plutôt houleuse) de la MNEF.

La tendance se renforce[modifier]

À l’automne 1981, Julien Dray, ancien président du MAS et responsable du secteur étudiant à la LCR, quitte cette organisation trotskiste pour le Parti socialiste. Son départ se fait en même temps que la plupart des cadres étudiants travaillant avec lui dont Laurence Rossignol. Ce changement a des répercussions sur l’UNEF-ID. Julien Dray et ses amis quittent la tendance LEAS (Luttes étudiantes ! Action syndicale !) pour la tendance Plus. Cette dernière reçoit ce renfort avec satisfaction. En effet, malgré son influence à la MNEF, le socialisme n’attire que peu d’étudiants et donc de militants à l’UNEF-ID, en dehors de quelques cadres déjà bien positionnés au PS. Aussi Jean-Marie Le Guen, dirigeant historique des étudiants socialistes espère que l’expérience de Julien Dray et son apport de « sang neuf » permettra un renforcement de son courant de pensée à l’université. Julien Dray, président de l’UNEF-ID de Villetaneuse, devient donc un dirigeant de la Tendance plus.
Lors du congrès de 1982, la Tendance plus obtient un bon score avec 30 % des mandats, contre 60 % pour la direction nationale. Ce qui lui permet d'obtenir sept postes au Bureau national (BN), dont une vice-présidence pour Carlos Pieroni, et deux vice-présidences thématiques : Stéphane Fouks chargé des élus et Pascal Beau aux relations extérieurs. Participent aussi au BN : Alain Bauer, Joël Carreiras, Laetitia Deknudt et B. Uguen.
La Tendance plus rejoint la direction de l'UNEF-ID, au congrès de 1984. La majorité (donc y compris les Plus) obtient alors 91 % des mandats.
Cette période est correspond aussi au départ de la génération de Julien Dray et à l'arrivée de nouveaux cadres avec notamment Alain Balestan, Arnold Stassinet, Thaima Saman et Isabelle Thomas, qui se fera connaître en 1986 lors des grèves contre le projet Devaquet.

1986 : fin du monopole socialiste[modifier]

En 1986 la direction du syndicat quitte l’OCI (devenue en 1981 le PCI) et rejoignent, à la suite de Jean-Christophe Cambadélis, le Parti socialiste. Les étudiants socialistes n’ont donc plus besoin de s’affirmer faces aux trotskistes, dès lors plusieurs sensibilités socialistes vont pouvoir se développer.

Les différentes écoles de pensée de la tendance[modifier]

Dès l'origine, la Tendance plus se partage en plusieurs écoles de pensées politique mais qui sont globalement d'accord sur l'orientation syndicale.

Les mitterrandistes[modifier]

Les fondateurs[modifier]

Les mitterrandistes sont présents depuis les débuts de la tendance. Ils forment un groupe de militants peu nombreux mais suffisamment fort pour s'imposer parmi les Plus. Ils sont notamment dirigés par Jean-Marie Le Guen, Pascal Beau et Carlos Pieroni. C'est à eux que revient la direction de la MNEF, dès l'époque de l'UNEF-US, en 1979, avec l'élection de Jean-Michel Grosz au poste de président de la mutuelle étudiante. Mais en 1981, le groupe accepte le renfort de Julien Dray et des villetaneuses pour ne pas décliner.

Sensibilité Villetaneuse[modifier]

Lorsque Julien Dray, Laurence Rossignol, Harlem Désir et quelques autres quittent la LCR pour le Parti socialiste, ils quittent en même temps la Tendance luttes étudiantes action syndicale (LEAS) pour la tendance Plus. Rapidement, un groupe se forme autour de l'AGE bastion de Villetaneuse d'où leur surnom, la Sensibilité Villetaneuse. Ce groupe s'avère dynamique. Aussi, dès 1982, plusieurs villetaneuses rentrent au bureau national de l'UNEF-ID dont Didier François, Arnold Stassinet, Bernard Pignerol et Laurence Rossignol.
En 1984, c'est le départ de la génération Julien Dray et l'arrivée de nouveaux dirigeants comme Isabelle Thomas. Cette période correspond également à la fondation de SOS Racisme à laquelle les draysistes participent activement.

Les nanterriens[modifier]

Peu après la création de l'UNEF-ID, un autre petit groupe de militants se forme dans la Tendance plus. Centré sur Paris X Nanterre, ils sont surnommés les Nanterriens. Ce groupe est composé de militants historiques du MJS de Nanterre autour de Joël Carreiras et Philippe Guinard.Ils se réclament majoritairement des idées développées par Jean Poperen. Ils seront rejoints en 1983 par Claire Dufour et Jacques Ravinet.
Plusieurs d'entre eux montent au bureau national notamment Joël Carreiras et Claire Dufour. Cette dernière, devenue vice-présidente de l'UNEF-ID deviendra l'une des têtes de file du mouvement de 1986 puis secrétaire nationale du Parti socialiste.

Les rocardiens[modifier]

Eux aussi fondateur de la tendance avec Jean-Philippe Dorent et Emmanuel de Poncins. Avant 1980 ils étaient présents dans les deux syndicats fondateurs de l'UNEF-ID. À l'UNEF-US où ils étaient peu nombreux et souvent impliqué dans le mutualisme et surtout au MAS où ils participaient avec Comités communistes pour l'autogestion à une tendance autogestionnaire (la TAS). En 1982 et 1984, la sensibilité se renouvelle avec la montée au bureau national de "jeunes rocardiens" dont Alain Bauer, Manuel Valls et Stéphane Fouks.

Ce groupe est le lointain ancêtre de la Tendance avenir.

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