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Christian Picquet

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Christian Picquet

Christian Picquet en 2009.

Nom Christian Picquet
Date de naissance 1952
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
👔 Profession Journaliste
Fonction1 Conseiller régional de Midi-Pyrénées
À Partir Du Fonction1
Jusqu'Au Fonction1
(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection1 21 mars 2010
Président 1 Martin Malvy
Parti LCR (1980-2009)
GU (2009-2015)
PCF (depuis 2015)




Christian Picquet, né en 1952 à Paris, est un homme politique français, membre du Parti communiste français.

Membre du bureau politique de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) jusqu'à son autodissolution[1], ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire de cette dernière, Rouge, président de l'association Unir (liée au courant minoritaire de la LCR), il refuse de rejoindre le Nouveau Parti anticapitaliste à sa création et fonde la Gauche unitaire (GU), organisation membre du Front de gauche, dont il est porte-parole jusqu'au , date à laquelle la GU se dissout dans le Parti communiste français, dont Christian Picquet intègre le comité exécutif national.

Biographie[modifier]

Fils unique d'un cadre salarié dans une banque et d'une secrétaire, Christian Picquet grandit à Montmartre[2].

Les années de jeunesse[modifier]

Dans les années soixante, il est membre de l'Hashomer Hatzaïr, mouvement de jeunesse sioniste de gauche, puis des comités d’action lycéens (CAL). Il quitte la Jeunesse communiste à l’issue du mouvement de Mai 68 et adhère au courant qui deviendra par la suite la Ligue communiste, puis la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

En 1971, il participe à la construction de l’organisation communiste Révolution ! (en rupture avec l’orientation de l’époque de la Ligue communiste), puis de l’Organisation communiste des travailleurs (OCT), dont il devient membre du bureau politique et permanent en 1977, jusqu'en 1979.

Rôle à la direction de la Ligue communiste révolutionnaire[modifier]

En 1980, il rejoint la LCR avec une large partie des militants de l’OCT. Il entre alors comme permanent à la rédaction de Rouge, qu'il anime jusqu’à la disparition de l’hebdomadaire, en .

Il intègre le bureau politique de la LCR en 1984, pour y rester jusqu'à l’autodissolution de la LCR dans le Nouveau Parti anticapitaliste, en . Pendant cette période, il est l'un des principaux dirigeants de la LCR, majoritaire jusqu'en 1999 puis dans la minorité jusqu'à la dissolution de la LCR.

Avec la LCR, il participe à la campagne de Pierre Juquin, ancien dirigeant du Parti communiste français (PCF), pour l’élection présidentielle de 1988. Il contribue ensuite, en 1995, à nouer entre la LCR et le PCF des relations officielles, jusqu’alors inexistantes.

Au Xe congrès de la LCR en 1991, il soutient une nouvelle orientation (majoritaire) : dans le contexte de la chute du Mur de Berlin, à « époque nouvelle », doit correspondre un nouveau projet et un nouveau parti, large et pluraliste, rassemblant l’ensemble des forces, courants et militants qui refusent d’accepter l’ordre libéral et capitaliste pour faire avancer la perspective d’un socialisme démocratique.

À la même époque, il s'investit avec la LCR dans le collectif unitaire contre la première Guerre du Golfe, puis dans la campagne pour le « non » de gauche au traité de Maastricht, en 1992.

Il prend part ensuite au mouvement « Refondations », puis à la création de la Convention pour une alternative progressiste (CAP), regroupement confédéral de plusieurs mouvements de la gauche antilibérale, auquel participe la LCR, où il côtoie des personnalités issues du PCF, tels Gilbert Wasserman, Marcel Rigout ou Charles Fiterman. L’expérience prend fin en .

À partir de 1997, il s'investit dans plusieurs collectifs unitaires : le « Comité de vigilance contre l’extrême droite », qui rassemble l’ensemble de la gauche et le mouvement associatif, un appel contre le traité d’Amsterdam aboutissant à un meeting aux côtés de Patrick Braouezec (des refondateurs communistes), Pierre Blotin (du PCF) et Marie-Noëlle Lienemann (de la Gauche socialiste), un collectif unitaire « contre la guerre et l’épuration ethnique qui ravagent l’ex-Yougoslavie ».

Après de longues années comme dirigeant majoritaire de la LCR, il est alors mis en minorité au sein de son parti en 1999. Ce renversement de majorité voit la LCR revoir ses stratégies d'alliances, aboutissant à la campagne commune avec Lutte ouvrière aux élections européennes de 1999 (5,18 % et deux élus pour la LCR), puis à la candidature Olivier Besancenot à l'élection présidentielle de 2002 trois ans plus tard.

Il participe aux campagnes électorales de la LCR, comme tête de liste « Paris 100 % à gauche » dans le Xe arrondissement lors des municipales de 2001, puis aux législatives en 2002, ainsi qu'à la direction de la campagne d'Olivier Besancenot aux présidentielles, où il s'occupe notamment de ses spots audiovisuels.

Il est le coordinateur jusqu'en 2007 du « Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ». Il participe à plusieurs appels sur le sujet : « Une autre voix juive » en 2003 et l’appel « Des Juifs contre l’offensive meurtrière d’Israël » en 2006). Avec la LCR, il participe également a un collectif contre la seconde guerre d'Irak en 2003, à l’un des premiers fauchages d’OGM, en , près de Toulouse, aux côtés de Noël Mamère, José Bové, François Simon et Gilles Lemaire.

Vers la gauche antilibérale[modifier]

Parallèlement à sa mise en minorité dans la LCR, Christian Picquet continue à défendre ses orientations stratégiques de 1991, et participe après le mouvement social de 2003 aux réunions dites « Ramulaud »[3]. À la même époque, ayant publié La République dans la tourmente, il entame un dialogue public avec Jean-Luc Mélenchon sur le rapport entre la République et le socialisme, aboutissant à un débat public à Montreuil, en .

Il s'oppose au sein de la direction de la LCR à l’alliance entre la Ligue communiste révolutionnaire et Lutte ouvrière en vue des élections régionales et européennes de 2004, refusant une ligne de « pôle des révolutionnaires » et défendant la nécessité de s’adresser plus largement à d’autres secteurs de gauche disponibles à la construction d’une alternative antilibérale et anticapitaliste. Il s’oppose également à ce que la coalition LCR-LO n'appelle pas clairement à voter pour le Parti socialiste pour battre l’Union pour un mouvement populaire (UMP) et le Front national au second tour des régionales[4]. La plate-forme qu’il défend regroupe 29,33 % des voix au XVe congrès de la LCR (30 octobre-2 novembre 2003).

Avec des personnalités comme Claude Debons, Marc Dolez ou Yves Salesse, il est l’un des rédacteurs de l’Appel des 200 en faveur d’un « non » de gauche au référendum sur le traité constitutionnel européen. Il participe à la campagne des collectifs du 29 Mai et à la rédaction de la « Charte pour une alternative au libéralisme ».

Il signe ensuite l’appel à des candidatures antilibérales uniques à la présidentielle et aux législatives 2007. À la même époque, toujours partisan d’un parti large et pluraliste, regroupant toutes les composantes de la gauche antilibérale, il contribue à la constitution de l'association Unir dans la LCR. À la conférence nationale de , 40 % des militantes et militants de celle-ci se prononcent en faveur de l’unité de candidatures, à gauche du PS, pour 2007. En septembre, il s’engage dans les collectifs unitaires, aux côtés des courants et organisations favorables à des candidatures de rassemblement, dont il est l’un des porte-parole jusqu’à l’échec de cette tentative, en .

Il appelle finalement à voter en faveur du candidat de son organisation, Olivier Besancenot, tout en poursuivant son « combat » au sein l’association Unir. Avec Clémentine Autain, Éric Coquerel, Claude Debons, Marc Dolez, François Labroille, Claude Michel, Roger Martelli, José Tovar et Catherine Tricot, il lance le club « Maintenant à gauche », afin de maintenir la perspective du rassemblement de la gauche antilibérale et d’une nouvelle force politique pour l’incarner.

Perte du poste de permanent[modifier]

En , la direction de la LCR annonce sa décision de mettre fin au statut de permanent dont Christian Picquet bénéficiait depuis vingt-huit ans pour ses fonctions au secrétariat du bureau politique[5], dont il n'assurait plus la charge[6]. Ce dernier, chef de file de la tendance minoritaire (14 % au dernier congrès), s'oppose à la stratégie de construction du nouveau parti anticapitaliste[7], lui préférant un grand parti antilibéral allant de la gauche du Parti socialiste à Lutte ouvrière et ce en négociant avec les différentes directions des partis.

De fait, la LCR ne parle pas de licenciement, mais considère que Christian Picquet est dépermanentisé[2]. Son courant, constitué en tendance publique (ses membres appliquent à l’extérieur de l’organisation une orientation indépendante de celle qu’a choisie la majorité) conserve le bénéfice d'un demi-poste de permanent[2], trois membres dont Christian Picquet sur un bureau politique de vingt personnes obtenu à la proportionnelle des résultats du congrès, une tribune hebdomadaire dans Rouge, et un financement de la tendance pour son fonctionnement par l'organisation[8].

Alors que l'opposition interne considère qu'il s'agit d'un licenciement politique[6], la direction déclare que ses moyens (4,5 postes pour l'exécutif national) ne lui permettent pas d'octroyer à la tendance minoritaire un poste entier de permanent, au vu de son score au dernier congrès[6]. Elle signale également que Christian Picquet ne participait plus aux réunions hebdomadaires du secrétariat du bureau politique depuis deux ans, de sa propre initiative[8].

Rupture et fondation de Gauche unitaire[modifier]

Dès , Christian Picquet est signataire de l’appel de Politis, « L’alternative à gauche, organisons-la »[9]. Il figure également, en novembre, au nombre des initiateurs de l’« Appel pour une autre Europe », en faveur de listes de rassemblement aux élections européennes du 7 juin 2009.

Avec la minorité de la LCR, il s'oppose à la construction du Nouveau Parti anticapitaliste, dont la majorité de direction de la LCR a décidé le lancement, considérant qu'il ne peut être qu'un premier pas dans le rassemblement de toute la « gauche de transformation »[7].

La participation au Front de gauche avec le PCF et le PG étant rejetée par 183 voix contre 7 lors du premier conseil politique national (CPN) du NPA, il décide en compagnie d’Alain Faradji, Céline Malaisé et Francis Sitel, de créer Gauche unitaire afin de rejoindre le Front de gauche[10].

Cette annonce, à une semaine de l'assemblée générale d'Unir, conduit à la dissolution de l'association Unir et à sa scission autour de deux orientations distinctes : l'une reste dans le processus de construction du NPA pour y constituer un courant interne, Convergences et alternative[11], l'autre part à Gauche unitaire derrière Christian Picquet, qui obtient alors la troisième place sur la liste Île-de-France du Front de gauche. Il devient l'un des porte-parole de la Gauche Unitaire[12] et du Front de gauche.

Conseiller régional[modifier]

Lors des élections régionales de 2010, il est tête de liste du Front de Gauche dans la région Midi-Pyrénées et est alors élu conseiller régional de Midi-Pyrénées. Il exerce ce mandat jusqu'aux élections de 2015, lors desquelles sa candidature est évincée[13].

Adhésion au PCF[modifier]

Le , la Gauche unitaire vote son autodissolution dans le PCF. À cette occasion, Christian Picquet adhère au PCF et devient membre du comité exécutif national de ce parti[14],[15].

Publications[modifier]

  • Fascismes, un siècle mis en abîme, ouvrage collectif, Éditions Syllepse, coll. « Mauvais Temps », 2000
  • La République dans la tourmente, Éditions Syllepse, 2003
  • Quelle VIe République ?, ouvrage collectif, Le Temps des cerises, 2007
  • Le Trotsko et la Coco, entretiens avec Marie-Pierre Vieu par Sylvia Zappi, Éditions Arcane 17, 2010 [présentation en ligne]
  • François, Jean-Marc, Martine, qu'allons-nous faire de notre victoire ?, Éditions Arcane 17, 2012

Christian Picquet a également publié des articles dans diverses revues : Inprecor, Quatrième Internationale, Mauvais temps, les Cahiers du radicalisme, Témoin, Futurs, Le Sarkophage, Critique communiste ou Utopie critique.

Notes et références[modifier]

  1. De nombreux ouvrages, de diverses tendances se sont fait l’écho de la place qu'il a prise à la direction de la LCR et plus généralement dans la vie politique française, ces trente dernières années : Les Ennemis du système, de Christophe Bourseiller (Robert Laffont 1989), Les Trotskistes, de Christophe Nick (Fayard 2002), La foi des vaincus, de Jeannine Verdès-Leroux (Fayard 2006), L'Irrésistibe Ascension de l'enfant de la gauche extrême, de Éric Hacquemand (2008), Olivier Besancenot ou la révolution en recommandé, de Julien Beauhaire (Respublica 2008).
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Matthieu Écoiffier, « Christian Picquet, dans le rouge », sur Libération,.
  3. du nom du restaurant parisien où se réunissent diverses figures de la gauche alternative et écologiste, mais aussi du Parti communiste et de la Gauche socialiste.
  4. Appel de 24 membres de la Direction nationale de la LCR : sanctionner jusqu'au bout la politique du gouvernement".
  5. Sylvia Zappi, « La direction de la LCR licencie son principal opposant », sur Le Monde,  : « Prenant "acte" de la volonté du courant de M. Picquet (Unir) de se maintenir en tendance publique, c'est-à-dire avec son expression propre, le texte sanctionnant le dissident explique qu'il "n'est plus permanent de la LCR" et que cette "décision politique" prend effet immédiatement ».
  6. 6,0 6,1 et 6,2 Christophe Forcari, « Soupçons de purge à la LCR après un licenciement », sur Libération, .
  7. 7,0 et 7,1 « "La direction de la LCR marche cul par-dessus tête" », Christian Piquet, propos recueillis par Matthieu Écoiffier, sur Libération, .
  8. 8,0 et 8,1 « Mise au point à propos d’un article du Monde. », le secrétariat du bureau politique de la LCR, 28 mars 2008, sur lcr-rouge.org.
  9. À la rentrée et durant l’automne 2008, il participe notamment à un débat de l’appel de Politis à la Fête de l'Humanité, ainsi qu’au colloque organisé pour les 20 ans d’Alternative démocratie socialisme, à Limoges, qui réunit Marcel Rigout, François Asensi, Clémentine Autain et Noël Mamère.
  10. « Nous ferons front », par Alain Faradji, Célmine Malaisé, Christian Picquet, Francis Sitel, sur gauche-unitaire.fr.
  11. « "Convergences et alternative", un courant pro-unité à gauche au sein du NPA », AFP, .
  12. « Communiqué de Christian Picquet », sur Gauche unitaire, .
  13. Pascal Pallas, « Evincé de la liste Delga, Christian Picquet dénonce la trahison d'une camarade communiste », sur actu.fr, (consulté le 9 octobre 2024).
  14. « Déclaration commune PCF-GU concernant le regroupement de la GU au sein du PCF », sur 66.pcf.fr, .
  15. « Le PCF et la GU confirment officiellement leur regroupement », sur L'Humanité, .

Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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