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Jacques Hauer

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Jacques Hauer, né en Arles (Bouches-du-Rhône) le 17 avril 1904 et mort le 8 janvier 1980 (à 76 ans) est un peintre français.

Jacques Hauer

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

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Jacques Hauer naît le 17 avril 1904 en Arles. Il est le fils de Nicolas Hauer, militaire et agent de service municipal.

Il est à 16 ans apprenti aux ateliers de la SCNF où il se forme au métier d’ajusteur. Après avoir été employé aux papeteries du Rhône, il réintègre la SNCF comme chauffeur mécanicien en 1935.

Il participe à des manifestations artistiques dans sa région, mais ce n’est qu’en juillet 1950 que Jacques Hauer est véritablement montré au public lors d’une exposition de toute une série de ses œuvres au musée Réattu en Arles. Jacques Hauer débute une longue série d’expositions qui l’emmènera hors des frontières de la France. À la mort de son ami et conseiller Jean Cocteau en 1963, il se renferme dans son atelier pour suivre sa propre voie. C’est en 1973 qu’il montre son travail lors de l’exposition à La Rose des Vents, en Arles, aux côtés des œuvres de son épouse, décédée l'année précédente.

Il décède le 8 janvier 1980 dans sa ville natale.

Œuvre[modifier | modifier le wikicode]

Son pays de naissance est son pays de peintre, il y mène une vie retirée, travaille d’après nature pour recomposer dans son atelier d’après ses notes, croquis, dessins, esquisses, et aboutir à une œuvre personnelle.[interprétation personnelle]

Son unique apprentissage en dessin et en peinture est issu du statuaire et dessinateur Claude-André Férigoule, ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Paris et nommé directeur de l'école des beaux-arts d'Arles de 1897 à 1924. Jacques Hauer a ensuite travaillé et évolué seul, grâce à l’observation de la nature et aux visites de musées. Ses premières œuvres témoignent l’intérêt porté sur les paysages provençaux et sur la perspective, comme le montre une étude au crayon sur une photographie du portail de l'église Saint-Trophime.

Son nom apparaît dans les journaux dès le 6 janvier 1930 dans le journal local L’Éclair mettant en avant sa représentation du portail de l'église Saint-Trophime.[réf. nécessaire]

La première manière, avant 1958[modifier | modifier le wikicode]

Deux manières se distinguent dans le travail de Jacques Hauer. La première, avant 1958 constitue une phase, non moins admirée, de toiles sous influence, de tentatives. Elles demeurent proches du travail des impressionnistes par ses études en extérieur basées sur des croquis, des esquisses, la représentation d’instants de la vie quotidienne, une division des touches de couleur. Son travail demeure aussi particulièrement proche de celui Vincent van Gogh en illustrant les calmes aspects de la Provence, des Alpilles. On retrouve ainsi les mauves, les jaunes, les bleus communs à leurs œuvres respectives, issus de la même lumière d’Arles[1].

Il déclare lors d’un entretien avec Jacques Laborde : « Je suis Arlésien, je suis entouré de la lumière d’Arles, de cette même lumière qui a frappé Vincent. Chaque fois que je commençais un tableau, je trouvais les bleus, les mauves, les jaunes. Il m’a été très dur d’arriver à dominer toute cette riche nature qui nous environne. Il m’a fallu des années »[1].

Jacques Hauer devant Lumière dans les Roseaux, 1960

Jacques Hauer commence à montrer son travail en participant à des manifestations artistiques, notamment en 1930 au IIIe salon rhodanien où il présente trois toiles (le Cabanon du soldat, la Croix du XVe siècle de Montmajour, le Portail de Saint-Trophime -achetée par le musée de Tournon-) et en 1938 lors du IXe salon d’Automne de l’association artistique cheminote Nîmoise où il expose quatre toiles (deux Vieille Rue de Saint-Rémy, Brouillard, Pigeonnier dans les Alpilles).

Jacques Hauer, en participant à des expositions collectives en compagnie d' Antoine Serra, René Seyssaud, Auguste Chabaud, Pierre Ambrogini, et en possédant des affinités avec ces artistes du groupe Provence attire l’attention des amateurs ou professionnels de l’art. Les premières toiles encore sous influence, sont admirées et louangées, particulièrement par Raymond Rousset et André Marchand. Ce dernier qualifie La Calèche de Jacques Hauer comme une réplique de qualité à La Diligence de Vincent van Gogh. Raymond Rousset, dans sa correspondance avec Bruno Bassano en 1957 ayant pour sujet une exposition future de Jacques Hauer, le qualifie comme l’« un des meilleurs peintres régionaux ».

Son succès l’amène en 1958 en Angleterre à la galerie d’art Royal Hall d'Harrogate[2], où ses trois toiles (Ceps de vignes, Jardins à St-Rémy, Marais en Camargue) sont élogieusement commentées par les critiques anglais : William Rawson écrit « Avec sa belle conscience d’artiste, l’élégante solidité de ses constructions, l’étonnante hardiesse d’une palette pure, Jacques Hauer atteint parfaitement ce rêve de tous les grands peintres : rajeunir sans imiter, suggérer au lieu d’écrire[2] ».

La seconde manière, à partir de 1958[modifier | modifier le wikicode]

Jacques Hauer abandonne ses sujets traités jusqu’alors, composés d’arbres morts, de ceps de vignes, de rues, pour s’avancer vers les roseaux et les oiseaux.Dans les années soixante se forme un groupe que Jean Cocteau allait aider, soutenir, comptant le photographe Lucien Clergue, et qu’intègre Jacques Hauer[3]. À chaque passage à Arles, Cocteau lui rendait visite dans son atelier, s’entretenait sur ses dernières œuvres, et a participé à la rédaction de préface de ses catalogues d’exposition. La correspondance entre Cocteau et Jacques Hauer témoigne de l’implication du poète par ses conseils sur les œuvres de Jacques Hauer. Il l’encourage, avec Jean-Marie Magnan à s’engager et poursuivre dans la voie qu’il découvrait. Dans sa lettre, Jean-Marie Magnan invite Jacques Hauer à « lutter en vous contre ce vieil impressionniste impénitent ». Ainsi, on trouve dans ses œuvres des inspirations nouvelles, un effet de peinture gestuelle, une attention portée sur les recherches de couleurs. En parallèle, en 1960 se créée l’association des amis du peintre arlésien ayant pour but de grouper ceux qui s’intéresse à sa production et qui souhaitent la faire connaître autour d’eux[3].

Jacques Hauer et Jean Cocteau à l'exposition du musée Réattu, 1960

« Marais, Oiseaux et Hirondelles »[modifier | modifier le wikicode]

En 1960 a lieu au musée Réattu en Arles une importante exposition présentant les toiles de Jacques Hauer parmi la collection « Marais et oiseaux » et « Hirondelles et Marais »[4]. Il utilise des tiges et des troncs en des compositions originales en intégrant une architecture végétale pour leur donner une véritable construction géométrique[5]. Il offre une interprétation personnelle de la Camargue, tout en possédant une technique éprouvée de la couleur qui en fait un maître de la lumière et de la vibration des ondes lumineuses. Jacques Hauer va au-delà de la réalité photographique pour créer sa propre image de vignes, jardin, et marais ce qui rapproche ces toiles de l’abstrait[5]. Il suggère au lieu de décrire, et traduit en projections personnelles les formes et les couleurs de paysages déjà traités. L’originalité de ses œuvres se retrouve dans le souci de peindre en gros plan une masse décorative limitée dans la nature par le cadre du châssis posé sur le chevalet.

Jacques Hauer
Jacques Hauer dans son atelier, tenant son œuvre "Hirondelles et Roseaux", 1961

« Blés et Marais »[modifier | modifier le wikicode]

À la mort de Cocteau le 11 octobre 1963, Jacques Hauer s’isole avec sa peinture et poursuit dans sa propre voie, loin de toute influence[6], qu’il montre lors de sa dernière exposition en 1973[7]. On trouve alors dans ses peintures des touches suffisantes de lumière et de couleur pour suggérer le marais, les blés, une tendance affirmée de la peinture abstraite[8].

Expositions[modifier | modifier le wikicode]

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  • 1930 - IIIe salon Rhodanien 3 toiles : le Cabanon du soldat, la Croix du XVe siècle de Montmajour, le Portail de Saint-Trophime (acheté par le musée de Tournon)
  • 1938 – IXe salon d’Automne, exposition de groupe de l’Association artistique cheminote nîmoise, Nîmes 4 toiles : deux Vieille Rue de Saint-Rémy, Brouillard, Pigeonnier dans les Alpilles
  • 1945- Parc des expositions Porte de Versailles (3 toiles)
  • 1948 – Union des artistes de Provence, exposition de groupe avec Auguste Chabaud, Antoine Serra, François de Hérain (en), Pierre Ambrogiani, Richebé, etc. une toile, Marseille
  • 1948, du 19 septembre au 31 octobre – Hôtel de Manville, Les Baux, deuxième union des artistes de Provence, exposition de groupe avec Chabaud, René Seyssaud, Ambrogiani, etc. 4 toiles : Cafés en Arles, Les wagons en Arles, Vignes sulfatées, Camargue
  • 1950 – Musée Réattu, Arles
  • 1950, du 7 au 26 octobre – Galerie des Jacobins, Lyon
  • 1954 – Hôtel de ville, Arles
  • 1954 – Galerie Bellechasse, Paris
  • 1955 – Galerie Bassano, Paris
  • 1958, du 14 au 20 juillet – galerie d’art du Royal Hall, Harrogate (en), trois toiles (Ceps de vignes, Jardins à St-Rémy, Marais en Camargue)
  • 1958 – Galerie A.-G., rue de l’université, Paris.
  • 1958 – Oxford
  • 1958, mai – Strasbourg
  • 1959, février – galerie Lespérut[2], rue Paradis, une trentaine de toiles, Marseille
  • 1959, du 24 mars au 30 avril – Musée Réattu, « l’olivier et l’art », 4 toiles, Arles
  • 1960, du 30 juin à septembre – Musée Réattu[4], Arles ; préfacée par Jean Cocteau et Jean-Marie Magnan (poème un peintre et sa porte)
  • 1962, du 20 mars au 2 avril – Galerie Rauch[9], Monte-Carlo[10]. « Marais et Hirondelles » Préfacée par Jean Cocteau
  • 1965 – Monte Catini, académie d’art, Italie
  • 1973, du 2 au 18 juin – à « la Rose des Vents[8] », 12 toiles avec quelques-unes de Marguerite Gouaux[11], Arles Le Marais brulé ; La Cascade, abstraction ; Blés jaunes, composition ; Nature morte, abstraction ; Vers l’infini ; La Vague ; Le Château, abstraction ; Composition en rouge ; Blés verts, composition ; L’Atelier, abstraction ; Géométrie colorée ; Reflets (vitrine)
  • 1978 – Art-Inter , salon international d’été 1978, Palais des papes d'Avignon Toile : « Les Blés » Diplôme hors-concours décerné le 28 septembre 1978 par Grimaldi, catégorie impressionniste
  • 1980 – Art-Inter, invité d’honneur après son décès, 2 toiles, Arles
  • 1987 – La Rose des Vents, rétrospective, Arles
  • 1989 – Palais des Congrès à Versailles, la Nuit des Arts, Gala AEINT (association des élèves ingénieurs de l‘Institut National des Télécommunications)
  • 1989 – Galerie du Guesne, exposition Cocteau-Hauer-Lascols, 2 toiles de roseaux, Castillon-du-Gard

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • Jean Cocteau, Jean-Marie Magnan, Jacques Hauer, catalogue d'exposition : Arles, Musée Réattu, juin-septembre 1960, Musées d'Arles, 1960
  • Jean-Marie Magnan, « Jacques Hauer, le vannier de la lumière », A.V.A. Bulletin des amis du vieil Arles pour la protection de son patrimoine historique et esthétique, no 145,‎ , p. 25-28}
  • Correspondance avec Jean Cocteau et Jean-Marie Magnan, lettres manuscrites allant du 28 mai 1960 à 1962
  • Camille Rouvier, « Un peintre arlésien à la Galerie Lespérut : JACQUES HAUER », Le Provençal, 1959, 18 février
  • A, M.-A., « Toute la peinture s’apprend en… Provence (comme Hauer) », Le Méridional, 1959, dimanche 22 février
  • J. Laborde, « Avant le vernissage de son importante exposition au Musée Réattu, Cherchons à découvrir Jacques Hauer », Le Provençal, juin 1960 (entretien avec Jacques Hauer et Jean-Marie Magnan)
  • « Le peintre Jacques Hauer, à la Galerie Rauch », Le Patriote, 1962, samedi 17 mars
  • « Le peintre Jacques Hauer va exposer à Monte-Carlo », Nice-Matin, 1962, dimanche 18 mars
  • Paul Della, « Marais et Hirondelles, Thème de la poétique exposition de Jacques Hauer », Nice-Matin, 1962, mercredi 28 mars
  • Jacques Laborde, « Redécouverte de Jacques Hauer le temps d’une brillante soirée », Le Provençal, 1965, 19 septembre
  • R. Rousset, « Une exposition Jacques Hauer à la Galerie "la Rose des Vents" », La Liberté, 1973, samedi 26 mai, p. 5
  • Japavaire Antonin, « Un retour attendu : celui de Jacques Hauer », La Marseillaise, 1973, lundi 28 mai
  • « Les expositions à "la Rose des Vents", Jacques Hauer présente ses œuvres récentes qui côtoient celles de Marguerite Gouaux », Le Provençal, 1973, vendredi 8 juin
  • Jacques Laborde, « Redécouverte de Jacques Hauer », Semaine-Provence, 1987, semaine du 6 au 13 novembre

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 Jacques Laborde, « Redécouverte de Jacques Hauer », Semaine-Provence,‎ 1987, semaine du 6 au 13 novembre
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Camille Rouvier, « Un peintre arlésien à la Galerie Lespérut : JACQUES HAUER », Le Provençal,‎
  3. 3,0 et 3,1 « Jacques Hauer, le vannier de la lumière », Bulletin des amis du vieil Arles pour la protection de son patrimoine historique et esthétique,‎ (lire en ligne)
  4. 4,0 et 4,1 J. Laborde, « Avant le vernissage de son importante exposition au Musée Réattu, Cherchons à découvrir Jacques Hauer », Le Provençal,‎
  5. 5,0 et 5,1 Paul Della, « Marais et Hirondelles, Thème de la poétique exposition de Jacques Hauer », Nice-Matin,‎ 1962, mercredi 28 mars
  6. Jean-Marie Magnan, « Jacques Hauer, le vannier de la lumière », A.V.A. Bulletin des amis du vieil Arles pour la protection de son patrimoine historique et esthétique, no 145,‎ , p. 28.
  7. R. Rousset, « Une exposition Jacques Hauer à la Galerie « la Rose des Vents », La Liberté,‎ 1973, samedi 26 mai, p. 5
  8. 8,0 et 8,1 Japavaire Antonin, « Un retour attendu : celui de Jacques Hauer », La Marseillaise,‎ 1973, lundi 28 mai
  9. « Le peintre Jacques Hauer, à la Galerie Rauch », Le Patriote,‎ 1962, samedi 17 mars
  10. « Le peintre Jacques Hauer va exposer à Monte-Carlo », Nice-Matin,‎ 1962, dimanche 18 mars
  11. « Les expositions à la Rose des Vents, Jacques Hauer présente ses œuvres récentes qui côtoient celles de Marguerite Gouaux », Le Provençal,‎ 1973, vendredi 8 juin

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