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Hubert-Antoine Wallot

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Hubert-Antoine Wallot (né en 1945) est un médecin, psychiatre, Ph.D. en gestion et professeur à la Télé-Université de l'Université du Québec à Montréal.

Biographie[modifier]

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Né à Salaberry-de-Valleyfield en 1945, il est le septième d’une famille de onze enfants. Son père, Albert Wallot, né en Belgique arrive au Canada avec ses parents à l'âge de trois ans. Il marie une québécoise de Lac-Mégantic, une musicienne dont Hubert hérite de la ferveur musicale. Hubert Wallot possède ainsi les nationalités belge et canadienne. Il a deux frères universitaires, l’historien Jean-Pierre Wallot et le pédagogue d’art, Jacques-Albert Wallot. Orphelin de père à 9 ans, Hubert Wallot doitt travailler pour défrayer partiellement ses études. Pour ses études universitaires, il bénéficie de diverses bourses : bourses d’excellence du Ministère de l’éducation du Québec, Gouvernement français, Hoffman-Laroche, Fondation Robert-Wood Johnson, Xérox, Conseil de la recherche en santé du Québec, Santé et Bien-être national.

Il complète un baccalauréat ès-arts au séminaire de Valleyfield en 1963. Ce qui l’intéresse, c'est l'écriture et la philosophie des sciences. Il fait alors une maîtrise en philosophie à l’Université de Montréal. Cette période en est une d’errance intellectuelle et politique. Il milite activement au RIN, mais fréquente Parti pris, le Parti socialiste du Québec, l’UGEQ et l’AGEUM pour laquelle il écrit un mémoire à propos de l’unilinguisme. Les mouvements étudiants à cette époque sont très actifs. Éligible à diverses bourses en raison de ses résultats scolaires, il s'inscrit au doctorat en lettres à Paris-Nanterre, avec Paul Ricoeur comme directeur de thèse. Afin de mieux connaître les français parisiens, il s'inscrit également à un certificat de psychologie sociale de la Sorbonne, pour profiter des contacts des travaux pratiques prévus. Le philosophe Merleau-Ponty, sujet de son projet de thèse Évidemment, il travaille aussi sur son sujet de thèse : la relation à autrui chez Merleau-Ponty, donne beaucoup d’exemples de la neuro-psychiatrie pour éclairer le fonctionnement de l’esprit humain. Ceci amène Hubert Wallot à envisager la psychiatrie. En 1968, il est donc admis à la faculté de médecine de L'université de Sherbrooke, qu'il a choisie pour ses orientations sociales et pour ses innovations pédagogiques. Il escompte terminer plus tard sa thèse. Il utilise néanmoins du matériel connexe à sa thèse pour une thèse de maîtrise en lettres à McGill traitant de L’accès au monde littéraire chez Merleau-Ponty.

Il représente les étudiants au conseil de la Faculté de médecine (1968-1970) et devient président de l’association des étudiants de cette faculté. Dès 1970. il écrit beaucoup dans le journal étudiant de l’Université. De 1970 à 1972, il est président de l’association étudiante universitaire. En 1972 un conflit au département de services social, à l’occasion duquel les étudiants, au lieu de faire une grève, créèrent un ‘’département parallèle de service social’’ utilisant des intervenants renommés du milieu dans les locaux de l’Association étudiante. Il fait une proposition d’article à Claude Ryan du Devoir. Un journaliste, Gérald Leblanc, vient sur place et confirme les dires d’Hubert Wallot. Alors, les pages d’articles de fond du Devoir deviennent désormais ouvertes à Hubert Wallot qui les alimente abondamment jusqu'au début des années 90'. Avec des collègues du ‘’département parallèle’’, il forme une coopérative d’habitation, le Communord (qui existe encore) . L’Association étudiante gère à cette époque, à travers une compagnie apparentée, SADA, la cafétéria étudiante, une salle à banquet, un casse-croute, un cinéma, un service de photocopie, les distributrices du campus, etc. Ce contexte suscite en lui des questions d’administration. Par exemple, pourquoi le profit de 7 cents sur un coca-cola de la distributrice coûtant 10 cents pris par les étudiants du soir sert à financier partiellement les repas des étudiants de jour à la cafétéria étudiante. Il participe à divers comités universitaires : commission de la vie étudiante, comité d’orientation du centre sportif, conseil d’administration. En 1974, inspiré par la lucidité de David Lewis sur les causes de la première vague inflationniste, il se présente à l’élection fédérale sous la bannière du NPD afin de présenter à la population une vision juste d’une inflation non conjoncturelle comme le croyait les autres partis, mais importée du fait que le Canada transformait peu, à l’époque, ses matières premières.

Par la suite, boursier de la prestigieuse fondation Robert Wood Johnson, il s’inscrit à l’été 1974 au diplôme de psychiatrie de l’Université Mc Gill tout en suivant, à temps partiel, les cours de la première année du MBA. En 1975, il devient président de la Fédération des médecins internes et résidents du Québec. Il est certifié psychiatre et spécialiste en santé publique par le Collège des médecins du Québec et par le Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada entre 1977 et 1979. En 1977, il s’inscrivit, sans autre but que de compléter le MBA, au doctorat en gestion de l’Université Laval, cette inscription lui permettant d’avoir une souplesse quant au nombre de cours à suivre puisqu’à l’automne, il était en pleine préparation des examens de la spécialité psychiatrique. Au doctorat, il devait obligatoirement faire un nombre minimal de cours dans une université autre. Afin d’être éligible à une bourse de Santé Bien-Être Canada, il s’inscrit à temps plein à la maîtrise en santé publique de l’École de santé publique de Harvard qu’il complète en un an en y ajoutant les crédits additionnels requis pour son doctorat. Par la même occasion, il s’inscrit à un cours de développement de l’organisation au Massachusetts Institute of Technology. De retour à Québec à l’été 1979 pour compléter son doctorat, il adopte en 1980 deux jeunes vietnamiens provenant des boat people. Et en 1984, il adopte un enfant d’origine haïtienne. Ces enfants devenus adultes lui donneront, dans le XXIe siècle, cinq beaux petits enfants.

Hubert Wallot soutient en 1986 sa thèse de doctorat de gestion intitulée Intégration et bureaucratie professionnelle, le cas des psychiatres à l’hôpital général et à l’hôpital psychiatrique. Par la suite, Hubert Wallot enseigne la gestion à l’UQAC (Université du Québec à Chicoutimi), principalement des cours de Management et de Comportement de l’organisation et de Gestion de projet. Il devient le premier directeur et rédacteur en chef (1984-1991) de la Revue internationale de gestion des Petites et Moyennes Organisations. Il est responsable local (1985-1989) et réseau (1986-1988) du programme réseau Maîtrise en gestion de projet qui, sous sa direction, subit une révision majeure et devient le premier programme à être accrédité par l’organisme américain Project Management Institute. Travaillant aussi à temps partiel à la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Saguenay Lac St-Jean, il conçoit le plan d’implantation du Programme québécois de dépistage du cancer du sein. Il est nommé membre professeur à l’assemblée des gouverneurs de 1986 à 1989, et de 2001 à 2008.

En 1990, il s’établit à Québec pour venir travailler à la Télé-université, celle-ci poussant plus loin les approches pour faciliter l’accessibilité aux études universitaires. Il devient responsable des cours en entrepreneuriat et du programme court sur ce sujet. De 1999 à 2000, il y fut directeur de l’UER TEG (Travail Économie Gestion). En 2002, tout en gardant la responsabilité des cours d’entrepreneuriat, il quitte l’UER TEG pour l’UER SHLC (Sciences Humaines, Lettres et Communication) où il développe et prend charge de cours dans le programme du Diplôme d’Études Supérieures en Santé mentale. En parallèle, il s’associe, comme psychiatre, à deux centres de traitement dans la communauté rattachés à l’hôpital Robert Giffard devenu, en 2009, l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Il est aussi professeur de clinique du département de psychiatrie de la faculté de médecine de l’Université Laval.

Durant sa carrière, Hubert Wallot a siégé sur divers conseils d’administration : Université de Sherbroole (1971-1973) ; Association des médecins de langue française (1990-1991), Association médicale du Québec (1985-1990), Centre d’informatique de la santé de l’Estrie (1971), UQAC (1983-1986), Télé-université du Québec (1997-2003), Institut universitaire en santé mentale de Québec (2006-2009) Commission des études (Télé-université du Québec, 1992-1993) ; Centre de jour Feu Vert (2002-2003) ; Centre Social de la Croix-Blanche (1984-1989). Il a siégé aussi sur de multiples conseils et comités, notamment Conseil de l’éducation médicale continue du Québec (1979-1988), Conseil de la Faculté des Sciences de l’administration de l’Université Laval (1980), Conseil général de l’Association médicale du Canada (1979-1986), Comité de planification à long terme de l’École de santé publique de l’Université Harvard (1978-9), Commission des études de l’Université Laval (1977-1978) ; conseil général et conseil d'administration de l'Association des médecins de langue française du Canada, Conseil de l’éducation médicale de l’Association médicale canadienne (1990-1991).

Hubert Wallot est l’auteur d’un très grand nombre de communications dans des congrès scientifiques avec comités d’arbitrage et d’articles dans des revues avec comité d’arbitrage tant dans le domaine de la santé que de la gestion. Il est auteur de plusieurs chapitres de livre dans ces domaines.

Il a aussi participé à diverses émissions télévisées, notamment F=MA, À l’ombre du génie, La maison des grands fous, et coréalisateur de 18 émissions sur ‘’Les artisans d’une psychiatrie nouvelle’’.Il est occasionnellement interrogé à la radio ou à la télévision nationale sur des sujets reliés à la santé mentale.

Il a reçu divers prix : Médaille du Gouvernement français (1967) ; mention d’honneur (Congrès mondial du conseil international de la petite entreprise, 1985) ; Prix d’excellence Charrette, Fortier, Hawey, Touch & Ross (1986) ; Prix de la réalisation de l’année de l’Association des médecins psychiatres du Québec (1998) ; Prix du superviseur de l'année attribué par votre secret des médecins résidents en psychiatrie de l’Université Laval(2007). Il a reçu la Médaille de l’Assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec en 2008 et il a été intronisé au Cercle d’excellence de cette même institution en 2009. L'American Psychiatric Association lui décerne successivement les titres suivants: Fellow (2000), Distinguished Fellow (2002) et Ditinguished Life Fellow (2010). L'Association des médecins de langue française du Canada lui décerne en 2010 le Prix médecin de cœur et d'action pour le domaine de la santé mentale.

À partir de 1983, Hubert Wallot commence des cours de peinture et entre 1986 et 2004, il fait au moins une exposition solo par année en plus de participer à des expositions collectives. Il gagna le 2e prix du concours d’art de la Ville de Charlesbourg en 1998 et en 2001, et le 2e prix du concours d’œuvre d’arts du 154e congrès de l’American Psychiatric Association (New Orleans, 2001). En 2007, il est cofondateur et devient président du conseil d’administration de l’organisme Les Pinceaux Or, qui se mérite en 2009 le Prix d’humanisme Jacques Voyer de l’Association des médecins psychiatres du Québec.

Il a fait de très nombreuses conférences et de très nombreuses communications avec jury d'arbitrages. Il a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques avec comités d'arbitrage, et a contribué à des chapitres de divers livres. Il a lui-même publié en solo divers livres : L’accès au monde littéraire chez Merleau Ponty (éd. Naaman, 1977), D’un sexe à l’autre » (éd. Naaman1979), Comptabilité administrative, (avec Benoît Boyer, éd Téluq 1994), Psychopathologie (Téluq, 2002, 2004) ; Études de cas (Psychopathologie), Téluq (2002) ; Étude de cas, Le Président Schreber, Téluq, 2002) ; Entre la compassion et l’oubli, la danse autour du fou (sous-titre : survol de l’histoire organisationnelle de la prise en charge de la folie au Québec, tome I (éd. MNH 1998) ; Peut-on guérir d'un passé asilaire ? Survol de l’histoire de l'Hôpital Rivière-des-prairies. (éd. MNH, 2006). Il a publié aussi des recueils de poésie : Épitaphe (éd. Naaman, 1972) Intermèdes, (éd. Naaman, 1981) ; Errance (éd.Les Éditions des Épinettes rouges, 1991).

Voir aussi[modifier]

Lien externe[modifier]

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