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Charles Marie Camille Boyer de Bouillane

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Charles Marie Camille Boyer de Bouillane
Charles Marie Camille Boyer de Bouillane
Charles Marie Camille Boyer de Bouillane

Naissance
à Valence (Drôme, France)
Décès (à 55 ans)
en Mer du Nord
Origine Drapeau de la France France
Arme Marine
Grade Capitaine de frégate de réserve
Années de service 1 octobre 1902-4 juin 1940
Commandement Marine Dunkerque
Conflits
  • La Guerre mondiale 1914-1918
  • Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Opération Dynamo
Distinctions
  • Chevalier Légion d'Honneur (3 avril 1918)
  • Croix de guerre 1939-1945
Autres fonctions
  • Second sur le torpilleur "Chasseur" (janvier 1914)
  • Lieutenant de vaisseau (29 septembre 1916)
  • Commandement de la marine à Nantes (1 septembre 1917)
  • Commandement de la marine à Cherbourg (mars 1920)
  • Ingénieur à la Société française radio-électrique (octobre 1920)
Famille Famille de Bouillanne

Emblème

Charles Marie Camille Boyer de Bouillane est un militaire de carrière tué à l'ennemi, né le 3 février 1885 à Valence (Drôme, France) et mort le 4 juin 1940 en Mer du Nord.

Biographie[modifier]

Charles Marie Camille Boyer de Bouillane[1] est né le 3 février 1885 à Valence (Drôme, France). Il est le fils du célèbre magistrat et avocat à la Cour de Paris, Pierre Paul Henri Dominique Boyer (1848-1908), et de Jeanne Françoise Thérèse Nicolet (1859-1934). Il est l'arrière-petit-fils par adoption de Antoine Henri Étienne de Bouillane de Lacoste (1790-1873)[2], issu de la plus ancienne noblesse du Dauphiné (France)[3].

Il entre dans la marine[4] après ses études à l'École navale en 1902[5]. Enseigne de vaisseau[6] sur le torpilleur « Le Chasseur » en 1914, sa carrière se poursuit à Toulon, Brest, Nantes et dans les services de transmission. Le 29 septembre 1916, il est promu lieutenant de vaisseau, et aide de camp de l’amiral Debon de 1917 à 1919. Le 1er septembre 1917, il prendra le commandement de la marine à Nantes, puis à Cherbourg en mars 1920. Il se distingua à la campagne de Syrie. Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 3 avril 1918.

Après la guerre, il donne avec regret sa démission pour aller travailler dans le privé et se rapprocher de sa femme, Paule Marie Louise Albane Moreau de Bonrepos[7], et de ses onze enfants. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, il demande aussitôt à reprendre du service et se retrouve à Dunkerque, affecté à la Direction des Transmissions Radio-Télégraphiques. Il est nommé capitaine de frégate de réserve le 31 mai 1940.

Durant la bataille de Dunkerque (nom de code Opération Dynamo) en 1940, le capitaine de frégate, jusqu’au dernier moment, s’efforce avec courage et ténacité de rétablir les liaisons de commandement sans se soucier des bombardements continus. Tout espoir étant perdu de tenir Dunkerque, il embarque avec ses hommes sur le dragueur auxiliaire Émile Deschamps[8] pour tenter de rejoindre l’Angleterre. Son bateau est mitraillé et coulé[9].

Blessé, il est rattrapé par une autre vedette qui sombre sous le feu ennemi, le 4 juin 1940, à l’approche des côtes anglaises en Mer du Nord, au large de North Foreland par 51°24'18" N. et 01°29'18" E.

Le corps de Charles Marie Camille Boyer de Bouillane fut retrouvé et rapatrié en France. Il repose à Marcois-lès-Eaux en Ardèche, où il possédait une maison de famille provenant de son épouse[10]. De nombreux hommages lui furent rendus notamment par le Vice-amiral Jean-Marie Charles Abrial et l’amiral Charles Platon. Il reçut la Croix de guerre 1939-1945.


Le dragueur Emile Deschamps (1922-1940). Débarcadère, quai de Juillet à Caen. Au fond de l'image le pont de chemin de fer.

Mentions et récompenses[modifier]

Journal officiel de la République française

Récompenses[modifier]

  • Chevalier de la Légion d'Honneur (3 avril 1918)
  • Croix de guerre 1939-1945 (posthume)

Mentions[modifier]

  • Monument aux Morts (La Rochette)[11].
  • Plaques commémoratives de la mairie (Paris 7e)[12].
  • Monument aux Morts (Meylan)[13].
  • Plaque commémorative de la crypte Notre-Dame des Armées (Domrémy-la-Pucelle)[14].

Ascendance familiale[modifier]

Blason de la famille de Bouillanne

Charles Marie Camille Boyer de Bouillanne est le descendant par adoption de la famille de Bouillanne, une très ancienne noblesse originaire du Dauphiné, en France[15]. Il est le petit-cousin au deuxième degré par adoption de l'explorateur Émile Antoine Henry de Bouillane de Lacoste (1867–1937), le grand-cousin au troisième degré par adoption de l'Ambassadeur de France, Jean-Noël de Bouillane de Lacoste (1934-), et l'arrière-arrière-grand-cousin au treizième degré par adoption du poète et éditeur canadien Guy Boulianne (1962-).

Une légende, bien connue des anciens du Vercors, relate l'aventure du Dauphin de France Louis II, futur roi de France Louis XI, grand chasseur d'ours et qui aurait été attaqué par son propre gibier dans une forêt, non loin de Villard. Ce célèbre prince n'a du son salut qu'à l'intervention de deux bûcherons, Richaud et Bouillane. Afin de se remettre de leurs émotions, ils partagent pain et fromage. En remerciement le dauphin promit d'anoblir les deux bûcherons et une récompense de 10 000 écus chacun. Le récit fut repris et amplifié de telle façon que celui-ci fit le tour du Dauphiné et, bien sûr, transposé dans d'autres lieux. Mais le fait semble bien être survenu entre Villard-de-Lans, Die et Saint-Jean-en-Royans.

Albert Du Boys écrivait en 1835 :

« L’animal, blessé dans le flanc, cherchait à grimper le long d’une cheminée de rochers et il n’était plus qu’à une faible distance de son agresseur, en face d’un gouffre béant, quand les deux charbonniers arrivèrent, armés de leurs grandes haches. Bouillanne frappa l’ours par derrière et lui coupa la jambe; puis il n’eut, ainsi que Richaud, que le temps de se mettre de côté, et l’animal féroce, ne pouvant plus se soutenir, descendit en roulant le long du rocher. Mais, arrivé en bas, il se débattait encore, en mugissant, quand Richaud s’approcha courageusement et lui asséna sur la tête un coup si violent qu’il l’étendit mort à ses pieds[16]. »

Le Dauphin, plein de reconnaissance, offrit de l’or à ses libérateurs; mais ils refusèrent avec fierté, en déclarant que le dévouement ne se payait pas. Le prince, ému, les embrassa, les fit chevaliers et leur donna pour armes « d’azur à une patte d’ours d’or, mise en bande »[17].


Descendants de Antoine Henri de Bouillane de Lacoste (1755-1850).


Notes et références[modifier]

Ex-libris de la famille Boyer de Bouillane. Coll. privée : Guy Boulianne. (lire en ligne).
  1. « Mémorial des officiers de marine », sur memorial-aen.fr (consulté le 8 août 2016)
  2. « Antoine Henri Etienne de Bouillane de Lacoste - Les ancêtres de Guy Boulianne - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 5 août 2016)
  3. La Mosaïque du midi, publication mensuelle. quatrième année, p. 373. éditeur J.-B. Paya, Toulouse 1840. (lire en ligne)
  4. « Ecole Navale / Espace tradition / Officiers célèbres », sur ecole.nav.traditions.free.fr (consulté le 8 août 2016)
  5. Journal du Loiret, No. 152, 85e année, page 3. Samedi 28 juin 1902.
  6. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 8 août 2016)
  7. Marc GAUER : Histoire & Généalogie de la famille Moreau de Chaponod & Bonrepos et de ses alliances. Collection : Cahiers ardéchois.
  8. WikiGenWeb : Émile Deschamps. Dernière modification de cette page le 20 août 2015, à 02:06.
  9. Emile Deschamps : Les épaves au large de Dunkerque (France - Nord ), sur dkepaves.free.fr (consulté le 8 août 2016).
  10. « ALAMER - Charles BOYER DE BOUILLANE », sur www.alamer.fr (consulté le 8 août 2016)
  11. Monument aux Morts (Relevé no 30600). La Rochette (Savoie). Relevé initial effectué par Nadia BOLORE. Mémorial Gen Web.
  12. Plaques commémoratives de la mairie (Relevé no 19832). Paris. Relevé initial effectué par Sylvain MÉTIVIER. Mémorial Gen Web.
  13. Monument aux Morts (Relevé n° 18727). Relevé initial effectué par Pascal BEYLS. Mémorial Gen Web.
  14. Plaque commémorative de la crypte Notre-Dame des Armées (Relevé no 68434). Relevé initial effectué par Françoise Huguet. Mémorial Gen Web.
  15. Gustave de Auteur du texte Rivoire de La Bâtie, L'armorial de Dauphiné : contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles & notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant jusqu'à nos jours les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, / par G. de Rivoire de La Bâtie,..., (lire en ligne)
  16. Rodolphe de Francon ou Une conversion au XVIe siècle (lire en ligne)
  17. d'histoire et de géographie de la Drôme Auteur du texte Société d'archéologie, « Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme », sur Gallica, (consulté le 5 août 2016)

Liens externes[modifier]

Articles connexes[modifier]

  • Famille de Bouillanne
  • Armorial du Trièves
  • Villard-de-Lans
  • Saint-marcellin (fromage)

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