Suzanne Marton

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Suzanne Marton, est une femme politique française née le en Hongrie, orpheline de son père à la naissance. Mariée à Alain Guggenheim, fils de Jacques Guggenheim, elle a une fille[1].

Biographie[modifier]

Jeune étudiante en droit, elle se forme au sein de l'Action étudiante gaulliste de Paris en 1964-1965. Elle devient en 1966 la plus jeune membre du comité politique de l'UPR. Elle y trouve le soutien de Jacques Chaban-Delmas, Gabriel Kaspereit et André Fanton. En mars 1968, représentante de l'UJP à l'IEP de Paris, elle contribue à la Fédération des étudiants de Paris au rapprochement des gaullistes conservateurs, des libéraux et des nationalistes dans la lutte contre la révolution. Elle peine à convaincre du danger porté sur les campus par les maoïstes et les trotskistes, ses interlocuteurs, marqués par la guerre d'Algérie, étant encore focalisés sur l'extrême droite[2].

Elle s'oppose à Mai 68 et anime alors un groupe d'étudiants gaullistes[2] dans la Fédération des étudiants de Paris[3]. Au cours du mois, elle rencontre Jacques Foccart qui soutient activement son action et à qui elle propose à l'été 1968 de créer un mouvement qui soit une base d'action « contre la subversion » qui permette aux jeunes de toutes tendances de la droite de trouver les moyens d'agir efficacement sans se noyer dans les querelles de chapelle.

Foccart la met en relation avec plusieurs universitaires et elle met en place la nouvelle structure, baptisée UNI, fin 1968. Elle donne dès le départ une forte impulsion au mouvement et bénéficie notamment d'un soutien très fort du secrétaire général du syndicat autonome des Lettres, le professeur Frédéric Deloffre[4]. Dès la première élection au CNESER de 1971, l'UNI obtient 11 % des voix chez les étudiants et des scores très représentatifs chez les enseignants.

La mort de Georges Pompidou qui soutenait personnellement le développement de l'UNI et appréciait beaucoup Suzanne Marton ouvre une crise et un problème de positionnement de l'UNI par rapport au pouvoir giscardien. C'est l'occasion pour Gérard Daury de la pousser vers la porte, ce qui est acquis en 1976. Elle est néanmoins toujours officiellement secrétaire générale du mouvement en 2017[5].

Elle devient alors chef de la chancellerie de l'université des Antilles et de la Guyane sous l'autorité du recteur François Doumenge et le reste jusqu'en 1981. L'élection de François Mitterrand, la démission de François Doumenge et la tentative d'assassinat de son mari, Alain Guggenheim, alors secrétaire général du patronat de la Guadeloupe, par les indépendantistes guadeloupéens de Luc Reneitte en 1980 ont pour conséquence leur départ pour les États-Unis où ils s'installent définitivement, obtenant la nationalité américaine en 1990[1] tout en gardant des liens d'amitiés avec leurs anciens compagnons de l'UNI.

Elle milite activement au sein du Tea Party dont elle est cofondatrice de la branche texane à Houston[6],[7].

Références[modifier]

  1. 1,0 et 1,1 Cécile Fandos, « Suzanne Guggenheim, la Française du Tea Party », sur frenchmorning.com,
  2. 2,0 et 2,1 Francois Audigier, « Histoire du SAC », p. 167
  3. François Audigier, « Le malaise des jeunes gaullistes en Mai 68 », Vingtième Siècle, revue d'histoire, vol. 70, no 1,‎ , p. 71–88 (ISSN 0294-1759, DOI 10.3406/xxs.2001.1346, lire en ligne, consulté le 23 août 2018)
  4. David Valence, « La loi Edgar Faure: Réformer l'université après 1968 », p. 104
  5. « Qu'est-ce que l'UNI ? Le bureau national »
  6. Yves Calvi, « Suzanne Guggenheim : "Barack Obama musulman ? Je ne sais pas..." », sur rtl.fr,
  7. « Suzanne Guggenheim », sur atlantico.fr

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