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Pierre Ruaud

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Pierre Ruaud
Pierre Ruaud

Naissance 5 mars 1899
Pellegrue
Décès 10 septembre 1980
Bordeaux
Allégeance France
Arme Artillerie
Train
Unité G.T. 503
Grade Lieutenant-colonel de réserve
Années de service 1918-1946
Commandement G.T. 503
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Médaille interalliée
Médaille Grande Guerre
Croix de guerre
Bronze Star
Chevalier de la Légion d’honneur
Chevalier du Mérite militaire

Pierre Ruaud, né le 5 mars 1899 à Pellegrue (Gironde) et mort le 10 septembre 1980 à Bordeaux est un officier de l’armée française.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, il s’illustre comme premier chef de corps du GT503 (futur 503e régiment du train) créé à Casablanca en 1943. Il débarque à Naples le 5 juin 1944 pour appuyer la Ve armée américaine du général Clark avant de rejoindre la 3e division d'infanterie algérienne sur le front de l’Est en septembre 1944.

Promu lieutenant-colonel de réserve en avril 1946, il est chevalier de la Légion d’Honneur.

Biographie[modifier]

Fils d’une famille du Périgord, Pierre Ruaud naît à Pellegrue où son père, maître maçon, est engagé pour restaurer l’église. Élève brillant, il devient instituteur et se retrouve, à seulement 18 ans, en poste à Sousse (Tunisie).

L'artilleur (1918-1924)[modifier]

Engagé volontaire le 30 janvier 1918, Pierre Ruaud est incorporé au 23e puis au 5e régiment d’artillerie basé à Dôle. Repéré en juin 1918, il rejoint le 30e RAC et le centre d’instruction des élèves aspirants de Joigny. Le 1er octobre, il entre comme brigadier au 27e RAC où, la guerre étant finie, il est promu maréchal des logis le 1er mars 1919 puis aspirant le 1er août.

Le 24 juillet 1919, il épouse Marie Laplace à Pessac-sur-Dordogne (Gironde). Sa sœur Germaine, avec qui il correspond souvent, meurt de la tuberculose le 8 décembre, à l’âge de 17 ans.

Bien que la guerre soit terminée, le jeune sous-officier termine ses trois ans de conscription au 49e RAC qui fait partie des unités occupant les Pays Rhénans. Sous-lieutenant de réserve depuis janvier 1921, il est rappelé le 5 mai pour deux mois qu'il effectue au 14e, 99e puis au 152e RAL. À Gensac, où vivent désormais ses parents, son père décède le 9 mai.

Après deux ans «dans ses foyers», il démissionne le 5 octobre 1923 de son grade de sous-lieutenant de réserve et s’engage pour deux ans dont la première année au 34e puis au 21e RAC[1].

Le tringlot (1924-1936)[modifier]

Promotion des sous-lieutenants d'active du Train à Saumur (1er octobre 1935) Capitaine Ruaud au 1er rang, 6e depuis la gauche

Admis à l’école d'application de l'artillerie de Fontainebleau le 1er octobre 1924[2], il rejoint deux ans plus tard le 6e escadron du train comme sous-lieutenant, puis le 120e RT basé à Ste Menehould où il est promu Lieutenant le 1er octobre 1927[3]. En 1930, il retourne à Fontainebleau pour y être formé à la mécanique automobile[4].

À sa sortie, il est affecté à la 16e compagnie régionale du Train[5]. Le 17 avril 1932, il part à l’École d’Application de la Cavalerie et du Train de Saumur où il sera instructeur pendant près de quatre ans[6]. Cavalier émérite, il remporte le Concours de l’Officier de Reconnaissance de 1934.

Il est initié au Grand Orient de France en 1935.

Au Maroc (1936-1943)[modifier]

Défilé à Casablanca, juillet 1938

Promu capitaine, il rejoint Casablanca en août 1936[7] et prend le commandement de la 1re compagnie du 23e RT[8] devenu le 32e escadron du Train du Maroc à la suite d'une réorganisation. Avant et après l’armistice de 1940, cet escadron est mixte c'est-à-dire composé pour partie de compagnies hippomobiles ou muletières. La mécanisation impose de former les hommes à la conduite, l’entretien et la réparation des camions. Dans ce but, un Centre Régional d’Instruction Professionnelle est créé à Casablanca le 1er septembre 1941 dont le commandement est confié au capitaine Ruaud[9].

Le succès de l'opération Torch ne fera que renforcer sa mission, désormais étendue aux centres de formations de Rabat et Port Lyautey[10]. Casablanca, qui est pourtant l’un des derniers lieux d’affrontement entre l’armée française aux ordres de Vichy et les forces alliées, est désormais suffisamment apaisée pour devenir le cadre de la conférence qui va décider de la reconquête de l’Europe, et cela passe par le rééquipement des forces françaises d'Afrique du Nord.

Le chef d'escadron (1943-1946)[modifier]

Le 25 septembre 1943, le capitaine Ruaud est promu chef d’escadron du Groupe de Transport 502 bis[11], qui devient le GT503 le 16 octobre[12]. Commandant le Train de la base militaire de Casablanca (C.O.T. 48), il jouit de toutes les prérogatives de chef de corps. Il est en particulier chargé de la remise en état des «camions anglais»[13].

Au 16 février 1944, le GT 503 est composé de deux compagnies rassemblant 550 hommes et disposant de 10 jeeps, 189 camions (Dodge et GMC), 40 remorques et 2 cuisines roulantes. Le 28 mai 1944, le GT 503 se rend à Oran d’où trois navires le conduisent à Naples. Son état-major débarque du King S. Woolsey le 5 juin, rassemble l’escadron à Cellole puis rejoint Littoria où il est mise à disposition du Lieutenant-Colonel Kreml, commandant les unités de transport de la Ve armée américaine du colonel Mark Clark. Jusqu’au 28 juillet, l’escadron sera engagé dans la campagne d’Italie où les alliés se heurtent aux lignes de défense mises en place par les troupes allemandes qui se replient vers le nord. Au GT 503, constitué de deux compagnies: la 31e du capitaine Morel et la 32e du capitaine Beretti, est adjointe la 102e compagnie du GT 505 commandée par le lieutenant Laroche. Au service des unités d’infanterie et des bataillons de tirailleurs, elles atteindront Monte Romano, San Vincenzo, Sienne, San Gimignano, Poggibonsi, Certaldo et Castellina. Pour cette campagne, l’escadron recevra les félicitations de l’état-major de la V° armée et son chef se verra remettre la Bonze Star Medal.

Le 10 août 1944, le chef d’escadron Ruaud et 21 de ses hommes dont deux officiers répondant au message no 3037 p/I du Général Béthouart qui appelle des volontaires pour encadrer des F.F.I.. Mais un autre projet est en chemin car la 3e DIA, qui s'est déjà illustrée à Toulon en août 44 sous les ordres du général Guillaume, a besoin d'un soutien logistique. Le GT 503 embarque depuis Naples et rejoint St Tropez le 9 septembre 1944 avant de rallier le front.

Dans le sud des Vosges, les chauffeurs du GT503 convoient munitions, vivres et les blessés du 1er régiment de chasseurs parachutistes et du 1er bataillon de choc qui combattent l’ennemi retranché dans les hauteurs du col de Morbieux. Franchissant les cols sous la mitraille et les obus de mortier, ils obtiendront 22 citations entre le 2 et le 21 octobre. La route de l’Alsace étant ouverte, on retrouve le GT503 à Lapoutroie, Masevaux, Seppois et enfin Mulhouse où la 31e compagnie obtiendra 6 citations.

Entre le 15 et le 27 novembre, un autre détachement du GT503 s’illustre au côté du groupement du général Molle à Héricourt et Belfort. Le chef d’escadron Ruaud sera cité à l’ordre de la brigade pour son courage lors d’une offensive subie en Alsace (Lapoutroie), le 13 décembre 1944 et son efficacité lors du transport de la brigade du colonel Fabien engagée en renfort dans la bataille de la forêt de la Hardt.

De janvier à mars 1945, les détachements du GT503 fournissant munitions, carburant et vivres aux premières lignes, notamment à Sélestat et Strasbourg, visée par une contre-offensive allemande. Le 31 mars, un pont est construit par le Génie en territoire allemand, à Germersheim, grâce à l’appui des camions de l’escadron qui stationne alors dans la forêt de Haguenau où il subit plusieurs attaques aériennes jusqu’au 26 avril. Après le 8 mai, le GT503 déjà présent sur le territoire allemand se regroupe à Altenheim puis dans la Forêt Noire entre Villingen et Sankt Georgen.

Le 8 octobre 1945, il est rappelé au Maroc et le 2 janvier 1946, prend le commandement du Train de la Division de Casablanca puis celui du 32e escadron.

Promu Lieutenant-Colonel de Réserve le 8 avril 1946[14], il est renvoyé dans ses foyers et rejoint Gensac (Gironde) avec son épouse et ses trois plus jeunes enfants avant de s’installer dans la propriété viticole du Freyche, achetée quelques années plus tôt par sa mère qui décède le 12 octobre 1950.

Réserviste, il sera instructeur de la Préparation Militaire à Bordeaux de 1956 à 1960.

Fidèle à la loge maçonnique de Sainte-Foy-la-Grande, il est promu au 31e degré du rite écossais (qui en compte 33) en 1976. Cette même année, il perd son épouse Marie qu’il rejoint quatre ans plus tard, le 11 septembre 1980.

Hommages[modifier]

Un bâtiment de la caserne Mangin de La Rochelle, où le 503e régiment du train, héritier du GT503, a pris ses quartiers 1978 à 1998 a été baptisé Pavillon Ruaud, en l’honneur de son premier chef de corps.

Distinctions[modifier]

Décorations militaires[modifier]

Citations[modifier]

  • Citation à l'ordre de la brigade, le 29 mars 1945
  • Citation à l'ordre de la 5e armée américaine, le 6 juillet 1945.

Notes et références[modifier]

  1. État des services établi en 1960
  2. Décret du 25/09/1925 publié au J.O. du 30/09/1925
  3. Décret du 25/09/1927 publié au J.O. du 25/09/1927
  4. J.O. du 30/07/1930
  5. J.O. du 27/06/1931
  6. J.O. du 25/08/1933
  7. Décret du 19/03/1936 publié au J.O. du 25/03/1936
  8. J.O. du 25/12/1936
  9. Note no 687 i/3 du Général Cdt supérieur des T.M. du 22/08/1941.
  10. Note de service no 50 i/3 du Général Cdt Supérieur des T.M. du 12/12/1942.
  11. Note no 6874/J/CM du 2/10/1943
  12. Note no 3112/EM/GG/1 du 27/09/1943
  13. Note no 3142/0 du Colonel Périsse, Cdt supérieur de la Base Militaire Française de Casablanca du 10/04/1944.
  14. Décret du 8 :04/1946 publié au J.O. du 15/04/1946
  15. B.O. des décorations du 17/09/1960, p. 883

Bibliographie[modifier]

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