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Jules Franck Mondoloni

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Jules Franck Mondoloni, né le 2 juillet 1947 à Petreto-Bicchisano, est un artiste français, sculpteur, peintre, illustrateur de livres, photographe et poète qui vit et travaille en Corse. Son œuvre témoigne de sa passion pour la nature et pour l’être humain.

Biographie[modifier]

Né le 2 juillet 1947 à Pitretu, hameau montagnard de la commune de Petreto-Bicchisano (Pitretu-Bichigjia), Jules Franck Mondoloni a toute sa vie vécu en Corse, hormis pendant ses études artistiques à Nice et à Paris.

L’île imprègne profondément l’homme et son œuvre. Du calcaire de Bunifaziu, prélevé sur sa pointe en 1976, il tire un bas-relief : Tête de Maure & Tour Génoise. En 1985, il réalise une série de planches à l'encre de Chine représentant les plantes du maquis corse. Ces dessins sont rassemblés dans un volume édité par le Parc Naturel Régional[1]. Par la suite, il illustre de ses dessins et gouaches un guide du site préhistorique de Filitosa, en Corse du Sud[2].

Plus que de la peinture, l'expression artistique de Jules Franck Mondoloni relève de « la poésie, au sens originel du terme, l’art de créer sous toutes ses formes ». La plupart de ses toiles comportent quelques mots en vers ou en prose[3] et ses carnets de poésie sont abondamment illustrés de photos et de dessins. Un recueil, Œuvres croisées, réalisé en collaboration avec l’artiste varois André Blanc a d’ailleurs fait l’objet d’un petit tirage confidentiel.

L’œuvre de Mondoloni se décline en séries consacrées aux thèmes variés qu'il affectionne (Alice au pays des merveilles, Arthur Rimbaud, Bonifacio, les boxeurs, la Tunisie, le Maroc, les nus).

La période comprise entre 1960 et 1990 rassemble l’essentiel de ses nus. Les nus féminins semblent avoir tous été réalisés dans les années 1970. Cette série contient des œuvres au graphite et des aquarelles. La série des nus masculins contient des croquis au crayon, des dessins au fusain et des acryliques sur toile. Ils représentent les hommes « fragiles comme des fleurs, ou puissants et musclés comme un Michelangelo. Quelquefois son modèle est une version de rêve. Pas de grandeur dans les études de ses dessins, mais des émotions réelles pour des personnages fictifs. Par exemple, Dream of a Falling Angel (1985) et Falling Angel (1985) ont été créés dans une période de détresse et d’émotions dans sa vie privée », lit-on dans un article de First Magazine consacré à l’artiste[4].

Un autre domaine d'expression des corps constitue un thème d'inspiration majeur pour Mondoloni : la boxe. « Le mouvement et le déplacement des boxeurs sur un ring le fascinent. La boxe, explique-t-il, c’est une danse de l'esquive. Rien à voir avec un combat de rue. Une danse dramatique, certes, dont les interprètes mettent en jeu chaque fois leur intégrité physique. Mais cela ne justifie pas toutes les attaques qui sont portées par ceux qui n’y connaissent rien »[5].

Pour le centenaire de la mort d'Arthur Rimbaud en 1991, il réalise en trois mois une centaine de tableaux et deux bustes en bronze : Rimbaud la tête rasée et Rimbaud. Cette période prolifique lui permet de monter, avec l'aide de son frère Daniel, ses premières expositions. Des musées, comme celui de Filitosa, haut-lieu de la préhistoire en Corse, ou le Musée Rimbaud de Charleville-Mézières, commencent à acquérir ses œuvres.

L'exposition Les portes de Marrakech, qui a lieu à la galerie La Marge à Ajaccio en mars 1994, introduit Jules Mondoloni dans le cénacle des artistes corses[6]. Dédiée aux victimes du racisme et des intégrismes, cette exposition « est aussi et surtout une réflexion sur l’intégration et la xénophobie »[7].

La lumière du Maghreb, où il voyage, impressionne l’œil du peintre et renouvelle sa palette de couleurs. « Ses dessins à l'encre de Chine, ainsi que ses tableaux, en ressortiront comme métamorphosés, vibrants de nuances plus claires, telle l'œuvre intitulée Les Etoiles de Nuit (1992) [...] Le trait précis, détaillé, ne laisse rien échapper de la beauté sobre, dépouillée des ambiances sarrasines[3]. »

Jules Franck Mondoloni s'inspire également de la vie et de la culture de New York. À l’occasion du Centenaire du pont de Williamsburg, qui a lieu en 1996 alors qu’il se trouve sur place, il réalise le Bridge-Collage, qu’il dédie à Jean-Michel Basquiat et William S. Burroughs. Présentée l’année suivante aux New Yorkais, cette pièce d’art urbain donne l’occasion de leur faire découvrir d’autres œuvres de l’artiste français. Kaoru Yanase, curatrice de l’exposition, écrit alors que « Jules crée une fusion unique et apporte avec ses tableaux une fraîcheur émouvante. Spontanées et sensuelles, ses statues capturent ce qui motive en lui la passion du sculpteur[8]. »

Autre source d’inspiration pour le peintre, le jazz l’amène à rendre hommage au saxophoniste John Coltrane à travers la toile Expiration (1995). Pour ce tableau, Mondoloni pousse le principe de technique mixte à l’extrême par le grand nombre d’éléments qu’il emploie : acrylique, alkyde, croûtes de peinture raclées sur la palette, huile, peinture pour bâtiment, pochettes de CD, de disque vinyle, plumes de paon, de corneille mantelée, de goéland cendré, de mouette tridactyle…

Eclectique et polymorphe, l’œuvre de Jules Franck Mondoloni est celle d’un homme curieux de tout, qui se dit : « ceci est intéressant, et cela est intéressant, et je vais tout utiliser[9]. »

À partir de 1997, les toiles du peintre français sont exposées en permanence à Chelsea, le quartier français de New York, dans l’atelier-galerie du restaurateur de meubles anciens David Linker[10].

Expositions[modifier]

  • Musée Rimbaud de Charleville, Centenaire de la mort du poète, 1991
  • Espace Diamant, Ajaccio, 1991
  • Péristyle de l'Opéra (Musicale de Bastia), Bastia, 1991
  • Galerie Rimbaud, Vence, 1991 & 1992
  • Centre Culturel Casanova, Sartène, 1992
  • Musée d’Eze Village, février 1992
  • World Championship Boxing Match, Palais des Sports, Marseille, mai 1992
  • Les portes de Marrakech, galerie La Marge, Ajaccio, mars 1994
  • Galerie d'art Galera sub rosis, Porti-Poddu, Porto-Pollo, 1994
  • La Poudrière (Jazz festival), Hôtel de Ville de Calvi, 1995
  • Championnat du monde de boxe, Cirque d'Hiver, Paris c. 1995
  • The Oak & Ivy, The Designer's Show House, Montclaire, New Jersey, 1997
  • Exposition permanente à l’atelier-galerie de David Linker, Chelsea, Manhattan, 1997-2001
  • Présent & Permanent Collection, The David Linker Gallery, Greenpoint, Brooklyn, NY, depuis 2001
  • Independent Art Fair, The Plaza Hôtel Manhattan, New York City, janvier 2002

Œuvres[modifier]

Dans la logique qui lui fait considérer sa peinture comme un être vivant, indépendant de lui-même, Mondoloni a sciemment négligé de signer nombre de ses œuvres. Selon ses propres mots, s’il refusait d’y apposer son nom, c’était « pour que son œuvre soit elle-même sa signature, comme la peinture pariétale des grottes préhistoriques ». De même a-t-il produit des pièces dépourvues de titre ou de date. Ce n’est qu’à l’âge de soixante-dix ans, sur les conseils de son ami et mécène David Linker, qu’il consent à dater, titrer et à estampiller de son monogramme les pièces qui n'étaient pas marquées afin d’en établir l’authenticité.

Collections privées[modifier]

La collection d'art Jules Franck Mondoloni comprend plus de six cents œuvres originales. Acquises en 1997 par David Linker, les pièces les plus marquantes de la collection sont, depuis 2001, exposées dans sa maison privée de Brooklyn, NY.

  • Série de nus féminins, graphite, aquarelle, 1970
  • Tête de Maure et tour génoise, bas-relief, calcaire de Bonifacio, 1976
  • Falling Angel, pastel et aquarelle sur papier, 1985
  • Dream of a falling Angel, pastel et aquarelle sur papier, 1985
  • Passant dans l’oasis (Tunisie), alkyde sur canvas, 1987
  • Rimbaud, buste en bronze, 1991
  • Rimbaud la tête rasée, buste en bronze
  • Joe Louis knocked out by Max Schmeling, acrylique sur papier, 1991
  • Colored sketch of lower Manhattan, encre et acrylique sur document officiel, 1996
  • Brooklyn's Pier (La folie van Gogh), acrylique sur canvas, 1996
  • New York cityscape with Williamsburg Bridge, acrylique sur canvas, 1996
  • Ink sketch on paper of India St. Brooklyn, encre sur papier, NY ca, 1996
  • Face mask of Bob Gereke, owner of Mud Sweat & Tears Pottery at 654 10th Ave. NYC, argile, 1997
  • Eagle, Cheyenne Arapahoe de 15 ans, photo, NYC, 15 juin 1997
  • La Sphynge, photo, mai 1997
  • Chinese Restaurant Delivery Boy, photo, 26 mai 1997
  • Les captifs (fragments de 4 statues effondrées), 1997
  • Nus masculins, 2015

Une toile de Jules Mondoloni appartenant à Guillaume Cherel est citée dans son livre éponyme[11] :

  • Les Enfants rouges, 2001

Collections de musées[modifier]

Au Musée National du Sport de Paris (Parc des Princes)[modifier]

  • Khader (boxeur), alkyde sur toile, 1991
  • Joe Louis (boxeur), peinture acrylique sur papier, 1991

Au Musée Rimbaud de Charleville-Mézières[modifier]

  • Rimbaud à Londres en 1872 (d’après F. Regamey), 1991
  • Verlaine et Rimbaud à Londres en 1872 (d’après F. Regamey), 1991
  • Rimbaud « de mémoire » (d’après Verlaine 1872), 1991
  • La Tronche à Machin (d'après E. Delahaye 1876), 1991
  • Rimbaud mourant (d'après Isabelle Rimbaud), 1991

Au Musée Archéologique de Filitosa[modifier]

  • Statue Menhir (reconstitution) dessin
  • Détail d’un Paladin (menhir) dessin

Au Musée d'Èze[modifier]

  • Portrait de Rimbaud d’après une photo de Carjat (encre de Chine sur canvas)

Au Musée de peinture de Bonifacio[modifier]

  • Le Cimetière marin de Bonifacio

Références[modifier]

  1. Parc Naturel Régional de Corse, Plantes de Corse, (ISBN 978-2-905468-28-4)
  2. Jean-Dominique Cesari et Lucien Acquaviva, Filitosa, Association des amis de Filitosa, Société archéologique du Centre Corse,
  3. 3,0 et 3,1 Marielle Teppa, « L'Art d'illustrer le monde à travers un kaléidoscope », Corse Matin,‎
  4. (fr + en) « Travaux sur papier de Jules Franck Mondoloni », First Magazine n° 6,‎ , p. 62
  5. François Peretti, « Jules Franck Mondoloni, le peintre du “Noble Art” », Boxe, L'officiel de la F.F.B.,‎ mai-juin 1992, p. 27
  6. Pierre Claude Giansily, Histoire de la peinture en Corse aux XIXe et XXe siècle suivi d'un dictionnaire des peintres, Colonna Edition, , p. 48
  7. J-J.G, La Corse, mars 1994
  8. "Jules creates a unique fusion and moving freshness in his paintings. Spontaneous and sensual, his statues capture what for Jules is the romance of the act of sculpture." Yanase, BT magazine, 1997
  9. (en) J.R. Schaap, « Lust for life, two french artists work - and walk - in New York City », French NY News,‎
  10. First Magazine n° 5, 1997
  11. Guillaume Cherel, Les Enfants rouges, Paris, Flammarion, , p. 46

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