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Henrijean

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Henrijean, né le [1], est un artiste-peintre français, diplômé d'un Certificat d'Études Supérieurs d'Arts Plastiques à l'École des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand en 1990[2]. Décédé le 7 janvier 2019.

Techniques[modifier]

Pour les toiles, il utilise principalement l'acrylique sur toile avec seulement trois couleurs : le noir, le blanc et le rouge (qu'il appelle la proto-palette)[3]. Ces toiles s'inscrivent uniquement sous le même format de 90 cm x 90 cm / 5 cm d'épaisseur plaçant ainsi son travail entre l'art minimaliste et l'art conceptuel.

Cependant, le graphisme tient une place prédominante dans son approche et en conséquence a une place de choix dans sa proposition plastique. Le trait revêt un caractère essentiel (cf. Une lecture du trait).

Pour les dessins, il utilise en priorité la mine de plomb, l'encre de chine, les craies et les feutres.

Expositions[modifier]

Cinq expositions clés ont permis à Henrijean de confronter sa création et surtout d’approfondir son approche : Galerie Étienne de Causans, rue de Seine, Paris VIe, Galerie Turlure, Le Havre (Seine-Maritime), Galerie de la Maison, Le Luc, Champagne-Vigny (Charente), Maison des Comtes, Orcet (Puy-de-Dôme) et Galerie Topart, Anvers, Belgique. En effet, chaque exposition est placée pour lui sous une thématique précise dont le titre est le révélateur : « Toi, Moi, l’Ombre », « Buveur d’Ombres », « Shade of Light », « De Profundis » ou encore « Embruns d’Ombres »[4].

En 2008 et 2009, Henrijean poursuit son parcours avec des expositions dans des galeries l'ayant déjà accueilli auparavant, ce qui lui permet d'imposer son image dans le paysage artistique du Havre (Seine-Maritime) avec « Le Vent vient de la Mer » et « Lui, sous la pluie… » ou aux environs de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) avec « Aller-retour »[5].

Par la suite, le peintre a accroché ses œuvres lors d'une double exposition « Corps d'automne » à Grevenmacher, Luxembourg et à la Galerie de l'AMAC de Chamalières pour « Allée 7 ».

Plus récemment, deux expositions à Paris complétées par deux expositions placées sous un titre latin « Aquam Fluminis » et « Tempus Avrilis » soulignent l'avancée du parcours créatif.

Des adjudications, par le biais de commissaires priseur sont venues certifier son travail ces dernières années (par exemple : la toile "Allée 43quater" par Maître Bertrand Fraisse[6], Evian, la toile "Le Temps d'une Éternité" par Maître Aguttes[7], Neuilly-sur-Seine, ou de la toile "Le Port de Mer" par Maître Vorobief[8], Mulhouse).

Deux catalogues « Vues à 24 heures d'ici » et « Sens » ont préparé la sortie d’un ouvrage plus important Le vent vient de la mer, paru en 2008. Ce dernier met en évidence le lien entre les œuvres d’Henrijean et la poésie puisque ce livre est rythmé par un jeu binaire texte/toile (Henrijean étant également l’auteur des textes). Un deuxième ouvrage, Allées, paru en 2011, présente les travaux de l'artiste in situ où des photographies confrontent les œuvres d'Henrijean à leur environnement[9].

Depuis, d'autres parutions voient le jour tous les ans (Odyssée, Agenda, 250 vitrines, Graffitis de téléphone). Elles marquent, aux fils des pages, l'évolution et la recherche permanente du travail de l'artiste.

Autres activités[modifier]

Mosaïque
Mosaïque de 14 m x 3 m réalisée par Henrijean en 2013.

Depuis 2006, l'artiste exprime également sa créativité dans la création et l'aménagement de vitrines de magasins, en centre-ville de Clermont-Ferrand, Vichy et Montluçon. Il réalise également de manière régulière la décoration de différents locaux et coordonne plusieurs projets d'envergure.

En plus de son activité d'artiste-peintre-plasticien, Henrijean anime des conférences et des séminaires d'introduction à l'art contemporain.

Œuvres[modifier]

Une lecture taoïste[modifier]

La « proto-palette » d’Henrijean, ainsi que sa recherche d’une efficacité graphique basée sur les contrastes et la force du trait, évoquent souvent les œuvres de peintres chinois comme Chu Ta ou Shitao. Car si Henrijean, par sa méticulosité, n’est visiblement pas un adepte de l’Unique trait de pinceau, il a pourtant su – consciemment ou non – animer ses œuvres du Souffle du Vide médian cher aux artistes taoïstes.

Comme le rappelle François Cheng dans ses divers ouvrages, le Vide médian est « l’espace vivifiant » qui permet de dépasser le stade primaire de l’opposition stérile du blanc et du noir, du visible et de l’invisible, du vivant et de l’inerte, du yin et du yang, en rendant possible communication et fécondation mutuelle entre ces valeurs antagonistes fondamentales. Et l’unité profonde de l'Univers étant assurée par la circulation du Souffle primordial unissant toutes choses, le Vide médiant est l’espace indispensable dans lequel circule le Souffle… les souffles.

Lorsqu’Henrijean expose, nous contemplons La MerLa ParoleLe CriFont de GaumeUne oreille dans l’herbe… De l’évidence brute dans Mathématiques souterraines à l’émiettement dans Le Voyage, le Vide médian s’impose constamment, balayé par des souffles puissants qui emportent irrésistiblement la matière vivante ou inerte, reliant le noir au blanc ou au rouge, l’eau à l’air, l’animal au minéral, l’homme au végétal, l’artiste magdalénien au créateur d’aujourd'hui… et bien sûr la chair et l’esprit, le mort et le vif…

Au mépris de toute perspective spatiale ou temporelle admise, le Vide dans ces peintures met en résonance des valeurs qui sans lui s’ignoraient, il place le spectateur en face d’une vérité, évidente ou sous-jacente, mais qui s’impose avec force une fois perçue.

Et lorsqu’Henrijean dans ses tableaux « explore le mystère de l’Univers » - suivant ainsi un ancien précepte de la peinture chinoise, il fait de sa peinture une philosophie en action, dans laquelle ce sont encore le Vide et la circulation du Souffle qui donnent substance à un travail primordial sur l’Homme : Adam, Eve, Le vent marin, Ad astra, De Profundis, Le temps d'une seconde… : Ecce Homo !

Une lecture du trait[modifier]

Pour Henrijean, le trait à lui seul représente un ensemble complexe, il rassemble un univers large, il réunit des éléments divers, avec et en dehors du graphisme. Il synthétise une approche sensible de la vie, se dessine comme une trace, une tâche, une marque, un geste, une force ou une faiblesse, une erreur et la vérité, la mort confondue dans la vie. Il se veut presque rien mais sa force est de tout entrevoir. Il ne se donne pas, il n'existe pas, il se cherche à tous les instants. Il est l'histoire humaine, remonte aux peintures rupestres, traverse toutes les civilisations et questionne toujours aujourd'hui.

Par hasard, il a rendu plus sensible l'univers plastique d'Henrijean. Il s'est installée avec les temps, a tout englobé comme un prédateur artistique, est devenu la synthèse minimaliste à trouver. À la fois chronophage, il veut maîtriser le temps pour l'arrêter, à la fois dévoreur d'espace, il a changé tous les supports pour être cette existence à peine visible. Il est partout, il a insidieusement et judicieusement pris sa place, toute sa place.

Allées[modifier]

Un livre dans lequel les toiles font l'exposition-buissonnière. De bord de mer en bord de Seine, des murs nus aux décors design, du raffinement urbain à une nature brute, Henrijean balade et dépayse centaures de l’année ou toiles familières, « Fonds d’Atelier ».

Ce faisant c’est bien sûr nous qu’il balade et dépayse, qu’il intrigue, provoque, amuse… nous qu’il invite à le suivre dans ses « Allées ».

Présent mais discret, à l’image de ses assistants, l’artiste laisse la première place à ses œuvres, qu’il encadre de son nom, de ses bras, du fond noir de la page, mais qui vont bien vite s’échapper, parcourir hardiment les murs de la Cité, et se hasarder en pleine nature.

Ce voyage est fort bien servi par la photographie et l’imprimerie. Mais au-delà de l’esthétique, il tire sa force de ce qu’il fait sortir les toiles des galeries (même si les galeries y ont leur place), et non futilement, mais pour de nouvelles mises en place, mises en scène, mises en perspective, mise en abîme… « Je quitte mes rives, mon continent […] : insulaire ».

Au fil d’une maquette soigneusement pensée et réalisée, œuvres et environnements se cherchent sans cesse, se heurtent ou s’accordent, et nous parlent d’autant plus fort qu’ils nous surprennent souvent. Telle est la vie, « trajet calculé en déséquilibre perpétuel ».

Graffitis de téléphone[modifier]

Petite édition parue en 2016, de 92 pages, conçue comme un carnet de notes. Au fil de l'ouvrage, on découvre 45 dessins, décrivant, un à un, un univers étrange parfois un peu surréaliste. Toujours réalisés en noir, on trouve des animaux, des hommes, des êtres en mutation, en interrogation mais surtout un autre dessin caché dans les traits du premier. Et pourtant, aucun texte pour nous guider, aucune mention particulière, ni titre. Page de droite, blanche, vide mis à part des petits carreaux, comme une feuille d'écolier. Le message devient clair, le lecteur inscrit son texte, c'est à lui de choisir son chemin de lecture.

Galerie[modifier]

Annexes[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Henrijean, Vues à 24 heures d’ici, Imprimerie Drouin, , 49 p.
  • Henrijean, Sens, D Éditions, , 61 p. (ISBN 2-914565-04-6)
  • Valérie Giron, Le Vent vient de la Mer, Imprimerie Drouin, , 150 p.
  • Henrijean, Allées, Imprimerie Drouin, , 240 p.
  • Olivier Perche, 250 vitrines, 2016, 250 p.
  • Henrijean, Graffitis de téléphone, 2016, 92 p.

Notes et références[modifier]

  1. (fr) Le Vent vient de la Mer, Valérie Giron, 2007, page 15
  2. « HENRIJEAN – Peintre – Association Mouvement Art Contemporain », sur www.amac-chamalieres.com (consulté le 4 août 2017)
  3. Clermont1ere, « 40 toiles d'HENRIJEAN exposées (Chamalières) », (consulté le 4 août 2017)
  4. Yannick LAVERNE, « HenriJean », sur www.henrijeanfumel.com (consulté le 4 août 2017)
  5. Yannick LAVERNE, « HenriJean », sur www.henrijeanfumel.com (consulté le 4 août 2017)
  6. Thierry EHRMANN, « Allee 43quater, vente aux enchères de henrijean », sur fr.artprice.com (consulté le 4 août 2017)
  7. Thierry EHRMANN, « Le temps d'une eternite, vente aux enchères de henrijean », sur fr.artprice.com (consulté le 4 août 2017)
  8. Thierry EHRMANN, « Le port de mer, vente aux enchères de henrijean », sur fr.artprice.com (consulté le 4 août 2017)
  9. Yannick LAVERNE, « HenriJean », sur www.henrijeanfumel.com (consulté le 4 août 2017)

Liens externes[modifier]

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