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Transanimalisme

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Le post-animal, le postanimalisme ou encore le transanimalisme sont des concepts qui accompagnent les courants de pensée transhumanistes ou post-humanistes[1]. Cette notion se concentre sur l'idée que les animaux comme les humains seront un jour technologiquement augmentés dans un futur plus ou moins proche[2]. Ce qui est déjà le cas à petite échelle dans les laboratoires de recherche[3] ou dans le milieu du soin animal[4].

La domestication est un phénomène en mouvement qui est grandement liée à la coévolution des humains avec certains animaux. Depuis que l'humain en élève, il a utilisé différentes technologies pour s'assurer de la pérennité de ses troupeaux. Des techniques mécaniques ou sélectives ont permis aux humains de développer chez les animaux des caractères propres à leurs désirs. Ces techniques ont eu de nombreuses conséquences sur les animaux domestiques : changements morphologiques (augmentation de la masse graisseuse avec la castration), génétiques[5] (maladies génétiques) ou comportementaux (notamment la disparition de la peur envers l'homme). Aujourd'hui, les hautes technologies produites et utilisées par l'humanité sur les animaux domestiques vont permettre des changements chez certaines espèces domestiquées. Une animalité qui aura par la technologie transcendé sa condition naturelle et actuelle. Des bêtes si évoluées qu'elles seront juste apparentées aux espèces animales présentes. Ces animaux augmentés artificiellement sont appelés par certains chercheurs des « post-animaux ».

Les post-animaux sont surtout des animaux domestiques qui ont été augmentés par des technologies humaines en vue d'améliorer des caractéristiques spécifiques de certaines espèces. Il s'agit de la création artificielle d’animaux augmentés physiquement et/ou psychologiquement, commercialisés dans un futur plus ou moins proche. Les principales thématiques de recherche sur les post-animaux sont réparties dans quatre domaines : les animaux de batterie, les animaux de compagnie, les animaux de laboratoire et les animaux en voie de disparition. Elles s'intéressent plus particulièrement aux avancées technologiques des post-animaux qui sont : la biologie augmentée, le cyborg, la méta-intelligence, la réalité virtuelle et l'avatar.

Le post-animal et la biologie augmentée[modifier]

Cette catégorie regroupe tous les futurs de la biologie humaine et animale. Il regroupe les super-chimies et pharmacopées qui boosteront le corps et l’esprit. Aussi les greffes d’organes et de tissus remplaceront les parties défaillantes du corps (cellule souche). Ainsi que tous les espoirs dans l’homme génétiquement modifié (l’HGM) pour l'animal de compagnie. L’intervention et la modification de certains mixes de gènes humain-animal permettront de créer des génotypes sur mesure. Produisant des mutants en agissant directement sur notre constitution biologique. S’appuyant sur les avancées en génétique animale, ils recherchent l’amélioration des capacités du corps et le prolongement de la vie animale.

Les post-animaux génétiques modifiés[modifier]

La modification de certains gènes des animaux permet de créer des post-animaux sur mesure, en agissant directement sur la constitution biologique des animaux[6]. Depuis que l'élevage existe, les humains ont toujours voulu augmenter la masse et la taille des animaux. Les biotechnologies génétiques permettent de dépasser les limites corporelles naturelles des animaux. La masse des bêtes peut être doublée voir triplée, ce qui très envisageable pour les chats et les chiens OGM[7].

«En domestiquant les animaux, l'humain a transformé leur morphologie et leurs gènes dans le but d'obtenir des caractères choisis. Avec les OGM les chercheurs ne font qu'aller plus loin dans les changements génétiques ouverts par ce processus de sélection.»[8]

L’intervention sur les génomes n’est pas quelque chose de nouveau sur l’animal. En domestiquant les animaux, l’humain a transformé leur morphologie et leurs gènes dans le but d'obtenir des caractères choisis. Pour le cheval, les experts parlent d’un changement génétique de 125 gènes modifiés dans la domestication. Pour certains rongeurs comme le lapin, ce sont les gènes liés au comportement de la fuite qui auraient été les plus transformés par les sélections humaines. D'ailleurs, l’absence de peur de l’être humain est une des caractéristiques des animaux domestiques. En croisant différents individus de plusieurs races de chien pendant de nombreuses générations par exemple il en résulte un cocktail génétique étonnant.

Plus proche de la pensée post-humaniste, la naissance d’animaux génétiquement modifiés apparaît dans les années 80 avec la souris (Jaclin, 2013). Son patrimoine génétique sera modifié en laboratoire aux États-Unis. Et on ne compte plus maintenant le nombre de race de poissons et autres espèces qui ont doublé de volume : des moustiques génétiquement modifiés créés pour endiguer les maladies tropicales, des moutons phosphorescents en Uruguay avec la manipulation par transgenèse (technique génétique servant à introduire un gène étranger dans le génome d'un autre organisme). Cela mène aux hybrides humain-cochon pour produire des organes sur mesure pour des malades humains (et les cochons alors ?).

Les premiers chiens génétiquement modifiés ont fait leurs apparitions en 2015 en Chine. Il s’agit, de chiens Beagle donc la masse musculaire a été doublée en supprimant un gène appelé myostatine. Cette protéine empêche le développement musculaire des animaux. Des chiots fluorescents ont aussi été produits en Corée du sud en 2005. Le but est de permettre aux chercheurs de soigner certaines maladies dégénératives comme celles d'Alzheimer et de Parkinson. Ce n’est que le début de ce type de canins modifiés génétiquement car les chiens ont en commun plus de 268 maladies.

Les chimères génétiques[modifier]

Ces animaux sont nommés chimères en référence au célèbre monstre de la mythologie grecque en raison du mélange d'animaux qui les composent. Les chimères génétiques sont issues de manipulations des biotechnologies. Ces manipulations fonctionnent sur le principe de remplacement de génomes d'un animal par celui d'une autre espèce. En général, les scientifiques remplacent une partie d'un embryon d'un animal par une partie d'embryon d'un autre animal au même stade de développement, procédé mis au point par Nicole Le Douarin. C'est sur cette base que la majorité des manipulations génétiques sont faites. Et cela aussi bien au niveau des molécules, des gènes, que des cellules souches.

Il s'agit donc d'un mélange génétique artificiel (mais pas toujours) entre deux espèces animales différentes. C'est sur la base de l'hybridation que sont apparues les chimères que nous connaissons aujourd'hui : tigron, mule, zébrâne, mouchèvre, etc. En effet, l'humain a toujours tenté de croiser certains animaux dans le but de récupérer les propriétés morphologiques ou comportementales d'un animal pour l'implanter dans un autre. La plupart du temps, les hybrides sont naturellement stériles, ce qui est de moins en moins le cas grâce aux manipulations génétiques[9]. Ainsi, les biotechnologies permettent d'améliorer en laboratoire les hybrides jusqu'à croiser des espèces très différentes. Cela ne concernait que très peu les êtres humains, malgré quelques tentatives d'hybridations humain-singe par Ilia Ivanovitch Ivanov dans les années 20. Cependant, la génétique au service de la médecine relance des formes d'hybridation humain-animal.

Les chats génétiquement modifiés sont aussi apparus récemment. Les chercheurs se penchent en ce moment sur les 7 gènes des couleurs du pelage des félins[10]. Il y a donc des chats qui brillent d’une lumière verte sous ultraviolet dans les laboratoires américains[11] pour apprendre aux chercheurs à lutter contre le VIH.

Chien et chat sont en lien avec la technologie de génie génétique. C’est un domaine de développement rapide qui a un potentiel presque illimité pour la production de vaccins plus efficaces, de protéines thérapeutiques, bien que les applications en médecine vétérinaire de produits génétiquement modifiés soient actuellement limitées surtout par la disponibilité de produits d'ADN recombinant augmente pour soigner les animaux. De nombreux nouveaux produits composés d'ADN félins spécifiques auraient d'importantes applications en médecine et recherche féline et canine. Autre voie possible de la biologie augmentée : les hybrides post-chats ou post-chiens qui seraient modifiés génétiquement pour devenir mi-animaux mi-végétaux comme c’est le cas de la limace de mer Elysia chlorotica.[réf. nécessaire]

La chimère humaine-animale[modifier]

Il s'agit d'un mélange artificiel de cellules souches ou ADN humain avec celui d'un animal choisi. Cela crée un nouvel être animal qui contient un certain pourcentage de gènes provenant de l'humanité en lui. Elles sont très présentes dans les laboratoires de recherche sur la santé[12]. Pour la première fois, des chercheurs américains ont réussi le développement d'un embryon contenant à la fois des cellules humaines et des cellules de cochon. Le but recherché est de trouver un moyen pour créer des organes utilisables pour des greffes.[13]

Le but est de pouvoir produire à grande échelle dans des animaux des tissus humains ou hybrides pour les greffes ou les tests de nouveaux médicaments.

Et finalement, le post-chat ou le post-chien auraient du gène humain pour permettre l’identification du propriétaire. En allant plus loin, des ajouts génétiques humains et des opérations médicales permettraient aux post-animaux d’atteindre le langage humain. C’est un vieux rêve de l’humain que de faire parler les animaux.[réf. nécessaire]

Le nano-post-animal[modifier]

Il s’agit du monde des nanotechnologies moléculaires qui visent le contrôle de la matière à une échelle infiniment petite, de l'ordre du millionième de millimètre. Avec la possibilité sur le plus long terme de produire massivement des nano-robots qui seront introduits dans le corps humain pour renforcer et compenser les défaillances du corps. Les nanotechnologies présentent de multiples intérêts en santé humaine et par voie de conséquence en santé, pour les raisons suivantes : meilleur ciblage, meilleur dosage, et meilleur déploiement. La détection des tumeurs, des infections ou des inflammations locales seront prises en charge par les nanotechnologies en nous. Les premières applications de la nano médecine ont concerné les traitements anticancéreux[14]. À l’avenir, des formulations anticancéreuses injectables héritées des applications humaines pourraient voir le jour en santé animale. Des tests d’injection de nanoparticules ont déjà été effectués sur des souris[15]. En vaccinologie animale, les nanotechnologies sont déjà utilisées dans des nanoémulsions[16]. Elles permettent d’augmenter l’efficacité des vaccins.

L’avantage pour les post-animaux est la vaccination en une seule injection avec des combinaisons de plusieurs antigènes. Cela permettra d’augmenter la réponse immunitaire et réduira donc le nombre d’injections nécessaires pour le confort des animaux.

Un autre domaine des nanotechnologies est celui de l’antiparasitaire en forme injectable ou orale qui permettrait de réduire les effets secondaires, de mieux cibler les organes touchés.

Les post-chats et les post-chiens pourraient ainsi profiter des avantages des avancées de la médecine, en plus d’avoir une nanobiologie qui serait constamment en train de surveiller leurs corps. Cela empêcherait des dégradations normalement liées à la maladie et au vieillissement. Ainsi les post-chats et post-chiens pourraient avoir des durées de vie particulièrement longue. Actuellement, les chiens vivent entre 10 et 13 ans (6 ans pour le loup), les chats entre 15 et 20 ans (5 ans en milieu naturel). Ils pourraient atteindre facilement les 100 ans voire plus avec les nanotechnologies. Ce qui risque de changer leurs capacités cognitives.

On peut aussi penser à l’assemblage très dense de nano-machines capables de prendre la forme de structure simple servant aux post-animaux à accomplir certaines tâches.

Les nanobots qui flotteront dans les capillaires du cerveau augmenteront l’intelligence logique mais également l’intelligence émotionnelle. C’est cette intelligence émotionnelle très développée dont vont hériter les post-animaux.

L'animal-cyborg[modifier]

Il s'agit, de la fusion d'animaux avec des éléments technologiques. Des prothèses biotechnologiques ajoutées sur ou dans l'organisme de l'animal pour remplacer des parties du corps défaillantes (tissus, organes, chaires, etc.). Le cerveau est un des buts ultimes de la combinaison animale-machine pour produire un compagnon en égalité avec l'intelligence humaine. Des technologies implantées dans nos animaux de compagnies sont déjà monnaie courante. Il y a les puces électroniques d'identification obligatoires dans certains pays.

«Vétérinaires et ingénieurs travaillent ensemble pour faire des reproductions quasi identiques d'articulation de l'animal. Les handicaps n'étant pas uniquement moteurs, il y a des prothèses « implants » reliées directement au cerveau, essentiellement pour l'ouïe et la vue, mais pas que.»[17]

Pendant longtemps les humains ont tenté de copier la nature dans les sciences et les arts, s’inspirant des formes des plantes et des animaux. Les robots animaux sont les principaux résultats du travail du domaine de la robotique dans ce sens. Les robots insectes[18] sont principalement conçus par les ingénieurs de ce domaine, car design des invertébrés est simple. Cependant, ces copies synthétiques sont encore bien loin des capacités de leurs modèles naturels. Pour le moment, ils sont uniquement limités à certains mouvements ou perceptions. Ils ont encore du mal à repérer les prédateurs et certains congénères.

Comme les scientifiques ne sont pas encore capables de produire une imitation correcte. Ils ont pris alors un autre chemin celui de transformer des animaux en robots. Pour cela les scientifiques ont greffé différents types de technologies neuronales dans des animaux[19]. Et ainsi, hacker les insectes est prendre le contrôle moteur de ces animaux[20]. Cela illustre l'avancée rapide, en quelques décennies, des technologies cyborgs mi-animal mi-machine. Dispositifs artificiels qui permettent à des animaux amputés voire gravement handicapés de pouvoir marcher et courir de nouveau, au lieu d'être euthanasiés. L’évolution de ce domaine se voit surtout en termes de mobilité au travers des prothèses de hautes-technologies. Les vétérinaires et les ingénieurs conçoivent des prothèses de plus en plus proches de la forme naturelle des articulations des animaux. Comme vous pouvez le voir à la télévision dans le programme « My bionic pet »[21].

Plus intéressant encore, les prothèses qui ne sont plus sur mais dans le corps de l'animal. Des implants qui directement reliés au système neuronal. Aujourd'hui, de manière générale ces dispositifs connectés au cerveau existent déjà pour la vue et l’ouïe. Mais cela n'est que le début du développement des implants neuronaux qui sont des interfaces cerveau-machine que l'on nomme aussi neuroprothèse.

«La fabrication d'implants neuronaux ouvre la voie à des perspectives intéressantes dans les milieux thérapeutiques vétérinaires.»

Les neuroprothèses sont actuellement en cours de tests dans des équipes de recherches internationales[22] sur des singes. Des études faites sur des macaques paralysés ont conduit à la mise au point d'une puce électronique neuronale. Elle a été greffée dans le système nerveux et dans la moelle épinière du singe ce qui pour effet de rétablir la communication entre le cortex et les nerfs. Les signaux électriques pouvant alors s'échanger correctement le singe a pu utiliser ses membres inférieurs.

Lorsque l'humain utilise ces technologies pour « augmenter » les animaux. Il le fait encore dans un cadre de soin vétérinaire. Il viendra rapidement le moment où se cadre sera largement dépassé. Elles seront alors utilisées dans le domaine militaire, puis ensuite dans le civil. Pour ce qui en est du militaire, des chiens de combats de type cyborgs vont faire leur apparition. Cette nouvelle génération d'hybride animal-machine, en plus d'avoir d'une augmentation importante de sa puissance physique (surtout la force de la mâchoire) sera adaptée aux contextes de combats. On peut penser à des chiens-cyborgs avec des armes implantées dans leurs corps tels que des mécanismes d'explosifs pour lutter contre les chars. Comme cela a été le cas pendant la Seconde Guerre Mondiale avec les Chien antichar.

Pour le monde des civils, ce sont les technologies de communication qui vont être au cœur de la relation humaine et animale. Les sociétés se dirigent vers l'interconnexion numérique totale, phénomène dont les animaux n’échapperont pas. Ainsi, nos animaux de compagnies seront directement connectés avec les smartphones. Ils n'auront pas le choix de subir nos échanges numériques et même d'y participer.

Robot animal[modifier]

Les robots sont une combinaison de numérique, de mécanique et de l'électronique imitant et perfectionnant des actions humains. Le but est qu’ils accomplissent des tâches automatiquement pour remplacer l’humain ou un animal. Ainsi l’un des premiers automates est un canard conçu par l'ingénieur grenoblois Jacques de Vaucanson (1738). Lorsque que la machine prend forme humaine ou la nomme Androïde. Les robots miment la vie. Il existe déjà des chiens et des chats mécaniques sous la forme de jouer dans nos maisons. Mais, il viendra le jour ou comme dans le roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? il sera difficile de faire la différence entre un vrai animal et une copie mécanique tellement le design sera avancé.[réf. nécessaire]

La méta-intelligence post-animale[modifier]

Ce thème est celle de l’augmentation artificielle des capacités biologiques du cerveau animal, par l’augmentation progressivement des capacités de cognition animale, ou bien par le médicament (chimique) ou avec des implants cérébraux. Cette nouvelle super-intelligence sera supérieure aux niveaux intellectuelles actuelles des humaines et des animaux. Cette super-intelligence pourrait traiter plus de données en termes de rapidité, mais aussi au niveau de la qualité des informations traitées. Il s’agit d'améliorer avec des micro-processeurs, de la pharmacopée et des algorithmes génétiques du cerveaux des animaux. Le but, le plus avancé des ces biotechnologies consiste à télécharger (l’uploading) le cerveau de l'animal dans un ordinateur pour pouvoir directement lui parler.

En bref, diverses méthodes qui permettent à un cerveau (d'un chat ou d'un chien) d'intégrer sa réplique exacte dans un ordinateur. Cette technologie aurait pour avantage d’améliorer sa cognition étant donné que le fonctionnement du cerveau serait basé non plus sur les capacités biologiques, mais sur des capacités informatiques. Et aussi, d’empêcher les problèmes liés au vieillissement biologique.

La réalité virtuelle post-animale[modifier]

La réalité virtuelle est déjà expérimentée dans certains jeux vidéo ou dans des programmes militaires de simulation. Cette technologie fait des reproductions, des copies, simulées d'un environnement, le tout généré par des logiciels. Une réalité artificielle ou physique dans toutes ses dimensions comme si l'animal y était, tant au niveau visuel, auditif que sensoriel. Une simulation plus vraie que nature qui permettrait aux animaux de vivre une réalité artificielle ou physique dans toutes ses dimensions. C'est déjà utilisé dans la réhabilitation de certains grands oiseaux.

L'internet inter-espèce[modifier]

Des études zoologiques ont révélé que certains animaux avaient de grandes capacités à maîtriser certaines technologies numériques (claviers, tablettes, smartphones). Ces études ont été faites surtout sur des grands singes : des chimpanzés, des bonobos, ou encore orangs-outans. Ces animaux manipulent facilement les technologie tactiles. Sur cette observation, un petit groupe de scientifique composé de Diana Reiss, Peter Gabriel, Vint Cerf et Neil Gershenfeld ont décidé que les animaux pourraient eux aussi bénéficier de la connectivité Internet. Ils ont donc décidé de développer un réseau d'écrans tactiles permettant aux animaux de différentes espèces : oiseaux, primates, pachydermes, octopodes de communiquer entre eux.

L'avatar post-animal[modifier]

L'avatar post- animal sera avant tout chose un réservoir biologique (corps) fait pour recevoir une conscience humaine. Ainsi, le maître et l'animal de compagnie seront réunis dans un seul et même corps. Idée que l'on retrouve dans la littérature fantastique avec le pouvoir du vif des romans de Robin Hobb. L'humain pourra donc à sa guise expérimenter la vie de son animal. On entre alors dans le monde des affects. La manière très spécifique avec laquelle l'animal vit, perçoit et ressent le monde. Dans ce contexte l'animal devient un médium, un intermédiaire entre les sensations humaines et celles du post animal.[réf. nécessaire]

La longévité et immortalité post-animal[modifier]

Longévité et immortalité ont toujours été deux sujets de préoccupation importants dans les sociétés humaines. La lutte contre la faim, la maladie et la mort ont longtemps été aux cœurs de notre réalité dans la longévité était le marqueur de la victoire humaine sur la nature. Nos croyances millénaires autour de ces deux notions sont multiples. Aujourd'hui cette question est avant tout portée par le transhumanisme. Il est important de rappeler que la durée de vie humaine en occident a augmenté de manière impressionnante en quelques décennies. Et c'est aussi le cas pour nos chiens et nos chats. Mais qu'en sera-t-il quand eux aussi atteindront l'age de 100 ans (durée de vie moyenne d'un chien 15 ans) voire plus ?

Mythologie[modifier]

Les mythologies regorgent d'animaux immortels, ou bien ils posséderaient la capacité de rendre les humains immortels. Des animaux communs connaissent une longévité très importante voire l'immortalité au côté de la gorgone, de l'hydre ou du phénix.

Nous pouvons prendre comme exemple les chevaux immortels, animal souvent divinisé par les humains. Voici une liste succincte d'équidés ne pouvant mourir car dieu ou demi-dieu dans la mythologie grecque : Aithon, Phlogios, Konabos, Phobos, Harpagos, Phlogeos, Kyllaros, Xanthos, Lampos Phaeton, Podarches, Actéon, Astérope, Bronté, Chronos, Erythrée, Ethion, Euos, Lampos, Phlégon, Pyrois, Skylla.

Un petit survole rapide de trois d'entre eux. Nous connaissons Arion cheval immortel créé par Poséidon qui va aider en autre Adraste roi qui a participé à la guerre des sept chefs. Toujours dans la mythologie greque, il y a aussi Balios et Xanthos enfants de la Harpie Podargé et de Zéphyr. Ils interviennent à plusieurs reprises dans le récit de la guerre de Troie. Suite à la mort de Patrocle Xanthos va dans un vif échange avec Achille lui prédire sa future mort.

Le serpent est considèré dans de nombreuses cultures comme un animal immortel. La plus ancienne référence retrouvée est celle de l'épopée de Gilgamesh (2200 av-JC). C'est au fond de la mer que le héros trouve la plante d'immortalité réservée aux Dieux. Une fois sur terre, il part se baigner pour se reposer de son long périple. Un serpent sentit l’odeur de la plante magique et lui dérobât, en ne laissant derrière lui que son ancienne peau. C'est sa capacité a se régénérer par la mue qui fait de lui un immortel.

Chez les grecs et les romains Asclépios / Esculape dieu de la médecine possède un bâton avec deux serpents. Le mythe raconte comment le dieu tua un jour un serpent avec son bâton. Le reptile décédé fut ensuite miraculeusement ressuscité par une herbe magique apportée par un second serpent. Les deux animaux s'enrouleraient alors autour du bâton pour devenir le symbole de la médecine antique jusqu'à nos jours.

Science moderne[modifier]

Depuis peu de temps les scientifiques se sont intéressés de très prés à des animaux particulièrement résistants. Ces animaux nous étonnent par leurs résistances et capacités de régénérations. On parle surtout pour ces animaux de formes d’immortalités biologiques car un prédateur ou un accident peuvent les tuer.

La méduse turritopsis nutricula a la particularité de faire son cycle de vie à l'envers[23]. Elle régresse en passant de la vieillesse à la jeunesse, comme le personnage de Benjamin Button. Les scientifiques s’intéressent à cette caractéristique de pouvoir d'inverser son propre processus de vieillissement.

Le tardigrade animal microscopique extrêmophile. Il a la capacité à résister aux conditions de vie les plus extrêmes sur terre et même dans l'espace[24]. Il peut vivre pratiquement dans tous les environnements du chaud au froid sans que cela l'affecte. Il aurait aussi la capacité de « réparer » son ADN.

Le homard possède cette curiosité de ne pas vieillir[25].

Post animal immortel[modifier]

Yuval Noah Harari, explique que lorsque nos technologies vont permettre d'encore rajouter des années à nos existences[26], éliminé les problèmes liés au vieillissement biologique, voir te toucher l’immortalité. Les animaux de compagnies qui entourent les post-humains en profiteront aussi. Ce qui est déjà le cas l'augmentation de la durée de vie de nos compagnons grâce a l'amélioration des conditions de vie et de l'évolution des technologies. Les cliniques vétérinaires sont à la première loge de l'évolution rapide des technologies médicales pour animaux. L'immortalité physique des post-animaux se joue sur un corps qui ne meurt plus, ne vieillit plus ou bien les organes naturels se trouvent remplacés par des organes artificiels.

Que se passera-t-il quand les chiens et les chats seront devenus immortels ?

La question de la surpopulation se pose en premier. Les post-animaux devenus presque immortels soulèvent des enjeux démographiques, comme c'est le cas avec les chats domestiques en Australie[27]. Les ressources étant limités la terre sera bientôt trop petite pour les héberger tous nos post-chiens et post-chats. Il faudra envisager la destruction des post-animaux en surnombre. Il s'établira une sélection pour savoir qui doit vivre ou mourir. À quel âge faudra-t-il les tuer?

Les problèmes psychologiques viennent ensuite, si il y a bien une l'immortalité physique animale, celle de l'esprit se pose aussi pour les post-animaux. L'esprit animal a d'autres besoins que de rester limité dans sa forme biologique. Par ailleurs, nos chiens et nos chats modernes dans les grandes villes s'ennuient ce qui montre que la psyché de nos animaux de compagnies doit être stimulé. De plus un post-animal immortel pourrait continuer de souffrir de ses peurs et phobies naturelles telles que la prédation, claustrophobie, phonophobie[28]. Pour les post-animaux l'angoisse d'un enferment "éternel" pourrait aussi les conduire à des psychoses et maladies mentales graves, qui les pousserait à avoir un désir très fort de mettre fin à leurs jours.

L'évolution des post-animaux se pense en question de quelle manière la maîtrise génétique va arrêter l'évolution dite naturelle des chiens et des chats par exemple. Ou au contraire l’enrichir avec l'apparition de nouvelles espèces avec des animaux domestiques beaucoup plus riches et variées.

L'égalitarisme humain et post-animal[modifier]

Il est directement inspiré du mouvement Antispécisme qui prône l'égalité entre toutes les espèces animales. Donc pour ce mouvement philosophique la vie des animaux est égale à celle de l'humain. Cela pourrait être une avenue possible du post-animal, puisse que les technologies permettront de communiquer ou de partager des affects plus facilement avec les animaux non-humains. Une meilleure compréhension de la nature sensible des animaux qui nous entoure renforcera de manière significative leur statut dans la société. En augmentant le droit des animaux à ceux des humains. Ce mouvement des droits des animaux est encore nouveau dans les sociétés occidentales. Cependant, son essor est rapide avec l'émergence du droit animalier[29].

Notes et références[modifier]

  1. (en) « Transanimalisme et animal cyborg », sur www.researchgate.net, (consulté en mars 2018)
  2. « Posthumanism » [PDF], sur humanities (consulté le 28 mars 2018)
  3. (en) Anthes Emily, Frankenstein's cat : cuddling up to biotech's brave new beasts, New York, Scientific American/Farrar, , 241 p p. (ISBN 1452664439), p. Introduction
  4. « BLOGUE De l’animal-machine à la machine animale », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  5. Morgane Kergoat, « La domestication du chien a eu des effets négatifs sur ses gènes (et sa santé) » (Article web), Sciences et Avenir[le lien externe a été retiré],‎ 14.01.2016 à 14h34 (lire en ligne, consulté le 12 août 2017)
  6. « Les saumons OGM grandissent beaucoup plus vite grâce à l'implantation d'un gène d'hormone de croissance. »
  7. « émission 15-18 », sur Radiocanada.ca, (consulté le 10 août 2017)
  8. « BLOGUE Les animaux du futur », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2017)
  9. « Quand les hybrides sont fertiles | Revista Pesquisa Fapesp », sur revistapesquisa.fapesp.br (consulté le 8 septembre 2017)
  10. (en) « 7 Genes That Control Your Cat’s Fur Color », sur http://www.catster.com, aug 30th 2012
  11. « Des chats fluorescents », sur https://www.sciencesetavenir.fr
  12. « BLOGUE Mon bacon a un arrière-goût d’humain! », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne, consulté le 8 septembre 2017)
  13. « Un embryon chimère homme-cochon créé par des scientifiques », sur https://www.futura-sciences.com, (consulté le 3 mars 2018)
  14. « Une armée de nanorobots cible avec précision des tumeurs cancéreuses », sur www.polymtl.ca,
  15. « Une nanoparticule augmente l’efficacité de l’immunothérapie contre le cancer », sur http://www.iaf.inrs.ca,
  16. « Les nanotechnologies dopent les émulsions », sur www.industrie-techno.com,
  17. « BLOGUE De l’animal-machine à la machine animale », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2017)
  18. (en) « Flying Friends or Privacy Pests? », sur http://www.futureforall.org
  19. (en) « Controllable Cyborg Beetles for Swarming Search and Rescue », sur https://spectrum.ieee.org/
  20. (en) « Scientists Hijack Bugs, Turn Them into Cyborgs », sur https://www.livescience.com,
  21. (en) « My Bionic Pet », sur www.pbs.org,
  22. « Neuroprothèse : des singes paralysés remarchent grâce à un implant dans le cerveau », sur https://www.futura-sciences.com,
  23. (en) Justino Martinez. Web Viva 2007 http://www.webviva.com, « Scientia Marina: List of Issues », sur scimar.icm.csic.es (consulté le 8 mars 2018)
  24. (en-US) Brandon Keim, « Can the World’s Toughest Animal Survive Space? », Wired,‎ (lire en ligne, consulté le 8 mars 2018)
  25. « Pourra-t-on être immortel un jour ? », sur https://www.passeportsante.net
  26. Yuval Noah Harari, Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir, Israël, Harvill Secker, , 448 p. (ISBN 9783844526202), p. Intro
  27. « En Australie, les chats tuent 1 million d'oiseaux chaque jour », sur www.sciencesetavenir.fr, 04.10.2017 à 16h30
  28. « La phobie chez les chiens », sur petsitting.fr,
  29. Sous la direction de Jean-Pierre MARGUÉNAUD et de Jacques LEROY, Code de l’animal, Editions LexisNexis, , 1300 p. (ISBN 9782711026531), p. Intro

Liens externes[modifier]

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