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Guy Caussé

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Guy Caussé
Nom de naissance Guy Arthur Gustave Caussé
Naissance
Grenoble (Isère, France)
Nationalité Français
Pays de résidence France
Diplôme
Faculté de médecine de Grenoble
Profession
médecin généraliste et humanitaire
Autres activités
fondateur de l'amicale laïque d'athlétisme d’Échirolles
Formation
Grenoble
Distinctions
Légion d'honneur
Conjoint
Madeleine Caussé

Guy Caussé est un médecin généraliste et humanitaire grenoblois, né en 1940, ayant participé à la création de l'antenne grenobloise de Médecin du Monde, qu'il a dirigé pendant 20 ans. Il devient également en 1990, responsable national des missions de Médecin du Monde en Afghanistan puis de toutes les ONG françaises présentes dans ce pays. En 2014, il écrit un livre publié aux éditions Bayard, L'histoire des Hommes nous concerne tous, retraçant son parcours de médecin dans sa ville natale et autours du monde. À 80 ans, il continue toujours d'exercer dans son cabinet de la banlieue grenobloise et poursuit son engagement humanitaire.

Biographie[modifier]

Origines et études[modifier]

Guy Caussé est né en 1940 dans un immeuble grenoblois entouré de sa grand-mère, sa sœur aînée Solange, d'une sage-femme et bien évidemment de sa mère Lucie. Son père, Roger et les autres hommes de sa famille sont tous à la guerre et ce n'est que plus tard qu'il connaîtra son géniteur. Lorsqu'il a 2 ans, sa famille fuit Grenoble et les Allemands jusque dans le Tarn, plus précisément dans le village paysan de Castelnau-de-Montmiral, où vit sa grand-mère paternelle. Pendant ce temps, son père reste absent car il est prisonnier des Allemands aux confins de la Silésie. Il est donc élevé dans la tradition catholique occitane par sa mère et sa grand-mère. En 1945, son père est libéré par les armées de Joukov et en 1946, Guy, sa mère et sa sœur partent en direction de Toulouse pour le rencontrer. Ils arrivent enfin à l'hôpital de Purpan et Guy rencontre enfin ce père cassé par ces années de guerre et de captivité. À la sortie d'hôpital de son père, la famille rentre à Grenoble, loger dans un modeste appartement du centre-ville.

En 1947, Guy fait sa rentrée au prestigieux lycée Champollion[1], dans lequel il fera toute sa scolarité avant de passer son Baccalauréat en 1958. Baccalauréat en poche, en 1959, il entre en tant qu'étudiant à la faculté de médecine de Grenoble, qui est à l'époque une école, de laquelle il sortira diplômé avec la mention très bien et les félicitations du jury pour sa soutenance de thèse. Il exerce par la suite à l'armée comme médecin des troupes alpines après une formation de 2 ans. Puis en juin 1969, il devient médecin généraliste dans son cabinet d'Échirolles dans lequel il exerce toujours aujourd'hui.

Guy est le benjamin d'une fratrie de 3 enfants, il a une sœur aînée Solange et un frère cadet Jean-François. Sa sœur Solange, à cause de sa naissance prématurée après une grossesse déjà pathologique et sans soins, souffre depuis sa naissance de pathologies aussi bien physique que mentale. Elle est, en effet, hypotrophique et souffre de troubles psychotiques, troubles à cause desquels elle devra passer sa vie en hôpital. Mais Guy et sa famille garderont pour elle une affection sans faille. Il lui déclarera même un jour, que c'est grâce à elle qu'il est devenu médecin, comme il le confie lui-même dans son ouvrage[2].

Vie privée[modifier]

Pendant ses études à l'école de médecine de Grenoble, dans les années 1960, Guy rencontre Madeleine elle aussi médecin, ils se marient et ont 5 enfants par la suite. Ils exercèrent toujours séparément lui étant médecin généraliste et elle pédiatre.

Activités annexes[modifier]

L'athlétisme[modifier]

Adepte de course à pied et de marathon (il a fait ceux de New-York, Paris, Moscou entre autres) depuis son plus jeune âge, il co-fonde avec un ami l'Amicale Laïque d'Athlétisme d’Échirolles[1] dont il sera aussi pendant de nombreuses années président, entraîneur et compétiteur. C'est après sa rencontre avec deux nouveaux entraîneurs d'origine béninoise du club qui lui racontent leur histoire, que Guy Caussé lance l'opération humanitaire « le sport fait la santé » afin de reconstruire l'école dans leur village de Honhoué. Cette opération mènera à un partenariat entre la ville béninoise, Échirolles et Médecins du Monde, pour la construction d'un centre santé, d'une maternité et d'un service chirurgie à Honhoué. Son implication personnelle dans le club d'athlétisme de la ville vaut à Guy Caussé une élection à la présidence des 30 associations sportives d’Échirolles. En 1985, il instaure la seconde édition des jeux mondiaux de la paix à Échirolles auxquels participent une trentaine de villes du monde. Pierre Mauroy, Alain Calmat et Danielle Mitterrand participent à leur inauguration.

L'écriture[modifier]

En 2014, parait son premier ouvrage : L'histoire des Hommes nous concerne tous, aux éditions Bayard. Ce livre retrace son parcours depuis sa jeune enfance jusqu'à sa carrière de médecin généraliste et humanitaire. Il y conte ses nombreuses missions et expériences autour du monde mais aussi dans sa ville natale, à la rencontre des peuples les plus précaires ainsi que sa vision de l'humanitaire.

Missions humanitaires[modifier]

Missions françaises[modifier]

En 1986, six ans après sa création, Médecins du Monde met en place les « missions de France » dans le but de créer des antennes Médecins du Monde dans le maximum de villes au sein de l'hexagone pour venir en aide aux plus démunis du pays. À Grenoble, Guy rejoint donc un groupe de médecins et d'infirmiers afin de créer une antenne locale dans le but d'apporter des soins aux personnes qui n'en ont pas les moyens. Après de nombreuses difficultés pour trouver un local où exercer dans de bonnes conditions, le collectif trouva enfin un local rue Saint Laurent où ils pourraient exercer dans des conditions optimales. Guy Caussé dirigera cette antenne pendant 20 ans.

Quelques années plus tard, en 1990, après la fermeture des douches municipales de Grenoble, Médecins du Monde, la Croix Rouge, le Secours Catholique, Simon Idelman et la ville de Grenoble, s'associent pour créer le premier « point d'eau » pour SDF de la ville, comprenant de nombreux services divers (coiffeurs, boites postales, bagagerie, douches, laveries, vêtements neufs, coins presse) dans le but d'aider au mieux les personnes dans le besoin. Concept qui est aujourd'hui mis en place dans de nombreuses villes en France.

En 1991, l'équipe Médecins du Monde avec Guy Caussé à sa tête et Simon Idelman, crée le premier diplôme universitaire humanitaire, dont Bernard Kouchner a assuré le cours inaugural de tous les élèves de la faculté de Grenoble. Ce diplôme s'appelle aujourd'hui « diplôme universitaire santé-précarité-solidarité »[3] et est mis en place par le professeur Pierre Micheletti ancien président de Médecins du Monde et professeur à l'institut d'études politiques de Grenoble.

En 1998, Richard Petris crée avec le soutien de plusieurs associations dont Médecin du Monde et la ville de Grenoble, une école de la paix dans le but de lutter contre la violence dans le monde et de promouvoir la culture de la paix et du vivre-ensemble aux plus jeunes mais aussi aux plus grands, avec des missions de terrain notamment en Colombie ou encore au Congo, ayant pour but de favoriser la rencontre communautaire et politique. Dès sa fondation, Guy Caussé en est le premier président.

Missions à l'international[modifier]

L’Afghanistan[modifier]

Fier de tout ce qu'il put apporter à l'échelle de sa ville, Guy Caussé veut étendre les murs de son cabinet à l'international. C'est donc en 1986 lorsque la première guerre d'Afghanistan éclate, qu'il plie bagage pour son premier voyage humanitaire, 2 mois de formation à la chirurgie avec Médecins sans frontières à Peshawar au Nord du Pakistan, puis 6 mois en Afghanistan dans les équipes de la mission Ghazni au Sud Est de Kaboul afin de venir en aide aux populations locales périssant sous les attaques d'obus soviétique.

Un an plus tard, en 1987, le devoir le rappelle à nouveau, cette fois pour 6 mois d'hiver dans le Wardak, autre zone afghane où Médecins du Monde travaille sans relâche depuis 6 ans déjà. Cette fois les missions principales, en plus de venir en aide aux populations autochtones sont de former le plus de soignants afghans possible afin d'aider les populations en marge des villes à s'en sortir au mieux ainsi que de lancer une grande campagne de vaccination avec l'aide de Vétérinaires sans frontières dans les villages pour stopper les épidémies de diphtérie, de rougeole, de polio et de tuberculose qui y font rage. Guy Caussé y retourne 2 ans plus tard en 1989, pour 4 mois de lutte contre les épidémies de diarrhée et de typhoïde qui sévissent dans la région. Période marquée par le départ du camp adverse des Soviétiques, c'est désormais les autorités pakistanaises qui n'acceptant pas la condition clandestine de l'équipe Médecin du Monde et qui décident de les écrouer dans une prison militaire du côté de Miranshah. Ils y resteront quelques semaines avant l'intervention de l'ambassade de France au Pakistan pour les libérer et ainsi les laisser reprendre leurs activités.

En 1992, en parallèle de leur travail à Kaboul, Michael Barry et Guy Caussé partent pour l'Ouest du pays, plus précisément dans la ville de Hérat où l'aide humanitaire est inexistante après le passage des Soviétiques. L'équipe Médecins du Monde y ouvre donc plusieurs centres materno-infantiles afin d'aider les femmes de la ville à accéder aux soins mais aussi à accéder à des formations sur la santé et les soins pour elles et leurs enfants. Là-bas l'équipe arrive également et non sans mal à surmonter une épidémie de choléra en 1995. Et quelque temps plus tard, Guy Caussé, avec l'aide de l'ONG marseillaise Humaniterra dont il rencontra les dirigeants à Marseille, réussi même à rouvrir le service des grands brûlés de l'hôpital sauvant ainsi des milliers de patients de graves brûlures.

Mais une nouvelle catastrophe s'abat aussitôt sur le pays, une guerre interethnique avec Kaboul en première ligne. Guy Caussé s'y rend donc avec les équipes de Médecins sans Frontières, le Comité International de la Croix-Rouge et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin de fournir les hôpitaux en matériel et d'aider à opérer les blessés. De 1992 à 1996, le médecin sera régulièrement en première ligne de cette guerre civile qui n'en finit plus. Pendant cette période, il participe aux côtés de Michael Barry à la mise en place d'une logistique afin de pouvoir ravitailler en matériel l'hôpital Ali Abad de Kaboul par voie aérienne. Après plus d'un mois de pression sur le gouvernement pakistanais qui jusque là refusait l'idée, la stratégie est mise en place et réussit à renforcer le faible matériel dont dispose l'hôpital. Mais en 1996, le couperet tombe, les talibans s'emparent de Kaboul et mettent en place des lois extrémistes réduisant fortement les droits civils des populations et notamment l'accès aux soins pour les femmes et les enfants, ce qui va rendre encore plus difficile le travail des ONG sur place. Atteintes aux droits humains qu'elles dénonceront ensemble devant la Communauté Européenne. C'est ainsi qu'après trop de difficultés d'adaptations avec le nouveau système taliban, Kaboul se retrouve privé de toute aide humanitaire pendant près d'un an et demi. Mais les ONG bien décidées à reprendre leurs activités reviennent et développent leurs activités médicales auprès des femmes et des enfants dans 3 quartiers de la ville.

Au printemps 2001, la guerre se rapproche de la vallée du Panshir, 20 000 personnes fuient le conflit et se déplacent vers la vallée où les ONG présentes dont Médecins du Monde, essayent tant bien que mal d'organiser des camps de fortune pour ces personnes épuisées et effrayées. Le Comité International de la Croix-Rouge ainsi que l'Agence d'Aide à la Coopération Technique et au Développement apportent en urgence de la nourriture de base mais en trop petite quantité par rapport aux flots de personnes qui arrivent sur la vallée. Les blessés sont plus nombreux chaque jour ne laissant aucun répit aux médecins étrangers et afghans, les pathologies les plus graves sont évacuées vers Douchanbe au Tadjikistan. Quelques mois plus tard en septembre 2001, Guy Caussé retourne en mission d'évaluation dans un camp de réfugiés ne bénéficiant apparemment d'aucune aide humanitaire près de la frontière Tadjik à Rhodja Baoudin. Il arrive le 11 septembre 2001 sur le camp, et apprend en même temps les attentats du World Trade Center et l'assassinat d'Ahmed Chah Massoud, commandant afghan ayant combattu les talibans et grand défenseur des humanitaires aidant à la survie des populations dans son pays.

De 2000 à 2004, après négociation avec les talibans, l'équipe Médecins du Monde travaille également à l'hôpital de Farah, une petite ville au Sud d'Hérat. Ils obtiennent l'autorisation d'ouvrir une unité obstétricale pour parer au fléau de la mortalité maternelle à laquelle fait face le pays à l'époque. Des volontaires sages-femmes françaises s'y succèdent pour des périodes de 6 mois à 1 an d'accompagnement à l'équipe de soignants dont Guy Caussé fait partie. Avec leur aide, l'équipe forme clandestinement sur des périodes de 2 ans, 12 sages-femmes afghanes alors que tout enseignement est interdit aux femmes. L'équipe s'occupe également de la restructuration de l'hôpital de Tchecharan dans l'Hazaradjat, un massif montagneux au centre de l'Afghanistan avec des missions toujours identiques aux autres : soutenir les médecins débordés, former du personnel soignant, aider les sages-femmes, etc.

En 2002, arrive enfin la libération de la ville et avec elle le retour des droits humains de la population. Accompagnée de l'OMS, les équipes de Médecins du Monde dont Guy Caussé et les autres ONG présentes, organisent une conférence nationale de la santé rassemblant tous les médecins responsables de provinces afin de discuter de la structuration du système de santé du pays. Malheureusement pour ces médecins, la Communauté Internationale met plus tard le pays sous tutelle internationale et le secteur de la santé est relégué aux ONG en présence dans le pays.

Depuis 2006, Guy Caussé participe aussi, avec d'autres membres de Médecins du Monde dont les leaders de ce programme, Olivier Maguet et Olivier Vandecasteele, à la création et à la mise en place d'un programme visant à venir en aide aux populations addictives du pays en leur procurant des seringues stériles ainsi qu'en leur proposant des alternatives telles que la méthadone, aux drogues qu'ils consomment afin de les aider à retrouver une vie normale et les sortir de la marge dans laquelle ils sont catégorisés.

Remarqué pour les efforts qu'il met dans la protection de la population afghane, Guy Caussé devient dès 1990 coordinateur des missions afghanes pour Médecins du Monde, puis pour tous les collectifs des ONG présentes dans le pays. Marqué par ce pays si meurtri par la guerre et les conflits, il y retournera par la suite à de nombreuses reprises de 2005 à 2011.

L'Irak[modifier]

En 1990, la première guerre du Golfe éclate entre l'Irak et le Koweït, Guy Caussé et les équipes de Médecins du Monde se rendent à la rencontre des populations victimes du conflit dans le camp d'Isikveren, notamment les Kurdes, en réussissant à contourner les barrages turcs qui bloquent toutes les ONG voulant secourir le peuple kurde qui réclame son indépendance à la Turquie depuis de nombreuses années déjà. Ils arrivent enfin dans la province du Kurdistan où des camps sont installés pour les personnes ayant été chassées de leur village. Ils y installent leur dispensaire et 20 jours plus tard grâce à l'aide de Bernard Kouchner, ils sont en mesure de renvoyer les réfugiés chez eux dans le Kurdistan irakien, par un grand convoi humanitaire protégé par les armées de toutes les nations en présence. Ils arrivent donc enfin à Zahro, une ville frontière du Kurdistan, où un camp a été préparé par les Américains, l'équipe Médecins du Monde réinstalle son dispensaire et soigne cette fois les nombreux cas de malnutrition dont sont victimes en grande majorité les jeunes enfants.

Missions dues à des catastrophes naturelles[modifier]

Guy Caussé intervient également durant sa carrière, dans des zones frappées par des catastrophes naturelles. Ainsi le 9 décembre 1988, il intervient en urgence après un tremblement de terre ayant ravagé un quart de l'Arménie. En décembre 2003, il part pour l'Iran avec une équipe Médecins du Monde après le tremblement de terre ravageur qui touche la ville de Bam et fait près de 30 000 morts et 10 000 blessés, 80 organisations humanitaires de 60 pays se rendent également au secours des habitants de la ville. Une fois en Iran, Guy Caussé et son équipe se rendent dans les hôpitaux de Kerman, la ville la plus proche de Bam, afin d'évaluer les besoins en matériels. Après cette escale, l'équipe prend la route pour Bam et s'associe dès son arrivée à la coordination médicale mise en place par le Croissant-Rouge iranien. Là, le 29 décembre, dans la cour d'une école détruite, ils vont monter leur premier dispensaire destiné à recevoir bientôt 5 000 personnes et à partir du 1er janvier, ils assurent plus de 200 consultations par jour chacun. L'équipe reste sur place jusqu'au 9 janvier, date d'évacuation des dernières familles restées en ville vers des camps d'accueil jusqu'à ce que leurs maisons soient reconstruites.

En décembre 2004, Guy Caussé se rend en Indonésie plus précisément à Banda Aceh et sa province, zone dévastée par un tsunami survenu le 26 décembre. Il y rejoint une équipe Médecins du Monde qui était déjà présente à Jakarta quand le drame est survenu ainsi que plus de 400 ONG du monde entier ayant fait le déplacement pour aider la population à se remettre de cette tragédie. Il y installe dans toute la zone endommagée, des dispensaires et des cliniques mobiles afin de remplacer les centres de santé présents avant la catastrophe et ayant tous été rasés. Après 1 mois de présence dans la zone, Médecins du Monde décide d'inscrire dans la durée sa présence auprès de la population pour l'aider au mieux à se remettre de la catastrophe.

Les Balkans[modifier]

En 1988, la guerre du Kosovo ravage la région, Médecins du Monde s'y rend avec un avion plein de matériels pour se rendre jusqu'à Rozaje au Monténégro juste avant la frontière avec le Kosovo où la population arrive en masse dans la neige. il y installe des tentes pour recevoir ces réfugiés et leur apportent l'aide médicale et psychologique dont ils ont besoin.

Par la suite, de 1991 à 2004, la guerre éclate dans les Balkans, les ONG essayent tant bien que mal d'atteindre les villes assiégées dans différents pays afin de venir en aide aux populations. C'est ainsi que durant ces 13 années Guy Caussé, accompagné d'équipes Médecins du Monde françaises et locales, intervient dans de nombreuses missions en Croatie, en Serbie, en Bosnie et au Kosovo.

L'Afrique[modifier]

En 2012, Guy Caussé, se rend en Côte-d'Ivoire avec Médecins du Monde pour venir en aide aux victimes du conflit qui oppose le président sortant et le nouveau président de l'époque. Ils se rendent dans les hôpitaux au Nord d'Abidjan et organisent les soins médicaux et chirurgicaux dont ont besoin les patients victimes du conflit qui fait rage dans les rues de la ville. Ils essayent également de parer à une épidémie de paludisme qui touche en masse les nourrissons et les jeunes enfants du pays.

La Tchétchénie[modifier]

Pendant l'hiver 2000, la guerre d'indépendance fait rage en Tchétchénie depuis 5 ans déjà lorsque Guy Caussé arrive sur place dans la ville de Grozny, pour aider les équipes Médecins du Monde présentes dans les structures hospitalières depuis 1996 pour venir en aide à la population. Médecins du Monde est alors une des rares ONG tolérées par les russes et les équipes ne sont donc pas chassées du pays contrairement à Médecins sans Frontières par exemple. Ils mettent en place au milieu de camps de réfugiés, des tentes MDM les unes consacrées aux traumatismes physiques, les autres aux traumatismes psychologiques. Ils ont aussi pour mission d'approvisionner les hôpitaux (selon le bon vouloir de l'armée russe) de Katchaloi, Chali ,Ourous-Martan et Groznyï, des villes du pays qui reçoivent les blessés du conflit. Là-bas les équipes médicales humanitaires et locales, opèrent sous des tirs d'obus constant mais malgré cela Guy Caussé et son équipe continuent d'opérer jusqu'au 6 janvier 2002 et rentrent quelques semaines plus tard en faisant une escale par Moscou pour dénoncer ce génocide à Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères à l'époque et désireux de les rencontrer.

Décorations[modifier]

Guy Caussé est détenteur de la Légion d'Honneur[4] depuis le 1er janvier 2003, au grade de chevalier, pour ses 33 ans de carrière médicale au service de l'armée et de l'humanité. Cette décoration lui a été remise par le ministère de la Santé, de la Famille et des Handicaps.

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Guy Caussé, L'Histoire des Hommes nous concerne tous, Editions Bayard, 2014, 324 p. (ISBN 978-2-227-48703-1)

Articles connexes[modifier]

  • Médecins du Monde
  • Médecins sans frontières
  • Médecine humanitaire

Notes et références[modifier]

  1. 1,0 et 1,1 « Guy Caussé, médecin humaniste "ici et là-bas" », sur www.anciens-lycee-champollion.fr (consulté le 23 avril 2020)
  2. Guy Caussé, L'Histoire des Hommes nous concerne tous, Bayard, , 324 p. p. (ISBN 978-2-227-48703-1)
  3. poncerom, « Diplôme d'Université Santé, Solidarité, Précarité », sur formations.univ-grenoble-alpes.fr, (consulté le 23 avril 2020)
  4. « Guy Caussé - Nominations au Journal officiel de la République française », sur jorfsearch.steinertriples.fr (consulté le 23 avril 2020)

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