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Emmanuelle k.

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Emmanuelle K. est le pseudonyme d'une poète, musicienne, réalisatrice de films et metteur en scène française.

Elle voyage sans préjugés par les sentiers de la vie, et le mot aventure lui convient. De transgression en transgression, ses plaisirs, ses refus, ses révoltes l’ont emportée vers des horizons de passion et de feu, de combats et d’émerveillements. La prise de risque est constante : " Si la poésie est une expérience vitale, la vie est une aventure poétique", dit-elle.

Biographie[modifier]

Elle naît d’une mère parisienne qui deviendra, le temps d’apprendre la couture - et par don et intelligence - « première main » chez Paul Poiret. Son père, enfui de chez lui (en Bretagne) à 13 ans pour rejoindre Brest et y travailler comme manœuvre est finalement recueilli à 16 ans, en région parisienne, par une de ses tantes. Il apprendra le métier de métreur vérificateur. Anarcho-syndicaliste, amoureux du jazz et de la vie, il suivra des cours du soir aux Arts et Métiers pour devenir ingénieur des Travaux publics. Études interrompues à 39 ans, par un décès brutal, quand sa fille n’a que dix ans.

"Mémoires labourées, hachées, fouaillées, coupées / où git mon enfance / La gorge tranchée / Par le sabre d’un capitaine sorti glacé d’une mort vivante…"

Boursière, elle entre en seconde au lycée Jean de La Fontaine, Porte d’Auteuil, après 4 années de collège d'enseignement général assurées par les institutrices de son école primaire. Au lycée, elle est seule et ressent vivement sa différence. De revenus, d’éducation, de langage, de classe en un mot. Un livre l’aidera à comprendre et dépasser cette différence : Le Rouge et le Noir de Stendhal auquel, à 15 ans, elle s’accroche avec passion.

Toujours boursière, elle choisit d’étudier l'histoire à la Sorbonne où elle ne se sent pas plus à sa place parmi les jeunes bourgeois qui l'entourent. Elle s’y sent loin de la vie, même si un premier cours magistral d’histoire marxiste de la Révolution française lui révèle une interprétation des rapports sociaux nouvelle pour elle. L’histoire des communes franches du XIe au XIVe siècle en Europe la passionnera aussi.

Mais la vie, au dehors, l'attire puissamment, la révolte prend corps. Elle quitte sa famille deux jours après sa majorité pour vivre avec Pierre Lepetit, peintre, graveur, (un ancien de l’École Estienne), très proche des surréalistes, qu'elle découvre. Tous deux fondent avec quelques autres le Groupe Libertaire de Ménilmontant. Elle donne alors, pour divers groupes de la fédération anarchiste, des conférences à propos du livre de George Orwell « Hommage à la Catalogne », alors intitulé « La Catalogne libre » (première édition chez Gallimard), qui lui semble une excellente leçon d'histoire révolutionnaire.

Quelques mois suffisent au Groupe Libertaire de Ménilmontant pour s’opposer à l’équipe « dirigeante » du Monde libertaire à propos de l’Internationale situationniste. Une rencontre s’ensuit avec les membres de l'I.S. en février 1967[1]. Dans la foulée, en mai 1967, elle écrit avec Jean-Louis Philippe Prolégomènes à un manifeste pour une Internationale Anarchiste, qui signe, au congrès de Bordeaux où elle tient la tribune seule, la rupture définitive de plusieurs groupes avec la Fédération Anarchiste, (groupe libertaire de Ménilmontant, le groupe anarchiste révolutionnaire - Guy Bodson, Alain Ségura, René Riesel - et le groupe Makhno de Rennes- Loïc Le Reste, Hervé Mérour, Raymond Cospérec). Un an plus tard, en mai 68, le groupe des Enragés de Nanterre fondé par Riesel formera avec les Situationnistes le Conseil pour le maintien des occupations (CMDO)[2].

De Guy Debord et Raoul Vaneigem, elle dira, beaucoup plus tard qu'ils lui ont - par l'intelligence critique qu'ils avaient du monde - évité le pire.

En octobre 1968, elle quitte tout ce qui fut sa vie, passe par quelques mauvaises fréquentations et se retrouve par hasard pour quelques jours en octobre 1972 au Moulin d'Andé, où elle se présente sous le nom d’emmanuelle k., pseudonyme qui lui a été donné par Marianne Ivsic poète du groupe surréaliste et qu'elle a adopté par jeu et goût de la disparition.

Elle restera neuf mois au Moulin d'Andé pendant lesquels elle écrit sans discontinuer et pose les bases de ce qui deviendra beaucoup plus tard et entre autres les 4 recueils de Quand l'Obéissance est devenue Impossible[3].

Elle signe ainsi le double exil de ce qui fut sa première et sa seconde vie.

L'écriture l'accompagnera ensuite de façon permanente.

Mise en scène de spectacles[modifier]

Habitée depuis son enfance par la danse et la musique, qu’elle pratique sans carcan, elle rencontre Keni Cohen, mime venu étudier avec Étienne Decroux, après avoir appartenu au San Francisco Mime Troup. *En 1980, elle écrit et met en scène plusieurs spectacles de mime. Deux spectacles, Concierto et Kepler’s dream sont sélectionnés par le premier Festival International de Mime de Lille en 1980.

  • En 1981, elle se lie d'amitié avec plusieurs musiciens de jazz et musiques improvisées. Elle écrit et met en scène trois spectacles musicaux au Théâtre Dunois à Paris : Il est minuit Dr. S., Déconcert, Bal au château (où elle joue un personnage fantasque sur un poème de Benjamin Péret) avec trois duos : Emmanuel Bex et Xavier Jouvelet, Philippe Herpin et Daniel Paboeuf, Jean-Claude Asselin, Jean-Yves Lacombe et un invité, Claude Barthélemy.
  • 2011-2013, L’Oiseleur, conte courtois, son dernier recueil fut - avant sa parution en 2019 - plusieurs fois adapté pour le théâtre : à Nancy, compagnie l’Escabelle ; à La Factorie, Maison de Poésie de Normandie pour Le Printemps des poètes dont elle fut la marraine ; Les fous du Loup (Printemps des Poètes à La Colle sur Loup)[4].
  • 2017, création de Mélusine à La Factorie, Maison de Poésie de Normandie, avec l'exposition du livre d'artiste, la projection des films et un concert avec les musiciens de l'album. (voir parutions)

Réalisations de films[modifier]

  • 1974-75 Jussieu Université Paris7, Initiation à la communication audiovisuelle avec Bernard Cuau,

Réalisation d'un film en super 8 à Barcelone sur l'architecte Antoni Gaudí,

  • 1983, Dans le cadre d’Antène 1, diffusion hertzienne pirate - fomentée par Michel Fiszbin, Kiki Picasso, Éric Féry, Jean-Marc de Félice, [Lionel Magal et Emmanuelle k., ce qui leur valut une inculpation d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État -

Réalisatrice d'une série de huit films de moyen métrage en proposant la partition de John Cage intitulée 0′0″ à 25 musiciens de jazz et musiques improvisées. "0′0″ série de huit films de moyen métrage réalisés durant l'expérience de diffusion pirate Antène 1 avec des équipes bénévoles d'Antenne 2 et FR3 séduites par le projet. Alan Silva, 21 min. Henri Texier quartet, 13 min, avec : Louis Sclavis, Philippe Deschepper, Jacques Mahieux. Emmanuel Bex, Xavier Jouvelet (Musée d'Art moderne de la ville de Paris), 15 min. Jef Sicard et ses invités, 20 min. Un drame musical instantané, 18 min : Jean-Jacques Birgé, Bernard Vitet,Francis Gorgé. Tambour dimanche, 18 min : Sydney Thiam, Martin Saint Pierre, Roger Raspail. Steckar Tuba Pack, 12 min. Marc Steckar, Michel Godard.

  • 1983, Réalisatrice de Parfois même les oreilles ont des murs, 26 min, un reportage sur la différence en musique à partir d’une semaine de manifestations (concerts, ateliers, expositions) en banlieue parisienne.

Production Ligue de l’enseignement. Diffusion FR3.

  • 1984, Réalisatrice de Le Trio. Avec Philip Catherine, Didier Lockwood et Christian Escoudé. Film du dernier concert de la tournée du trio.
  • 1984, Ces films, 0′0″ et Le Trio, seront sélectionnés par le premier festival de vidéo-art en France, à la Maison de la culture de Bourges en 1984.
  • 1985, les mêmes films seront sélectionnés au Festival Sigma de Bordeaux pour "La nuit de la nouvelle vidéo".
  • 1986, Direction artistique et montage de deux films pour "La Nuit du Jazz" pour les dix ans du Printemps de Bourges.

Portal Uni, 27 min. Michel Portal, Joachim Kühn, Jean-François Jenny-Clark, Daniel Humair. Didier Lockwood Quartet, 27 min. Production Production : TF1, Maison de l’Image de Bourges, Caisse Nationale de Prévoyance. Diffusion : TF1, Intermedia.

  • 1986, Réalisatrice de Je songe au vieux soleil, deux monologues adaptés de "Le Bruit et la Fureur"de William Faulkner par Laurence Mayor et d'après une mise en scène d'Alain Françon. Rosa Coldfield, 33 min, avec Laurence Mayor et Quentin Compson (39 min) avec André Marcon.Production : Arcanal (CNC), Festival d’Avignon, Théâtre Ouvert, Théâtre Éclaté. Les deux films sont sélectionnés par le Festival international de vidéo de Montbéliard et le festival de Riccione (Televisione e video d’auttore) en Italie.
  • 1987, Sélectionnée avec 13 autres artistes européens dans le cadre d'une formation aux nouvelles technologies de l'image par le Centre européen de recherche en images de synthèse (Cerise) elle réalise un court métrage en images de synthèse Yemanja à partir de deux tableaux de Dali.
  • 1989-1996, conception, recherche et écriture de l’ensemble multimédia Genesis, inspiré par les récentes découvertes en génétique humaine. Conseiller scientifique Bertrand Jordan, chercheur en biologie moléculaire. Malgré le soutien de chercheurs (dont deux Prix Nobel de médecine Jean Dausset et François Jacob) et des professionnels du cinéma, des ministères de la Recherche et de la Culture pour l’aide à l’écriture, le projet, complètement écrit et storyboardé, ne sera pas réalisé pour des raison techniques et politiques. La réalisation du projet qui comportait un court métrage en images de synthèse, "Genesis ou l’œuf philosophe" et un long métrage "Le Prix du sang" s’est heurté à deux obstacles : il utilisait pour le court métrage des techniques de pointe en images de synthèse et en 3D (prestataires Jerzy Kular, Christian Guillon, Sogitec / Ex Machina) trop coûteuses à l’époque (fin années 80, début 90) et dénonçait pour le long métrage l’omerta liée au scandale du sang contaminé.
  • 1992, Ma télé à moi, 12 min. Co-auteure et journaliste. Réalisation Jean-Louis Le Tacon. Production : Ex Nihilo, Canal Plus. Diffusion Canal+.
  • 1994, "Bleu Passion", 52 min. Coauteure et journaliste. Réalisation Jean-Louis Le Tacon. Dans le cadre d’une soirée Thema pour Arte : La Nuit Bleue, rencontre avec des passionnés du bleu. Production : ZDF Arte, Nova Productions. Diffusion Arte.
  • 1995, "Écrire", 26 min. Co-auteure et co-réalisatrice avec Jean-Louis Le Tacon.Quelle place tient l'écriture dans la vie de nos contemporains ? Professionnels de l'écriture exclus, bien entendu. Production : Ministère de la Culture, Direction du Patrimoine, FR3 Ile de France, Point du jour.

Diffusion FR 3 / émission "Qu’est-ce qu’elle dit Zazie?"

  • 2000, Réalisatrice de La Belle vie… Paris, paroles d’enfants[5], 59 min. Musique d'Emmanuel BEmmanuel BexexDeux groupes d’enfants de la même classe d’âge (5e de collège), pris dans deux collèges de deux quartiers de Paris très différents : Collège Sonia Delaunay à Stalingrad en ZEP, collège Henri IV au Panthéon. Ils suivent séparément des ateliers d’improvisation théâtrale, imaginent une séance photo, parlent de ce qu’ils sont, de ce qu'ils vivent, de ce dont ils rêvent et finissent par se rencontrer. Production : TV10 Angers, Nova Productions. Diffusion TV10 Angers, avril 2000.
  • 2014-2017, Réalisatrice de trois films pour l'ensemble mélusine, récit en trois mouvements et treize tableaux[6]: Une étrange histoire… clip (4 min), mélusine, récit en trois mouvements et treize tableaux, création vidéo (38 min), Un livre d'artiste c'est quoi... exactement ? documentaire (22 min).

Production Le Krill éditeur / Mélusine & Cie. Diffusion : un coffret en triptyque diffusé hors collection par Supernova Éditions.

Parutions[modifier]

  • Mai 1967, Prolégomène à un premier manifeste pour une internationale anarchiste, plaquette rédigée et publiée par le Groupe Libertaire de Ménilmontant, 16 pages, Mai 1967.
  • 2008, est publié aux Éditions de la Différence, Le Krill éditeur, Quand l’Obéissance est devenue Impossibleun coffret de quatre recueils : 1 - "Vertige de l’Écart" 2 - "Les Brutes" 3 - "L’Indépendance du Sourire" 4 - "Les Chemins du Désir". (ISBN 978-2-9548180-5-4)
  • 2015, contribution à Muse toi-même !, anthologie arbitraire de la poésie féminine au XXIe siècle. Guilhem Fabre (Direction), édition Le Bateau ivre. (ISBN 109262211X)
  • 2007-2018, Le Krill éditeur et Mélusine & Cie, produisent et publient l’ensemble Mélusine, récit en trois mouvements et treize tableaux, qui deviendra un de 14 mètres d’envergure en estampe numérique réalisé avec le peintre Pierre Jaouën (Tirage 26 exemplaires) et un coffret] comportant le livret du récit Mélusine, le cd de l’album] réalisé avec Emmanuel Bex et le dvd de trois films] qu'elle réalise sur l’ensemble
  • 2018, paraît Petites notes amoureuses un livre d’artiste avec le peintre et graveur Gérard Serée, gravures eau-forte et pointe sèche sur vélin 250 g. Textes d’Emmanuelle k. écrits de sa main. (tirage 6 exemplaires). Atelier Gestes & Traces, Nice.
  • 2019, parution de L’Oiseleur, conte courtois, chez Supernova éditions. (ISBN 978-2-490353-04-0)[7].

Discographie[modifier]

coleader[modifier]

Critique[modifier]

En , Raoul Vaneigem dit d’elle : « Je pense que la voix des poètes est trop peu entendue. Si Hölderlin se trouvait déjà autorisé à railler "mais en ces temps à quoi bon des poètes !", il me semble qu’il aurait été aujourd’hui condamné plus prématurément encore au silence et à la folie. Il y a dans l’œuvre d’Emmanuelle K. cette authenticité qui tend désormais à disparaître. Nous sommes ici à contrecourant de la quête ordinaire d’une notoriété vide »[8].

Novembre 2008, Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des poètes ''.. Je suis très sensible, à première lecture (trop) rapide à votre écriture vive, sensuelle, en- gagée - qui porte une énergie, un souffle singulier... ''

Novembre 2008, Abdellatif Laâbi, poète, prix Goncourt de la poésie 2009 :

''... La complicité est là, au-delà de toute espérance. C'est vrai que dans le ronron poétique courant, parfois l'on désespère d'entendre une voix qui sorte d'un corps vivant et non des brumes cérébrales, une voix qui atteste, fulmine et dénonce comme elle d'emmanuelle k.. Comme quoi il y a encore des humains parmi les poètes.''

Références[modifier]

  1. Revue internationale situationniste, Les scissions de la F.A., Paris, Internationale Situationniste, , 72 p. (lire en ligne), p. 66,67
  2. Collectif, Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations, Paris, Gallimard, 1968, réédition 1998, 320 p. (ISBN 2070274187)
  3. Emmanuelle k., Quand l'Obéissance est devenue Impossible, Paris, La différence, (ISBN 978-2-9548180-5-4)
  4. Sophie Nauleau, « Emmanuelle K. & Shafiq Naz », sur franceculture.fr, (consulté le 18 septembre 2019).
  5. « La Belle Vie... - Paris, paroles d'enfants », sur film-documentaire.fr (consulté le 18 septembre 2019)
  6. « Vous dégusterez bien quelques écrits, images et musiques ? », sur politis.fr, (consulté le 18 septembre 2019).
  7. [PDF] « Envol », sur eure-en-ligne.fr (consulté le 18 septembre 2019), p. 10.
  8. « Emmanuelle K. », sur printempsdespoetes.com (consulté le 18 septembre 2019).

Annexes[modifier]

Articles connexes[modifier]

  • Internationale situationniste
  • Anarchisme
  • Surréalisme
  • Poésie
  • Guy Debord
  • Raoul Vaneigem
  • Emmanuel Bex
  • Benjamin Péret
  • Kiki Picasso

Liens externes[modifier]

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