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ECO-Conseil

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ECO-Conseil est une association de droit local fondée en 1987, à Strasbourg, œuvrant à la sensibilisation et l’accompagnement des acteurs du territoire aux enjeux de transition écologique. Depuis 1988, l’Institut propose notamment une activité de formation, à travers la mise en œuvre d’un Mastère spécialisé Éco-conseiller, en partenariat avec l’INSA Strasbourg. Dans son sillage, plusieurs instituts de formation se sont progressivement structurés en Belgique, au Canada, et plus récemment en Tunisie et au Maroc, donnant ainsi davantage corps à la réalité du métier[1]. Le Réseau d’Éco-Conseillers à l’International (RÉCI) assure aujourd’hui une coordination des acteurs entre les différents pays membres.

Historique[modifier]

La fin des années 1980 marque l’avènement des préoccupations environnementales dans le discours politique, notamment en Europe. À cet égard, l’année 1987 est baptisée « année européenne de l’environnement »[2]. Dans ce contexte, la Commission des Politiques Européennes, en lien avec les collectivités alsaciennes, entreprend la création de quatre postes d’éco-conseiller dans la région. Cependant, la conduite du métier se heurte très vite à des réalités de terrain, réclamant davantage d’acquis théoriques et pratiques. Décision est alors prise de créer une formation dédiée, et l’Institut ECO-Conseil naît de cette nécessité, sous l’impulsion d’Esther Pater-Davis[3].

Un an plus tard, des financements alloués par la région Alsace, le ministère de l’Environnement ainsi que le Fonds Social Européen, permettent de structurer un premier programme pédagogique, puis de le pérenniser sur trois ans, avec pour objectif de former près d’une centaine d’éco-conseillers au cours de la période.

En 1989, un partenariat est noué avec l’ENSAIS (École Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg) – qui deviendra en 2002 l’INSA Strasbourg – inscrivant la formation d’éco-conseiller au titre de Mastère spécialisé[4], et donnant ainsi aux étudiants un accès aux locaux et services de l’enseignement supérieur.

Dès 1990, deux éco-conseillers belges, issus de la première promotion formée à Strasbourg, fondent à Namur un second Institut Eco-Conseil et entendent y dispenser une formation similaire[5]. En parallèle, à la suite d’une concertation avec ECO-Conseil, la Banque Populaire du Haut-Rhin déploie PREVair[6], un service de prêt « travaux à caractère écologique » conçu pour financer l’achat de matériels écologiques et peu énergivores, et ainsi accélérer la rénovation énergétique des logements sur le territoire. Le dispositif emporte rapidement l’adhésion des entreprises et des particuliers, soucieux de réaliser des économies d’énergie. Cette réussite permet à ECO-Conseil de cultiver une notoriété naissante au sein de l’écosystème alsacien, qui se voit de plus en plus sollicitée par les entreprises locales.

En conséquence, l’association s’affirme dans son intention de sensibiliser tous les acteurs du monde socio-économique, à travers la constitution d’un département « Entreprises ». Dès lors, elle réalise diverses interventions sur le territoire, en partenariat avec la Chambre des Métiers d’Alsace et différentes organisations professionnelles[7]. En outre, pour assurer un maillage efficace du territoire alsacien, une antenne d’ECO-Conseil est déployée à Mulhouse en 1994, avec le soutien de la municipalité.

De son côté, le département « Formation », localisé à Strasbourg, continue d’attirer, notamment à l’international, tandis que son modèle s’exporte de plus en plus. Des éco- conseillers originaires d’Europe centrale se proposent notamment de monter des formations de conseil en environnement à leur retour dans leurs pays d’origine. En 2002, Claude Villeneuve, ancien directeur d’ECO-Conseil, fonde une formation en éco-conseil au sein de l’Université de Chicoutimi[8], au Québec, et entend cultiver des liens étroits avec l’institut historique.

Deux ans auparavant, les deux antennes alsaciennes se sont par ailleurs regroupées au sein de l’unique site de Strasbourg, qui affiche déjà un bilan de plusieurs centaines d’interventions réalisées auprès de différentes filières professionnelles. Des éco-guides thématiques ont notamment été publiés, selon les secteurs d’activité[9].

En 2005, la Communauté urbaine de Strasbourg mandate ECO-Conseil[10] pour assurer la coordination et la réalisation du programme TRICETOP, centré autour de la collecte sélective, au sein des écoles, collèges et lycées de son territoire. Dans le même temps, l’association démontre une réelle compétence dans la gestion et la dynamisation des jardins collectifs de la Ville. De fait, le jardinage urbain et les actions de sensibilisation en milieu scolaire deviennent rapidement ses deux axes prioritaires. De plus, l’institut ECO-Conseil devient dès 2010 le correspondant régional du JTSE – Jardin dans tous ses états[11] , et organise divers événements fédérateurs de la communauté locale des jardiniers amateurs. Par ailleurs, en 2012, la Ville de Strasbourg organise à son tour un colloque international, intitulé « Villes Jardinées et Initiatives Citoyennes », auquel participe activement l’association[12]. En 2013, et pour saluer son action globale sur la thématique des jardins partagés, un « Laurier régional » de la Fondation de France est décerné à ECO-Conseil[13].

En 2014, ECO-Conseil organise, en partenariat avec ses homologues belges et québécois, un colloque partagé sur les enjeux de gaspillage alimentaire[14], posant les premiers jalons d’une collaboration à plus grande échelle. En 2016, le Réseau d’Éco-Conseillers à l’International (RÉCI) naît du besoin de renforcer les attaches et de mutualiser les initiatives au niveau international[15].

L’année 2017 renoue avec les deux cœurs de compétence de l’association, qui parvient de surcroît à en opérer la synergie au sein de ces divers projets. La Ville de Strasbourg missionne ainsi ECO-Conseil pour conduire une enquête sur les pratiques de jardinage pédagogique dans les écoles et préfigure d’ores-et-déjà de la compétence de l’association dans l’animation de ce réseau sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg. La même année, ECO-Conseil conçoit et diffuse un « Manuel de l’École du Dehors »[16], promouvant les principes de ladite démarche et permettant aux écoles maternelles de s’imprégner de cette méthodologie et de disposer d’outils pour la mettre en œuvre.

En 2019, ECO-Conseil devient le pilote de la manifestation strasbourgeoise des « 48H de l’Agriculture Urbaine »[17], en synergie avec plus de 15 villes de France, Espagne et Belgique. Dans le même temps, la formation d’éco-conseiller reprend, après une année de pause et de restructuration, nécessaire pour s’adapter et refléter les nouvelles réalités du marché de l’emploi.

En 2021, la Ville de Strasbourg délègue à l’association la conduite d’une concertation d’ampleur autour des enjeux de déminéralisation et de végétalisation des cours d’école[18]. De cette initiative naissent les Cours Oasis, qui aspirent à doter les établissements scolaires d’équipements et d’aménagements propices à la pédagogie en lien avec la nature et au bien- être des enfants. Ce projet répond aux objectifs municipaux de rendre perméable les sols et reverdir l’ensemble des écoles et crèches publiques de la Ville d’ici 2025[19].

Le métier d’éco-conseiller[modifier]

Formé pour opérer en interface, l’éco-conseiller se positionne au carrefour de diverses disciplines et différents corps de métier. Il dispose d’une formation généraliste sur la plupart des grands domaines de l’environnement et du développement durable et aspire à sensibiliser et accompagner les initiatives de transition écologique au sein des organisations qui recourent à ses services.

En outre, ses compétences en matière de gestion de projet, de communication et de facilitation lui permettent d’agir et d’interagir en transversalité et de façon organique avec la quasi-totalité des interlocuteurs composant la chaîne de décision. Ainsi, l’éco-conseiller est amené à développer une pensée systémique des enjeux et des problématiques environnementales, ainsi qu’à conduire la concertation le cas échéant, déléguant aux experts la conduite des réalisations opérationnelles.

Notes et références[modifier]

  1. Claude Villeneuve et Nicole Huybens, Les éco-conseillers, promoteurs et acteurs du développement durable, VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement, décembre 2002, Volume 3 Numéro 3 (consulté le 06 janvier 2023)
  2. Lavoux, L'histoire chaotique de l'information environnementale en France, Annale des Mines –Responsabilité et Environnement, 2016/1 (N°81), p. 2-3.
  3. « Esther Peter-Davis : traductrice de luttes tous azimuts », Rue89Strasbourg.com, 12 juin 2018 (consulté le 6 janvier 2023)
  4. « Mastère « éco-conseiller » de l’INSA Strasbourg : la fabrique des conseillers verts », LeMonde.fr, 6 janvier 2015 (consulté le 6 janvier 2023)
  5. « Devenez éco-conseiller », LaLibre.be, 8 décembre 2011 (consulté le 6 janvier 2023)
  6. Arnaud Berger, Le financement de l’environnement, Annale des Mines –Responsabilité et Environnement, 2008 (N°50), p. 32.
  7. « Eco-conseil à Mulhouse », Antenne 2 Le Journal 20H - 29.10.1989, ina.fr (consulté le 6 janvier 2023)
  8. Claude Villeneuve, Éco-conseil : le défi d'appliquer le développement durable au deuxième cycle universitaire, VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement, janvier 2013, Hors-série 13 (consulté le 6 janvier 2023)
  9. Direction académique de Bas-Rhin, Les organismes partenaires en matière d’éducation à l’environnement et au développement durable [PDF], document actualisé en novembre 2015
  10. ECO-Conseil Entreprises, Eco-guide professionnel : les métiers du bois, side.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 9 janvier 2023)
  11. Jardins-partagés.org, rubrique « Qui contacter » (consulté le 9 janvier 2023)
  12. « COLLOQUE INTERNATIONAL STRASBOURG - VILLES JARDINéES », vertlejardin.fr, 10 janvier 2012 (consulté le 9 janvier 2023)
  13. « Concours des Lauriers de la Fondation de France », francebleu.fr, 30 avril 2013 (consulté le 9 janvier 2023)
  14. « Université d'automne à Strasbourg sur le gaspillage alimentaire (octobre 2014) », mediaterre.org, 8 septembre 2014 (consulté le 9 janvier 2023)
  15. . « L’UQAC collabore au projet de création d’une Réseau éco-conseil international », uqac.ca, 31 août 2018 (consulté le 9 janvier 2023)
  16. « Manuel de l’école du dehors », archiclasse.education.fr, 16 juin 2020 (consulté le 9 janvier 2023)
  17. « Les 48 heures de l'agriculture urbaine à Strasbourg », francebleu.fr, 4 mai 2019 (consulté le 9 janvier 2023)
  18. « Créer un jardin-oasis dans les cours d’écoles : santé, sérénité et espaces récréatifs à la clé ! », grand-est.prse.fr, 7 décembre 2021 (consulté le 9 janvier 2023)
  19. « À Strasbourg, les écoles peuvent candidater pour végétaliser leurs cours », dna.fr, 8 février 2021 (consulté le 9 janvier 2023).

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