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Dominique Steiler

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Dominique Steiler est né à Metz le 5 novembre 1963. Il est docteur en management de l’Université de Newcastle et professeur senior à Grenoble École de Management où il dirige la chaire de recherche et d’enseignement Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique. Auteur de livres et d’écrits dans les domaines du développement personnel et managérial, il est connu pour avoir été pionnier dans les actions traitant de la gestion du stress et du bien-être professionnel. Au-delà, avec ses collègues, il propose et porte la notion de Paix économique. Il a également introduit la pleine conscience dans les domaines de l’enseignement supérieur et des entreprises.

Carrière[modifier]

Assistant à l’UFR STAPS de Nancy en 1986-87, il entre dans la Marine nationale, pour devenir pilote de chasse de l’Aéronautique navale en 1987. Il quitte la Marine en 1994, travaille deux ans comme expert indépendant pour l’aéronautique civile sur des questions de Facteurs Humains. Après un master de conseil en management, il s’installe à Grenoble comme consultant et se spécialise sur les questions de stress et de bien-être au travail. Il entre à Grenoble École de Management en 1999 où il crée tout d’abord le Centre Développement Personnel et Managérial, puis la chaire de recherche et d’enseignement Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique.

Travaux[modifier]

La paix économique[modifier]

Après avoir mené plus de 15 ans de réflexions sur le stress, la violence et le bien-être au travail et face aux questionnements du mal-être qui semble se généralisé, en 2008, avec ses collègues Raffi Duymedjian et Jean-Marc Huissoud, il propose pour la première fois un cours de spécialisation Éducation à la Paix économique à Grenoble école de management. L’objet de ce cours, qui existe toujours neuf ans après, est de permettre aux étudiants de poser les bases d'un état de production de valeur s'appuyant sur des principes différents de ceux de la guerre économique, état dynamique que nous désignons par celui de Paix Economique. Sollicité par plusieurs dirigeants, il fonde en 2012 une chaire de recherche qui s’interresse, par une approche interdisciplinaire, à ce concept de paix économique dans les sphères de l’intime, du relationnel, du managérial et de l’organisationnel.

La guerre offre toujours au militaire l’horizon d’une paix possible qui rend son engagement compatible avec l’espoir d’un temps meilleur et l’envie de contribuer au bien commun. La guerre économique ne crée pas cette perspective. Elle n’offre aucun avenir et n’a pour horizon qu’elle-même, justifiant ainsi un état de violence institutionnel permanent. Cette guerre attise son propre feu par les menaces et les peurs qu’elle engendre - perte d’emploi, délocalisation, chômage... Enracinée dans la vision présocratique de Polemos, incarnation divine de la guerre, elle pose comme naturelles et légitimes, les conditions d’un conflit nécessaire et père de toute chose. Elle ne laisse alors qu’une seule orientation possible, celle de se comporter comme une société de mercenaires qui proposent leurs services au plus offrant, ne voyant dans les crises que de plus grands bénéfices. L’intention première de la paix économique serait donc d’inventer un horizon qui redonne du sens et qui, par le partage et la mise au service, réintroduit de l’émerveillement et de la beauté dans la vie quotidienne. Si la guerre réelle laisse entrevoir un espoir, celui d’un temps de paix à venir, la paix économique propose d’ouvrir une espérance, une orientation de l’être qui ne promet rien, mais qui incline davantage à y contribuer. Le concept même de paix économique n’est qu’à son début de développement. Donner une définition à cette étape n’est donc pas simple. Voici pourtant deux voies qui sont proposées pour appréhender la démarche. « La paix économique serait une orientation pour laquelle une entreprise, un manager, un collaborateur, en préservant les grandes valeurs humaines, créent de la richesse au profit du bien commun et de l’épanouissement de l’ensemble des parties prenantes, dont ils font partie, dans le cadre plus vaste de leur responsabilité sociale et humaine. »

Cette approche positive est très inspirante. Elle contient cependant le défaut de prêter immédiatement le flanc à la critique, tant chaque mot utilisé peut être interprété de plusieurs manières. Il est aussi possible de présenter la paix économique, non pas négativement, mais « par la négative », à la manière apophatique, pour éviter que l’idée que l’on s’en fait ne soit immédiatement mise en cause dans son inadéquation à délimiter un système complexe, encore loin d’avoir été suffisamment étudié. Elle ressemblerait alors à ceci :  La paix économique est une orientation pour laquelle une entreprise crée de la valeur sans détruire ses concurrents, manipuler ses clients, exploiter ses fournisseurs, exercer une quelconque violence vis-à-vis de ses collaborateurs et ignorer ses responsabilités sociétales, autrement dit, sans nuire à ses parties prenantes.

Ainsi, la paix économique se présente en trois étapes :

  1. La paix comme intention représente le premier pas. La plupart des entreprises ont défini les valeurs clés sur lesquelles elles voulaient se positionner. Malheureusement, elles ont du mal à les mettre en action ce qui provoque souvent leur perte. Ces valeurs ont pourtant rôle de boussole, de cap à tenir. Très fragiles et évanescentes, elles sont néanmoins fondamentales pour ne pas perdre sa route et risquer de se retrouver dans une posture où nos valeurs ne semblent vraies qu’en dehors du travail.
  2. La paix comme chemin se caractérise par les nouvelles voies que créent les acteurs pour réinventer des modalités de fonctionnement qui permettent de maintenir le cap des valeurs choisies. Il est possible ainsi de décider de l’autonomie des collaborateurs ou du soutien apporté à ses fournisseurs. Il ne s’agit pas ici d’une vision purement stratégique pour un retour sur investissement, mais de la conviction que de l’épanouissement conjoint des parties prenantes naîtra un réseau plus résilient et une performance partagée.
  3. La paix comme fondation est un changement de paradigme. Il ne s’agit plus de voir la paix comme un état lointain, qui contient ontologiquement les racines de son propre échec, mais comme le simple engagement personnel et journalier de clarifier ses intentions puis de pacifier son corps, ses émotions, ses pensées avant d’entreprendre une nouvelle action, décision ou relation. Par ce comportement est donnée plus de chance à la paix d’exister non comme une récompense attendue, mais comme une composante possible de la vie. C’est ici qu’interviennent la pleine conscience et sa capacité à mettre chacun en pleine responsabilité face aux situations vécues.

Publications[modifier]

Annexes[modifier]

Articles connexes[modifier]

Sources[modifier]

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