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David Lynch

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Analyse de l'œuvre[modifier]

Le travail de David Lynch, qui met monde quotidien et imaginaire sur le même plan, est rebelle à toute étiquette[1]. Il développe, dans ses séries comme dans ses films, un univers surréaliste très personnel où se mêlent cinéma expérimental, cinéma de genre, arts graphiques et recherches novatrices, tant sur le plan dramaturgique que plastique (images hypnotiques, bande sonore inquiétante, goût du mystère, de la bizarrerie et de la difformité...)[2]. On note plusieurs références à la peinture (Jérôme Bosch, Edward Hopper, Francis Bacon etc.)[1]. Si Elephant Man, Blue Velvet, Sailor et Lula et Une histoire vraie développent une histoire totalement ou globalement compréhensible, ses autres réalisations brisent les codes d'une narration cinématographique linéaire et conventionnelle[1],[2]. Les lois du film noir en particulier sont utilisées, détournées puis finalement détruites : c'est le cas dans Twin Peaks: Fire Walk with Me (1992), Lost Highway (1997) et Mulholland Drive (2001)[3]. Ces deux derniers films sont représentatifs de la manière dont le cinéaste abandonne son intrigue à mi-parcours et passe dans un contexte bouleversé où les acteurs semblent interpréter des rôles différents et où les décors occupent une fonction nouvelle[1],[2]. La lisibilité du récit est volontairement brouillée et une énigme irrésolue se dissémine dans un monde sophistiqué dans lequel le sens s'efface et la frontière entre réalité, cauchemar et hallucination disparaît[4]. Par ailleurs, Lynch n'hésite pas à manipuler certains clichés cinématographiques de manière subversive : dans Blue Velvet, il transforme en cauchemar l'idéalisme des années 1950 et le modèle dominant des banlieues cossues de la middle class blanche[1]. La série Twin Peaks s'amuse, quant à elle, à aller du mélo à l'angoisse, en passant par la comédie[1]. Son cinéma, silencieux et anxiogène, mêle la violence, le macabre et le grotesque à une forme de normalité sociale et cherche à retranscrire la réalité profonde des fantasmes, en passant d'un monde lumineux à un univers nocturne où surgissent des pulsions refoulées[1],[5].

Lynch acteur[modifier]

En plus de ses talents variés derrière la caméra (compositeur, monteur, mixeur, décorateur, animateur, producteur, scénariste, cadreur, ingénieur du son, réalisateur), David Lynch est aussi acteur. Il se met lui-même en scène dans la série Mystères à Twin Peaks et le film homonyme, où il tient le rôle de l'agent Gordon Cole, dont la particularité est d'être malentendant. Il collabore également avec d'autres réalisateurs, comme Tina Rathborne (Zelly and Me, 1988), Michael Almereyda, en endossant le rôle d'un réceptionniste d'une morgue dans Nadja (1994) puis, récemment, dans Midnight Movies, un documentaire de Stuart Samuels (2006). Il joue également dans Lucky de John Carroll Lynch, sorti en 2017.

Musiciens dans les films de Lynch[modifier]

Lynch semble s'amuser à inclure dans ses castings des musiciens célèbres.

  • Dans Dune, le chanteur Sting joue un rôle de méchant.
  • Dans Sailor et Lula, le musicien John Lurie joue le rôle de Sparky.
  • Dans Twin Peaks: Fire Walk with Me, c'est le chanteur Chris Isaak qui joue un des agents du F.B.I. Dans le même film, on peut voir David Bowie parmi l'équipe du FBI dirigée par le personnage de Lynch.
  • Dans Lost Highway, Henry Rollins joue le rôle d'un gardien de prison et le réalisateur fait apparaître en guest Marilyn Manson et Twiggy Ramirez dans les rôles secondaires de deux pornstars.
  • Dans Mulholland Drive, Angelo Badalamenti interprète Luigi Castigliane et il joue le pianiste dans Blue Velvet
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  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 et 1,6 David Lynch sur le site du cinéclub de Caen, consulté le 19 novembre 2013.
  2. 2,0 2,1 et 2,2 « L'ange du bizarre chez David Lynch » par Frédéric Strauss sur le site de l'encyclopædia Universalis, consulté le 19 novembre 2013.
  3. « L'envers et l'endroit chez David Lynch » par Frédéric Strauss sur le site de l'encyclopædia Universalis, consulté le 19 novembre 2013.
  4. « Le proche et le lointain chez David Lynch » par Frédéric Strauss sur le site de l'encyclopædia Universalis, consulté le 19 novembre 2013.
  5. David Lynch sur l'encyclopédie Larousse, consulté le 19 novembre 2013.