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Centrale syndicale humanisme

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La Centrale Syndicale Humanisme, en abrégé CSH, est un regroupement de syndicats, d’associations et d’organisations de la Société Civile de Droit ivoirien ; créé le 23 octobre 2010 à l’Institut National de la Santé Publique (INSP) de la Commune Adjamé à Abidjan.

Avec plus de cent trente sections de base et sept secteurs d’intervention, la CSH fait partie des organisations syndicales les plus représentatives de la Côte d’Ivoire.

L'actuel Secrétaire Général du Bureau Exécutif Central de la Centrale Syndicale Humanisme est SORO Mamadou[1].

Historique CSH[modifier]

Pionnière du retour au multipartisme en Côte d’Ivoire[modifier]

Les racines profondes, de la Centrale Syndicale Humanisme (CSH) plongent en réalité dans le combat pour le retour au multipartisme en Côte d’Ivoire. Combat qui a connu son point d’achèvement en 1990 avec la libéralisation de l'espace démocratique par le président Félix Houphouët-Boigny[2], premier et unique chef d’État du pays jusqu'à cette date.

Dès son accession à l’indépendance le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire a amorcé sa construction avec le parti État PDCI-RDA ; bien que la Constitution d'alors consacrait le multipartisme comme système de gouvernement politique, le pays demeure sous la férule de ce parti unique jusqu'à fin des années 80.

Pendant trois décennies, cette ancienne colonie française a connu une relative atmosphère de quiétude et de stabilité, hissant le pays au rang de première puissance socio-économique francophone d'Afrique de l'Ouest.

La donne a changé le 9 novembre 1989, avec la chute du mur de Berlin. Cet évènement a non seulement mis fin à la période de Guerre froide (antagonisme militaire entre le bloc de l'Est et celui de l'Ouest), mais elle a surtout eu pour conséquence l'instauration d'un nouvel ordre politique mondial. Le signal fort de nouveau départ a été donné aux dirigeants africains, par le président français François Mitterrand, lors de la Conférence de La Baule.

Dorénavant, l'aide publique au développement à l'endroit des anciennes colonies française d'Afrique est conditionnée par l'ouverture à la pluralité politique. Bien qu’avertis de ce changement de paradigme, nombres de chefs d’État du continent ont continué de faire la sourde oreille face aux injonctions de leurs parrains du temps de la guerre froide.

En 1990, violemment secouées par les mouvements de revendications des syndicats, les autorités politiques ivoiriennes se sont résignées à accepter le retour au multipartisme. Au rang des pionniers de cette lutte, de nombreux syndicalistes qui compteront plus tard parmi les Membres Fondateurs de ce qui deviendra quelques années plus tard la CSH[3].

Notes et références[modifier]

  1. « Centrale Syndicale Humanisme ( Côte d'Ivoire) », sur www.lecnp.ci (consulté le 22 mai 2018)
  2. Frédéric Grah Mel, Félix Houphouët-Boigny. Biographie, Paris, Karthala-CERAP
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