Vincent Goffart

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Vincent Goffart, né en 1942 à Bruxelles, est un journaliste et homme de lettres belge et un militant wallon.

Biographie[modifier]

Vincent Goffart étudie le droit de 1960 à 1965 à Louvain et Bruxelles. Il dirige en 1961-62 Balisage, un mensuel étudiant louvaniste, participe à la rédaction d'un manifeste sur le syndicalisme étudiant[1] et crée en 1962 L’Etudiant, organe du MUBEF[2].

Chercheur en sciences politiques à la faculté de Namur en 1967 dans le cadre de la Fondation Travail-Université créée par Max Bastin, il y lance des études sur l'électorat wallon[3].

De 1964 à 1982, il collabore régulièrement à La Revue Nouvelle, d’inspiration progressiste chrétienne. Membre dès du comité de direction et de l’équipe politique, il crée la rubrique Politique du mois et écrit de nombreux articles sous son nom et sous ceux de Georges Véhan, Jean Moërs et Trencavel (pour ce dernier en collaboration avec, principalement, Michel Molitor, Marc Delepeleire et François Martou).

Dès , cette équipe produit un dossier jugé alors audacieux sur la Belgique en crise, qui se prononce en faveur d’un « rassemblement des progressistes » réunissant socialistes et démocrates-chrétiens ainsi que d’une large décentralisation voire d’un fédéralisme fondé sur la solidarité de la Wallonie et de Bruxelles. En ligne de mire : la rénovation de la gauche, la réforme du système politique et le redressement de la région wallonne[4].

Auparavant, en , Vincent Goffart plaide pour le bipartisme dans un exposé sur la participation politique à la 48e semaine sociale wallonne organisée par le MOC (Mouvement ouvrier chrétien)[5]. Suivront de nombreux articles dans différents organes liés au mouvement : la Revue de l’Action sociale catholique, Démocratie et, sous le pseudonyme de Pierre Forrest, La Cité. Autres contributions au journal Le Monde, au Courrier hebdomadaire et aux Dossiers du CRISP, centre de recherche et d’information socio-politiques, à Res Publica, revue de l’institut belge de science politique, aux revues Esprit (sous le pseudonyme de Philippe Novandres) et Mai.

Vincent Goffart participe à l’été 1968 à la création du Mpopu (mouvement pour le pouvoir populaire) qui voulait proposer une analyse critique du pouvoir politique, économique et culturel en Belgique[6]

En 1969, il adhère au mouvement Objectif 72 Bruxelles-Wallonie, où se sont retrouvés, à l’appel de Germain Capelleman, des militants fédéralistes d’origines démocrate-chrétienne et socialiste. Il a été ensuite l’un des membres du groupe B.Y. formé à l’initiative de Max Bastin et de Jacques Yerna. Le groupe a réuni durant plusieurs années des militants ouvriers et des intellectuels socialistes et démocrates-chrétiens qui ont tenté de définir, en marge des partis traditionnels, un programme politique pour une Wallonie plus autonome gouvernée par un rassemblement des progressistes.

Fonctionnaire européen de 1972 à 2002, il anime, pour les services d’information de la Commission, les séries Documentation européenne (1968-1974), créée par Jules Gérard-Libois, et Le dossier de l’Europe (1979-1992), créé par André Sidet.

Au cours des années 90 et 2000, Vincent Goffart, qui reste attaché au principe du bipartisme, se rapproche néanmoins des écologistes tout en s'affirmant favorable à l’indépendance d’un ensemble Wallonie-Bruxelles. Il soutient des expériences de microcrédit solidaire menées en Wallonie et à Bruxelles par Crédal et dans le tiers-monde par Kiva, Alterfin et Entrepreneurs du monde..

Vincent Goffart a en outre écrit de nombreux poèmes.

Bibliographie[modifier]

  • Paul Vanden Boeynants, sa carrière, éditions Capitales, Bruxelles, 1969, publié sous le pseudonyme de Noël Hirson.
  • Jonathan à perte de temps, roman, éditions Marabout Science-Fiction, Verviers, 1975.
En collaboration
  • Quelle Wallonie ? Quel socialisme ?, coédition EVO-Fondation André Renard, 1971
  • Priorité 100.000 emplois, ibidem, 1975

Notes et références[modifier]

  1. Le syndicalisme étudiant, Union générale des étudiants de l'UCL, 1962.
  2. Mouvement des étudiants universitaires belges d’expression française. Voir Mathilde Collin L’illusion identitaire des étudiants francophones, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylants, 2008.
  3. Daniel-Louis Seiler et Jean Raes Idéologies et citoyens – analyse d’un échantillon de l’électorat wallon, Editions Vie Ouvrière (EVO), Bruxelles, 1970.
  4. Voir le petit dossier « François Martou sans étiquette », publié dans le n° de mars 2009 de La Revue Nouvelle
  5. Actes publiés dans La participation dans la société industrielle et urbaine, éditions Vie Ouvrière (EVO), Bruxelles, 1967.
  6. Voir Michel Molitor, "une ligne droite" dans le dossier cité ci-dessus, La Revue Nouvelle, mars 2009.

Liens externes[modifier]

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