Bienvenue sur EveryBodyWiki ! Créez un compte ou connectez vous pour participer, améliorer ou créer un article, une biographie (la vôtre ?), une page entreprise...


Millennial pink

De EverybodyWiki Bios & Wiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche



Le Millennial Pink est le nom donné à une palette de couleurs roses répandu dans les milieux de la mode, du design et du fooding approximativement au début de l'année 2016. Il est appelé « rose millénial » en français, mais reste majoritairement employé en France sous sa forme anglo-saxonne.

Il est aussi parfois appelé « Scandi Pink » ou « Scandinavian Pink »[1],[2], en référence au rose norvégien utilisé dans la décoration intérieure, et qui est rendu populaire sur la plateforme Pinterest en 2014 notamment par la diffusion de produits scandinaves comme ceux de Normann Copenhagen ; ou « Tumblr Pink » car la plateforme Tumblr est un lieu virtuel de diffusions d'un certain nombre d'images roses dont le Millennial Pink serait originaire.

Son nom se réfère aux Millennials, autre nom donné à la Génération Y, c'est-à-dire la population née entre 1980 et 2000, parce que la tendance du Millennial Pink les concernent tout particulièrement[3]. Nés au moment où l’usage d’internet s’est généralisé, les Millennials passent donc de nombreuses heures quotidiennes sur le web, ce qui explique notamment la propagation de la tendance principalement dans des cyberespaces, et notamment via les réseaux sociaux et l'utilisation du hashtag #millennialpink.

Depuis, tous les grands médias en parlent à travers le monde, qu'il s'agisse de Madame Figaro[4], Konbini[5],[6], The Guardian[7],[8], The Whashington Post[9], L'Observateur[10], Glamour[11], Forbes[12], Slate[13] ou les Inrockuptibles[14].

Couleurs du millennial pink[modifier | modifier le wikicode]

Les différents journalistes qui ont écrit un article sur le Millennial Pink ont eu du mal à le décrire, y compris Véronique Hyland qui le décrit comme étant une couleur « très distincte, mais qui existe dans des nuances variées[15]. » Déterminer très précisément les nuances correspondant à un terme de couleur quand celle-ci n’est pas perçu de la même manière par tout le monde se révèle très compliqué, d’autant plus que le terme est récent et cantonné à des domaines spécifiques comme celui de la mode ou du design.

Une description difficile[modifier | modifier le wikicode]

Le Millennial Pink est souvent décrit dans des comparaisons avec des fruits comme l'abricot[16] ou le pamplemousse[7], avec des éléments minéraux comme le diamant rose[10], avec des végétaux telle que la fleur de cornouiller[17] ou encore avec des animaux, et notamment le saumon[7],[17],[16]. Plusieurs sources définissent encore le rose millénial comme un rose auquel on aurait soustrait toutes les teintes de bleu[7],[11]. Le rose millénial est donc une couleur multiple, qui occupe dans le spectre du rose les parties adjacentes aux tons jaunes, orange, beige, blanc, voire gris, mais s’éloigne des zones attenantes au rouge et au violet[18][réf. à confirmer].

S’il est si difficile de décrire avec des mots ce qu’est le rose millénial, c’est que comme le précise la journaliste Nancy Mitchell, le rose millénial n’est pas vraiment une couleur mais une idée[19], rejoignant alors la pensée de Michel Pastoureau, à savoir que « les couleurs sont d’abord des concepts, des idées, des catégories intellectuelles[20] » avant d’être ce que nous en voyons.  Représentant davantage un spectre de couleurs qu’une couleur en tant que telle, Nancy Mitchell prend le parti de décrire le rose millénial par ce qu’il n’est pas :

Le rose millénial, pâle ou désaturé ou saumoné, est une sorte de rose non-rose, une distillation esthétique des idéaux du féminisme contemporain : sans cesse féminine, mais sans les associations contraignantes du passé. Il est, à bien des égards, défini davantage par ce qu’il n'est pas que par ce qu'il est : pas Barbie. Pas chewing-gum. Pas princesse[19].

Un « rose non-rose »[modifier | modifier le wikicode]

Le Millennial Pink n’est pas un nouveau rose car il s’inclut dans des nuances de roses déjà existantes. Il est une sous-catégorie de nuances de rose, regroupant un ensemble de teintes décrites comme se désolidarisant de la symbolique genrée qui lui est accolée depuis le XXe siècle[21], une nouvelle approche du rose qui est perçue comme valorisante car ne renvoyant plus à l’archétype caricatural de la féminité. Le Millennial Pink est ainsi un « presque rose »[18], ou, comme on le retrouve dans les descriptions des différents articles sur le sujet, un « rose pas-assez-rose »[16], une « nuance non-rose »[22] ou un « rose non-rose »[15].

Origines[modifier | modifier le wikicode]

Le nom de Millennial Pink apparaît pour la première fois le 2 août 2016 dans un article de la journaliste de mode Véronique Hyland pour le site The Cut, section mode du New York Magazine. Intitulé « Is There Some Reason Millennial Women Love This Color? »[15], Véronique Hyland décrit une tendance à la couleur rose qui envahit les réseaux sociaux (et notamment Instagram), et qui contamine le monde de la mode, de la téléphonie mobile et de la musique. Elle note ainsi la présence de nombreux éléments roses, tel que la marque cosmétique Glossier au packaging rose, les sac de la marque Acne Studio, la couverture du premier livre de Sophia Amouruso, #Girlboss, la campagne publicitaire de 2015 de la marque de sous-vêtements féminins Thinx, ou encore la couverture du recueil de nouvelles Sweetbitter de Stephanie Danler. D'autres rajoutent la façade rose poudré du Görlitzer Warenhaus présente sur l’affiche du film The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson comme un précurseur du Millennial Pink[23].

Le « Rose Quartz » de Pantone[modifier | modifier le wikicode]

Certains voient dans la sortie du modèle « or rose » de l'iPhone une origine possible au Millennial Pink[13],[23], mais Il semble que le Millennial Pink soit une tendance qui a transformé une couleur en symbole d'une époque et qui est apparue parce que correspondant à l'esprit du temps[24]. Néanmoins, on peut croire que Pantone a eu un rôle prédominant dans la diffusion de la tendance.

Depuis 2000, le Pantone Color Institute élit chaque année une couleur de l’année en se basant sur une analyse multimodale des tendances. La couleur de l’année de Pantone retentit ensuite sur les mondes de la mode, du design et du graphisme avec une influence certaine. Fait extraordinaire, le lauréat 2016 n’est pas une, mais deux couleurs : Pantone annonce le que le « Rose Quartz » (PANTONE 13-1520) et le bleu « Serenity » (PANTONE 15-3919) sont élus couleurs de l’année. Mais au-delà de leur qualités relaxantes et du contraste visuel qui se jouent entre ces deux tons, c’est bien au duo de couleurs traditionnellement genrées en Occident que nous avons affaire : le bleu des garçons et le rose des filles[25].

Il est revendiqué un dépassement de la dichotomie sexuée par l’appropriation de ses symboles chromatiques. Les couleurs de l’année 2016 se font donc écho aux mouvements sociaux vers l’égalité des sexes (égalité femme-homme, droits des personnes trans, mariage pour tous) et deviennent l’emblème d’une jeune génération, soi-disant moins encline à la catégorisation et ouverte à la fluidité du genre, en témoigne notamment la visibilité grandissante des personnes ayant une identité de genre neutre ou non-binaires dans les médias généralistes. Le « Rose Quartz » devient alors subversif dans la mesure où il prend à contre-courant la couleur rose et détourne sa couleur symboliquement féminine pour en faire la couleur du féminisme, de l’égalité des sexes, voire du neutre.

Propagation de la tendance via les réseaux sociaux[modifier | modifier le wikicode]

Mais si la tendance du rose millénial prend tant d’ampleur et si rapidement, c’est que les idoles des Millennials jouent elles aussi avec cette tendance, et drainent autour d’elles un flot de médias qui relayent leur adhésion à la mode du moment. La couleur en tant que variable d’action marketing[26], toute apparition d’une star en rose est sujette au buzz, c’est-à-dire à une communication médiatique virale qui focalise toute l’attention, notamment sur l’internet, durant un laps de temps très court.

Une tactique de promotion aussi attractive pour les médias qui publient leurs articles et obtiennent le nombre de visionnages nécessaires à leur page pour être suffisamment rémunéré par les publicités que pour les artistes, qui attirent ainsi l’attention sur leur personne et les produits qu’ils ont potentiellement besoin de vendre.

Quelques personnalités apparues en rose qui ont fait le buzz[modifier | modifier le wikicode]

  • En février 20016, Zayn Malik poste sur son compte Instagram un selfie où il arbore des cheveux roses[27] ;
  • En octobre 2016, Solange sort le clip A Crane in the sky où elle porte différentes robes rose pâle ;
  • Melania Trump s'est faite remarquée vêtue d’une robe rose en avril 2017, lors du White House Easter Egg Roll[28] ;
  • En mai 2017, l’actrice Zoë Kravitz se fait remarquée avec une robe satinée d’Oscar de la Renta, lors du Met Gala[29] ;
  • Kanye West apparaît très souvent en rose en février 2017 ;
  • Grégory Robert, plus connu sous le nom de Gogo Lupin, s'habille souvent en rose[30]. Il est d'abord popularisé sur Instagram avec son hashtag #pinkvision, avant de devenir l'égérie de la marque Pigalle[31] ;
  • Le rappeur Autrichien Candy Ken (en) construit sa popularité sur le contraste entre son corps viril et musclé et ses tenues provocantes roses voire féminines[32],[33] ;
  • Fortement popularisé grâce à son film Pieles[34], le jeune réalisateur espagnol Eduardo Casanova possède une garde-robe quasi exclusivement rose[35].

Le Millennial Pink et le Féminisme[modifier | modifier le wikicode]

Du rose post-féministe[modifier | modifier le wikicode]

Un article de Fiona Schmidt pour Cheek Magazine titre « Le rose n’est plus girly, il est révolutionnaire »[36]: le Millennial Pink n’est pas tant un nouveau rose qu’un nouveau rouge, celui des révolutions, et ici d'une révolution féministe. Alors qui est présenté comme une couleur « ni masculine, ni féminine »[36], « androgyne »[37] voire « unisexe »[38], il semble pourtant compliqué de dissocier le Millennial Pink de sa symbolique féminine. Pour la journaliste Olivia Ovenden, le rose millénial est devenu un « emblème d’un âge ostensiblement post-genre et, en même temps, obsédé par la politique de genre »[39], il matérialise une génération qui croit que le genre et la sexualité fonctionnent comme un spectre et qui s’intègre dans les actuels mouvements gender-fluids ou no gender[40]. L’engouement pour le Millennial Pink va d’ailleurs de pair avec son message politique et féministe insufflé par Pantone :

Cette approche […] unilatérale de la couleur coïncide avec les mouvements sociaux vers l'égalité des sexes et la fluidité, le confort accru des consommateurs à utiliser la couleur comme une forme d'expression qui inclut une génération moins soucieuse d'être cataloguée ou jugée, et un échange ouvert d'informations numériques qui nous ont ouvert les yeux sur différentes approches de l'utilisation des couleurs[41].

Pourtant, lorsqu’une femme, et plus encore quand elle a du pouvoir (Theresa May, Hilary Clinton, Angela Merkel, ou Melania Trump[36]), ose apparaître en public habillée en rose, les commentaires ne manquent pas de souligner soit le contraste entre un habit excessivement féminin et le pouvoir plutôt associé au masculin, soit l’audace de cette femme qui doit instrumentaliser la couleur et sa tenue comme une arme de revendication féministe. Jamais, ou rarement, n’est souligné la possibilité qu’il puisse tout simplement s’agir d’un simple choix esthétique. Porter du rose quand on est une femme suppose toujours un choix réfléchi, politique, féministe, pris en amont.

Depuis l’élection du « Rose Quartz » comme couleur de l’année, le rose est devenu synonyme de succès, et le discours vaguement féministe qui lui est accolé ne sert qu’à faire passer du gender marketing — qui depuis longtemps utilise le rose pour les produits à destination des femmes[42],[43],[44] — comme un engagement féministe fort et jeune, souvent qualifié de post-féministe. Le fait qu’un local féministe, The Wing, ouvert en 2016 à New York soit entièrement décoré en rose soutient alors le lien entre le Millennial Pink et le féminisme, de même que le mouvement des « Pussy Hats » qui milita contre l’élection de Donald Trump en 2016 avait vu fleurir des bonnets de laines roses sur les têtes de milliers de féministes[45].

Cette utilisation du féminisme pour vendre des produits est appelé femvertising[46]. Cette politique marketing vise à valoriser la femme féminine comme un signe de force et d'empowerment, s'appuyant sur les théories du féminisme glam ou du pop féminisme.

Du rose ni masculin ni féminin[modifier | modifier le wikicode]

Les contrastes entre les vêtements d’hommes et ceux de femmes s’estompent, et si le code couleurs s’impose, les interdits moraux n’existent plus : les femmes peuvent porter du bleu et les hommes du rose[47]. Mais si le rose intègre depuis quelques mois massivement la garde-robe de quelques jeunes hommes, c’est toujours sous-entendu qu’il réaffirme leur virilité. Ainsi, le consommateur masculin est rassuré quant à cette tendance du rose pastel qui brise les codes du genre[48], ce qui justifie donc qu’il puisse le porter comme signe évident de sa masculinité.

La particularité du Millénial Pink semble d’être étendu jusque dans la garde-robe masculine, du moins celle des Millennials : il serait le « nouveau neutre »[49]. La question de savoir si les hommes peuvent porter du rose n’est pourtant pas nouvelle : un homme peut porter du rose, oui, mais pas n’importe comment. Il faut éviter les sweats, les pulls et autres vêtement sans formes et préférer des vêtements aux coupes cintrées comme les chemises et les polos afin de compenser la féminité du rose par une accentuation de la carrure[50]. Il faut y aller par petites touches, avec de petits détails[50], et éviter les rose trop vifs et puissants pour préférer les pièces plus pastel[51].

Mais il ne faut pas confondre « sexe et port sexué du vêtement. […] il existe toujours des coupes féminines et masculines, en plus des coupes unisexes »[47] : si les hommes portent de plus en plus de rose, celui-ci colore soit des costumes, comme c’est le cas du jeune réalisateur espagnol Eduardo Casanova, soit du streetwear, comme pour le jeune Francilien Gogo Lupin, nouvelle égérie de la marque Pigalle. Encore, chemises et pantalons ne sont pas égaux face à la mode du rose, et seuls les plus téméraires oseront le pantalon rose, que de toute manière, ils auront du mal à trouver en rayons.

Il convient néanmoins de préciser qu'il est plus facile pour les hommes relevant de classes sociales hautes de porter du rose, et davantage lorsqu'ils évoluent dans le monde des arts, de la mode, de la musique ou du cinéma, des catégories qui « se présentent comme des collections de personnes uniques, distinguées, partageant peu de caractéristiques entre elles », là où « les groupes qui occupent une position sociale inférieure, les dominés, se présentent comme des agrégats de personnes plus interchangeables, fusionnées dans leur groupe et partageant un grand nombre de caractéristiques entre elles »[52]. Par ailleurs, « la mode est l’apanage des catégories les plus haut placées dans la société »[53], et bien que le Millennial Pink se soit depuis répandu dans les classes les plus basses, la quantité d’hommes osant arborer du rose, même très pâle, n’est pas significative pour l’établir au rang de couleur neutre[18].

Du gender marketing pour faire le buzz[modifier | modifier le wikicode]

Le discours « genderfluid » ou « genderless » produit autour du Millennial Pink n’est qu’un pendant nouveau du gender marketing n’ayant pour seul but de vendre davantage de produits. D’ailleurs, pourquoi avoir choisi de focaliser le concept de « neutralité du genre » autour de la seule couleur si fortement associée à un genre, si ce n’est pour créer de l’intérêt auprès d’une génération de plus en plus abreuvée de buzz ?

En 2005, Max Guazzini, le président médiatique du Stade Français, décide de changer la communication de l’équipe afin de renouveler l’intérêt pour un sport peu populaire dans la région. Après un premier « coup de com’ » en 2001 avec le lancement du calendrier « Les Dieux du Stade », il change la tenue des joueurs sur le terrain en décidant de leur faire porter des maillots roses pour la première fois en septembre 2005 lors d’un match contre l’équipe de Perpignan. En habillant ses joueurs en rose, Max Guazzini joue de l’effet de contraste, en associant un sport reçu comme particulièrement très viril, avec la couleur du féminin. Une idée brillante, puisqu’en osant cette association audacieuse dans un contexte sportif masculin, le Stade Français dénote autant de manière visuelle que symbolique, l’association rose-masculinité étant perçu comme une mésalliance[54]. La sociologue Jo B. Paoletti affirme d'ailleurs qu'« utilisé traditionnellement, avec humour, ou ironiquement, le rose est toujours un symbole de féminité et susceptible de le rester pour le temps »[21].

En plus de jouer sur le contraste symbolique entre le féminin et le masculin, le rose est générateur d’intérêt en termes de communication : il attire l’œil autant qu’il suscite la curiosité[55], et notamment sur des réseaux sociaux comme Pinterest[56]. Une propriété marketing et communicationnelle du rose qui a grandement bénéficier au Millennial Pink, et dont une marque comme Acne a su tirer les avantages en arborant une identité visuelle rose poudré dès 2007.

Extension du millennial pink[modifier | modifier le wikicode]

Le Millennial Pink et la mode[modifier | modifier le wikicode]

Les milieux de la mode sont les à adopter le millennial pink. Dès janvier 2016, la marque de baskets Common Project décline sa gamme de chaussures unisexes « Achilles » dans le coloris rose pastel. Elle sera suivie par d’autres marques comme Adidas, Converse, Reebok, Chloé, etc. En septembre 2016, la nouvelle collection « Fenty x Puma » née de la collaboration entre la marque de sportswear Puma et la chanteuse Rihanna s’appuie sur la vague Millennial Pink et présente de nombreux modèles de vêtements roses.

En 2017, c’est une véritable vague de rose qui déferle sur la mode, qu’elle soit haute couture ou prêt-à-porter : lors de la Fashion Week de janvier 2017 à Paris, toutes les maisons de haute couture présentent au moins une pièce rose, et en particulier Gucci, Balenciaga, Valentino ou Calvin Klein. Chanel se fait aussi particulièrement remarqué avec Lily-Rose Depp au bras de Karl Lagerfeld avec une robe de mariée rose pastel. Même constat lors de la Fashion Week londonienne de juillet 2017, avec du rose présent dans les collections de nombreux stylistes tels qu’Anya Hindmarch, Peter Pilotto ou Ryan Lo.

Le Millennial Pink revient sur les podiums de la Fashion Week de New York en septembre 2017[57], et notamment dans les collections de Victoria Beckham et Helmut Lang.

Le Millennial Pink et le design[modifier | modifier le wikicode]

Le rose est aussi mis sur le devant de la scène lors de la Desing Week de Milan en avril 2017[58] et le lit-canopée Le Refuge de Marc Ange devient à cette occasion une image littéralement virale sur les réseaux sociaux.

Le magazine français AD intitule son numéro de septembre 2017 « La vie en rose », et le dédie à cette couleur en vogue.

Le Millennial Pink et le fooding[modifier | modifier le wikicode]

Le monde de la gastronomie et de la cuisine, aussi appelé sur l’internet fooding, se teint aussi de rose, et notamment sur les réseaux sociaux avec les images dites food porn. Des produits tels que la betterave, le radis, la pastèque, la framboise ou le pitaya deviennent des ingrédients centraux de nouvelles recettes, comme l’houmous rose à base betterave qui suscita de nombreux commentaires de la part des internautes.

Un filon exploité par de grandes enseignes telles que Starbucks ou McDonald's qui lancent chacun une boisson rose à base de fraise[59], d’açaï[60] ou de fleur de cerisier[61]. Émergent enfin des boissons roses telles que le "pink gin"[62] ou la "pink tequila"[63].

En septembre 2017, Le géant suisse du chocolat Barry Callebaut annonce la sortie d'une nouvelle sorte de chocolat rose, le chocolat Ruby, obtenue sans colorant artificielle, à partir d'une sélection de fèves rouges[64].

Le Millennial Pink et le rosé[modifier | modifier le wikicode]

La popularisation du Millennial Pink et sa propagation dans le monde du fooding a causé une hausse des ventes de vin rosé, ainsi que des déclinaison de ce produit dans des dérivés, comme le « frosé », version granité du rosé[65]. La marque Rosé All Day va jusqu’à décliner la boisson sous forme de bonbons.

Le contrepoint de cette augmentation des ventes de rosé est la baisse des ventes de bière, boisson très consommée par les Millennials[66], mais aussi une baisse des ventes des rosés les plus foncés. Les consommateurs exigent en effet de leur sommeliers des vin à la teinte claire, alors même qu'ils ne représentent que 40% des rosés, et que la couleur n'est pas corrélé à la qualité du vin[67].

Début 2018, la chicorée rose d'origine italienne Radicchio del Veneto fait l'objet d'une nouvelle tendance alors que son existence est connue depuis des siècles[68]. Malgré son goût amer, elle devient une image récurrente diffusée sur Instagram[69],[70].

Article connexe[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. (en) Laura Ivill, « Interiors: Boudoir, millennial or Scandi pink – it doesn’t matter what you call it, it’s the hot colour trend of 2018 », sur City A.M., (consulté le 24 mars 2018)
  2. (en) January Jones, « Androgynous and ironic: How Millennial Pink came to define a generation », sur Domain, (consulté le 23 mars 2018)
  3. Monique Dagnaud, Génération Y. Les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion, Paris, Presses de Sciences Po, , p. 7
  4. Émilie Faure, « "Millennial pink", le rose qui séduit toutes les générations », sur Madame Figaro, (consulté le 23 mars 2018)
  5. Dora Moutot, « Le "millennial pink" : la couleur qui s’invite dans le design », sur Konbini, (consulté le 23 mars 2018)
  6. Kirkis, « Les hommes peuvent-ils porter du rose ? », sur Konbini, (consulté le 24 mars 2018)
  7. 7,0 7,1 7,2 et 7,3 (en) « ‘Millennial pink’ is the colour of now – but what exactly is it? », sur The Guardian, (consulté le 23 mars 2018)
  8. (en) Morwenna Ferrier, « The millennial-pink pound: a right-on fashion phenomenon », sur The Guardian, (consulté le 23 mars 2018)
  9. (en) Alexandra Petri, « Other generational colors besides ‘Millennial Pink’ », sur The Washington Post, (consulté le 24 mars 2018)
  10. 10,0 et 10,1 Juliette Thévenot, « Mode, beauté, design... Pourquoi le monde succombe au rose millennial », sur Nouvel Obs, (consulté le 24 mars 2018)
  11. 11,0 et 11,1 (en) Jo Hoare, « Millennial pink, what the hell is it anyway? », sur Glamour, (consulté le 24 mars 2018)
  12. (en) Lauren Friedman, « How Brands Can Spot The Next Millennial Pink », sur Forbes, (consulté le 23 mars 2018)
  13. 13,0 et 13,1 Adrienne Rey, « La vie en rose ou l’avènement du «millennial pink », sur Slate, (consulté le 23 mars 2018)
  14. Laurianne Melierre, « Comment les hommes ont décidé de porter du rose », sur Les Inrocks, (consulté le 23 mars 2018)
  15. 15,0 15,1 et 15,2 (en) Véronique Hyland, « Is There Some Reason Millennial Women Love This Color », sur The Cut, (consulté le 23 mars 2018)
  16. 16,0 16,1 et 16,2 (en) Olivia Ovenden, « Millennial Pink: The Colour You're Seeing Everywhere. A closer look at the dusty hue invading menswear », sur Esquire,
  17. 17,0 et 17,1 (en) Lizzie Crocker, « “Millennial Pink” Has Lost Its Cool. Prepare For The Return of Red », sur Daily Beast, (consulté le 22 mars 2018)
  18. 18,0 18,1 et 18,2 Kévin Bideaux, « Millennial Pink. La couleur rose et ses connotations genrées dans les stratégies marketing de la mode auprès des Millennials », conférence donnée lors du séminaire « La Mode: mutations et hybridations du genre » du GEMode, Paris, sur rose incorporated, le 12 décembre 2017.
  19. 19,0 et 19,1 (en) Nancy Mitchell, « The Real Reason No One Can Shut Up About Millennial Pink », sur Appartment Therapy,
  20. Michel Pastoureau, Les Couleurs de nos souvenirs, Paris, Le Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », , p. 232
  21. 21,0 et 21,1 (en) Jo Barraclough Paoletti, Pink and Blue: Telling the Boys from the Girls in America, Bloomington et Indianapolis, Indiana University Press,
  22. (en) André Wheeler, « How “Tumblr Pink” became the most ubiquitous color in fashion branding », sur Fashionista,
  23. 23,0 et 23,1 (en) Ilyse Liffreing, « Millennial pink: A timeline for the color that refuses to fade », sur Digiday, (consulté le 24 mars 2018)
  24. Guillaume Erner, Sociologie des tendances, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », , p. 48
  25. (en) « Pantone Reveals Color of the Year for 2016: PANTONE 15-3919 Serenity and PANTONE 13-1520 Rose Quartz », sur Pantone, (consulté le 24 mars 2018)
  26. Mathieu Kacha, La Couleur, variable d’action marketing (Thèse de doctorat en sciences de gestion), Nancy, Université Nancy 2, , p. 16
  27. (en) Corinne Heller, « Zayn Malik Dyes His Hair Pink, Just in Time for Valentine’s Day », sur E News,
  28. (en) Erika Harwood, « Melania Trump Wore Millennial Pink Dress to the White House Easter Egg Roll », sur Vanity Fair,
  29. Rachel Jacoby Zodan, « Zoë Kravitz Wears Millennial Pink Gown to Met Gala 2017 », sur Teen Vogue,
  30. (en) Alex Frank, « This Paris Model Is the Poster Boy for Wearing Pink », sur Vogue, (consulté le 24 mars 2018)
  31. Laurianne Melierre, « Portrait : Grégory Robert, Pigalle à gogo », sur Nouvel Obs, (consulté le 24 mars 20108)
  32. Allison Devillers, « Mais qui est Candy Ken, la nouvelle lubie de Nicola Formichetti ? », sur Grazia, (consulté le 24 mars 2018)
  33. (en) Nadja Sayej, « Is a Jacked Berlin-Based Rapper Named Candy Ken Fashion's New It Boy? », sur Paper Mag, (consulté le 24 mars 2018)
  34. Zelda Colonna-Desprats, « Pieles d’Eduardo Casanova : le goût du dégoût », sur Diacritik, (consulté le 24 mars 2018)
  35. « La vie en rose : le réalisateur Eduardo Casanova », sur Arte, (consulté le 23 mars 2018)
  36. 36,0 36,1 et 36,2 Fiona Schmidt, « Le rose n’est plus girly, il est révolutionnaire », sur ChEEk Magazine, (consulté le 24 mars 2018)
  37. Virginie Landry, « Qu’est-ce que le “Millennial Pink” ? », sur Métro,
  38. (en) Jo Hoare, « Millennial pink, what the hell is it anyway? », sur Glamour, (consulté le 24 mars 2018)
  39. (en) Olivia Ovenden, « Millennial Pink: The Colour You're Seeing Everywhere. A closer look at the dusty hue invading menswear », sur Esquire,
  40. (en) André Wheeler, « How “Tumblr Pink” became the most ubiquitous color in fashion branding », sur Fashionista,
  41. (en) « Pantone Reveals Color of the Year for 2016: PANTONE 15-3919 Serenity and PANTONE 13-1520 Rose Quartz », sur Pantone, (consulté le 24 mars 2018)
  42. Cameron Chapman (trad. Hing Boughedaoui), Choisir ses couleurs pour le web, Paris, Eyrolles, , p. 71
  43. Véronique Boulocher-Passet et Sabine Ruaud, « La couleur, variable stratégique en marketing : une illustration de sa mise en œuvre », La couleur au cœur de la stratégie marketing, Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur,‎ , p. 223
  44. Philippe Devismes, Packaging : mode d’emploi. De la conception à la distribution, Paris, Dunod, (1re éd. 2000), p. 45
  45. « "Pussy Hat", le nouveau symbole des anti-Trump », sur CNEWS Matin, (consulté le 24 mars 2018)
  46. Victoria Masson, « Le Femvertising, ou comment le féminisme est devenu bankable pour les marques », sur ChEEk Magazine, (consulté le 24 mars 2018)
  47. 47,0 et 47,1 Christine Guionnet et Erik Neveu, Féminins/Masculins. Sociologie du genre, Paris, Armand Colin, (1re éd. 2004), p. 46
  48. « Pourquoi les hommes devraient porter du rose », sur DefShop, (consulté le 24 mars 2018)
  49. (en) January Jones, « Androgynous and ironic: How Millennial Pink came to define a generation », sur Domain, (consulté le 23 mars 2018)
  50. 50,0 et 50,1 « Un homme peut-il porter du rose », sur Melty Style, (consulté le 24 mars 2018)
  51. Nicolas Orlando, « Comment porter du rose quand on est un homme ? », sur Masculin.com, (consulté le 24 mars 2018)
  52. Fabio Lorenzi-Cioldi, Les Représentations des groupes dominants et dominés : collections et agrégats, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, , p. 97
  53. Georg Simmel (trad. de l'allemand par Arthur Lochmann), Philosophie de la mode [« Philosophie der Mode »], Paris, Allia, , p. 15-16
  54. Alain Bogé et Sabine Ruaud, « La couleur et ses symboliques : une approche multiculturelle », in : Véronique Boulocher-Passet et Sabine Ruaud (dir.), La couleur au cœur de la stratégie marketing, Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, 2016, p. 43.
  55. (en) Delwin T. Lindsey, Angela M. Brown, Ester Reijnen, Anina N. Rich, Yoana I. Kuzmova et Jeremy M. Wolfe, « Color Channels, Not Color Appearance or Color Categories, Guide Visual Search for Desaturated Color Targets », Psychological Science,‎ (lire en ligne)
  56. (en) Saeideh Bakhshi et Eric Gilbert, « Red, Purple and Pink: The Colors of Diffusion on Pinterest », PLoS ONE, vol. 10, no 2,‎ , p. 1-20
  57. (en) Faran Krentcil, « Millennial Pink Has Conquered New York Fashion Week », sur elle.com, (consulté le 23 mars 2018)
  58. Amy Frearson, « Color of the moment “millennial pink” dominates at Milan design week », sur Dezeen,
  59. (en) « Unicorn Frappuccino® Blended Crème », sur Starbucks (consulté le 24 mars 2018)
  60. (en) « Pink Drink », sur Starbucks (consulté le 24 mars 2018)
  61. (en) Carly Stern, « Sweet sakura! Starbucks, McDonald's, and Pepsi launch picture-perfect, pink cherry blossom-flavored drinks - BUT you'll only find the beautiful beverages in Japan », sur Daily Mail, (consulté le 24 mars 2018)
  62. (en) Francesca Wallace, « Pink gin is the new frosé », sur Vogue, (consulté le 24 mars 2018)
  63. (en) Tessa Trudeau, « Millennial Pink Tequila? Yes, Please! », sur InStyle, (consulté le 24 mars 2018)
  64. (en) « Barry Callebaut reveals the fourth type in chocolate: Ruby », sur Barry Callebaut, (consulté le 24 mars 2018)
  65. (en) Tim Jonze, « Think pink! How rosé became the booze of choice for millennials », sur The Guardian, (consulté le 22 mars 2018)
  66. Kate Taylor, « Millennials are killing the beer industry with their rosé obsession », sur Business Insider, (consulté le 24 mars 2018)
  67. Rémi Barroux, « Mise au clair », LeMonde Magazine,‎ , p. 100-102
  68. (en) Carly Stern, « Eat your leafy PINKS! Food fans flood social media with pretty pictures of millennial pink LETTUCE, as trendy restaurants start filling salads with the rose-colored radicchio », sur Daily Mail, (consulté le 24 mars 2018)
  69. Pharrell Arot, « Quand le millennial pink remet la chicorée à la mode », sur Club Sandwich, (consulté le 24 mars 2018)
  70. (en) Amanda Kludt, « Pink Lettuce Is the Photo-Friendly Vegetable Flooding Feeds Right Now », sur Eater New York, (consulté le 24 mars 2018)

Erreur Lua dans Module:Catégorisation_badges à la ligne 170 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).


Autres articles du thème Publicité publicité : Charlotte Bricard, Eolas (entreprise), Hervé de Clerck, Adcash, M6 Publicité, RTB House, Sarbacane Software

Autres articles du thème Couleurs couleurs : Liste des couleurs des crayons Crayola, Liste de noms de couleur, Bourgogne (couleur), Chromagraphie

Autres articles du thème Mode mode : Sophie Saint-Laurent, Avril (cosmétique), Marcel Ostertag, Léotard (gymnastique), Gil Zetbase, Vitos, FashizBlack


Cet Article wiki "Millennial pink" est issu de Wikipedia. La liste de ses auteurs peut être visible dans ses historiques et/ou la page Edithistory:Millennial pink.


Compte Twitter EverybodyWiki Suivez-nous sur https://twitter.com/EverybodyWiki !