L'Affaire Geneviève Montillet

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L'affaire Geneviève Montillet est un affaire criminelle française dans laquelle Geneviève Montillet a tenté de faire assassiner son conjoint Eric De Vriendt par ses propres enfants en . Eric De Vriendt est décédé en chez lui dans d'étranges circonstances qui demeurent inconnues. En , Geneviève Montillet est condamnée à 25 ans de prison.

Historique[modifier]

Le , Eric De Vriendt, âgé de 35 ans, déprimé, part faire du vélo sur les conseils de sa compagne Geneviève Montillet en début de soirée. Lorsque, sur son chemin, à Juan-les-Pins sur la route sinueuse d'Antibes, il est violemment percuté par une voiture à 18h50. Il est immédiatement transporté à l'hôpital dans un état critique, tandis que la police locale conclut rapidement un banal accident de la route avec délit de fuite. Les indices recueillis sur le lieu de l'accident ne mènent à rien. Dans le quartier, aucun témoin visuel ne peut faire avancer l'enquête. Cependant, un témoin oculaire affirme que la voiture ayant pris la fuite est une voiture qui passe régulièrement le soir.

Eric De Vriendt se retrouve dans un état végétatif à la suite de cet accident. Il restera 9 semaines à l'hôpital La Fontonne avec sa femme présente à son chevet chaque jour. Geneviève Montillet insiste pour que son mari rentre au domicile conjugal sous prétexte qu'elle le veut "auprès d'elle". Le , Geneviève Montillet précipite la sortie de son compagnon. Pour se faire, sans l'accord exigé du chirurgien Franck Bourdin, elle embauche une société d'ambulance privée afin de le rapatrier hors des horaires de sorties habituelles.

Le , 4 jours seulement après la sortie d'Eric De Vriendt, il décède dans d'étranges circonstances. Geneviève Montillet appelle l'infirmière à domicile Sylvie Barberis afin qu'elle constate le décès de ce dernier. Ladite infirmière, prend les mesures nécessaires et contacte "SOS Médecins". Geneviève Montillet, rapidement et seule, sur la volonté exprimée par écrit d'Eric De Vriendt, décide de l'incinérer. Le premier médecin, Dr. Nicolas Khoury, établit un certificat de décès avec comme cause de la mort une crise cardiaque.

Elle va ensuite se rendre chez un autre médecin afin qu'il rectifie la cause de la mort par une "fausse-route" alimentaire due aux complications de l'accident sinon, elle n'aurait pas pu toucher l'assurance vie d'Eric De Vriendt. Le médecin n’ayant aucun moyen de vérifier, il contacte l’hôpital qui lui explique qu’il est probable que sa mort soit liée à l’accident.

Cependant, les doutes commencent à s’installer et la mère d’Eric De Vriendt comprend alors qu’il y a une certaine logique criminelle derrière sa mort. Elle est convaincue que Geneviève Montillet l’a assassiné. Les assurances émettent également un doute sur la validité des contrats d’assurance vie souscrits par le défunt. En effet, le capital en jeu s’élève à 10 millions de francs, c’est-à-dire, 1 million et demi d’euros. Ils envoient, de ce fait, un expert sur les lieux de l’accident, car il est étrange selon eux de faire du vélo sur un petit sentier en pleine nuit. Aussi, l’assurance se rend compte qu’il existe des clauses dans les contrats d’assurance vie qui stipulent qu’en cas de jours fériés de la mort, l’assurance double et qu’en cas d’accident de la route, l’assurance triple. Or, Eric De Vriendt a eu un accident de la route le jour de la Toussaint. Les assureurs continuent d’enquêter et font appel à des graphologues afin d’étudier la typologie des contrats. Ils s’aperçoivent que certains contrats n’ont pas été souscrits par Eric De Vriendt mais par Geneviève Montillet qui a imité sa signature. Les doutes étant multiples, les assureurs décident de contacter le commissariat de police.

Le commissariat les informe qu’il n’avait pas connaissance du décès d’Eric De Vriendt et qu’ils souhaitent convoquer Geneviève Montillet pour en savoir plus. Le commissaire Robert Botelli va procéder à l’interrogatoire et découvre une femme sûre d’elle, peu peinée par la mort de son conjoint. Elle explique que l’assurance contractée par Eric De Vriendt était faite de par sa santé fragile et qu’il souhaitait en cas de mort protéger sa fille et sa concubine.

Procédure[modifier]

Le , la mère d’Eric De Vriendt et les compagnies d’assurances décident de porter plainte, le Procureur de la République ouvre alors une enquête pour assassinat.

Cependant, en 1998, un non-lieu est sur le point d'être prononcé. Or, un nouveau juge d'instruction est nommé et décide d'examiner une seconde fois le dossier. L'enquête pour meurtre est relancée et Geneviève Montillet ainsi que ses enfants Valéry et Fabrice sont mis sur écoute. Un an plus tard, en 1999, suite à des conversations douteuses, Geneviève Montillet et ses deux enfants sont convoqués par les policiers de Nice.

Valéry et Fabrice avouent être impliqués dans la tentative d'assassinat d'Eric De Vriendt et accusent Yann Baudet d'être à l'origine de l'accident de ce dernier. Ils continuent leur révélation et racontent aux policiers que leur mère leur faisait croire qu'Eric De Vriendt était violent envers elle. Geneviève Montillet aurait alors demandé à ses enfants de le tuer durant une partie de chasse. L'un d'eux aurait tiré en direction d'Eric mais l'aurait raté, pris de panique, Valéry et Fabrice se seraient échappés. De plus, l'on apprend également que les deux enfants étaient tous deux toxicomanes à leur adolescence et que Geneviève Montillet se servait de la drogue comme moyen de pression, leur promettant de leur en fournir s'ils arrivaient à tuer Eric de Vriendt.

Convoqué au commissariat, Yann Baudet passe rapidement aux aveux en déclarant avoir été approché par Geneviève Montillet qui lui aurait demandé de tuer son conjoint. De son côté, Geneviève Montillet nie toutes les accusations portées contre elle et charge ses propres fils. Cette dernière, ses deux fils ainsi que Yann Baudet sont déférés devant le juge d'instruction qui les inculpent pour tentative d'assassinat suivie de mort. Quelques mois plus tard, Valéry et l'un des fils de Geneviève Montillet bénéficient d'un non-lieu.

Peu de temps après, en , le procès de Geneviève Montillet est ouvert. On peut apercevoir sur le banc des accusés l'un des fils de Geneviève Montillet, Fabrice Desmullier et Yann Baudet. Au cours du procès, Geneviève Montillet est accusée d'avoir par le passé, tenté de faire tuer son premier mari, en en région parisienne. Sous une fausse annonce, Geneviève Montillet avait rencontré un jeune homme qui avait accepté de tuer son mari, néanmoins il s'était rétracté au dernier moment. Les policiers de Paris avaient alors demandé au mari de Geneviève Montillet de venir au commissariat pour identifier l'homme qui avait tenté de le tuer mais il décida de ne pas porter plainte afin de préserver ses enfants Valéry et Fabrice. L'affaire fût classée sans suite, la justice estimant que les faits pouvaient être qualifiés d'actes préparatoires mais pas de passage à l'acte. Interrogé par les magistrats, Fabrice, le fils de Geneviève Montillet, affirme que sa mère lui a demandé de tuer Eric De Vriendt à l'hôpital mais qu'il aurait refusé. Par conséquent, elle aurait tenté de convaincre Yann Baudet de terminer le travail mais celui-ci aurait lui aussi refusé.

Le cours du procès dresse également le profil psychologique de Geneviève Montillet qui est dépeinte comme une personne égocentrique ayant pour seul intérêt l'argent. Se montrant plus impatiente de recevoir les assurances vie qu'endeuillée par la mort de son conjoint. S'ajoutant à cela la liquidation des comptes bancaires de sa fille Emmanuelle, qu'elle a eu avec Eric De Vriendt.

Geneviève Montillet est condamnée à 25 ans de réclusion criminelle tandis que son fils Fabrice et Yann Baudet sont condamnés à 5 ans de prison.

Fabrice est sorti de prison en septembre 2004, tandis que Yann Baudet est toujours incarcéré mais pour le meurtre de son père en 1998.

Geneviève Montillet meurt à 65 ans, de maladie, à l'hôpital de la prison de Rennes, le 15 mai 2010. Valéry Desmullier décède à Saint-Laurent-du-Var le 31 août 2015, à l'âge de 40 ans.

Bibliographie[modifier]

Éléments essentiels de la vie de Geneviève Montillet[modifier]

Née en 1945 dans la région de Roubaix, Geneviève Montillet est abandonnée par ses parents, ce qui l'a conduit à vivre en foyer. A l'âge de 4 ans, elle vient à habiter dans une famille bourgeoise, prenant goût au luxe, aux voyages et à la sécurité financière. Lors de son premier mariage, son mari René Desmullier lui décrit une cupidité immodérée.

Lui étant cadre, il affirme qu'elle avait toujours besoin de plus, que ce soit pour elle ou pour ses enfants Fabrice et Valéry Desmullier, qu'elle habillait avec des vêtements de grandes marques. Après 19 ans de vie commune, lors de sa séparation, elle évoque à son mari pour motifs de divorce le type de voiture de luxe appartenant à son nouveau compagnon. Des années plus tard, René Desmullier se rendit compte qu'elle lui envoyait des faux bulletins de note afin de toucher la pension alimentaire, leurs deux jumeaux étant déscolarisés de par un problème de drogue que Geneviève Montillet alimentait en leur en procurant dans le but d'exercer un pouvoir sur eux. Par ailleurs, un de ses fils, Fabrice, évoque le moyen qu'il était devenu pour elle de se faire de l'argent, il nie toute affection de sa part mais un simple usage comme pour une chose.

Éléments essentiels de la vie d'Éric de Vriendt[modifier]

Éric de Vriendt est né à Tokyo en 1957 dans une famille aisée, son père étant banquier. Il était de personnalité naïf, gentil et serviable. Au cours de sa vie, il a effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique pour dédoublement de la personnalité et dépression. C’est là qu’il rencontre Geneviève.

Éléments essentiels de la vie de Yann Baudet[modifier]

Yann Baudet est un jeune homme de 17 ans ayant tué, pour la première fois, son père. Il a été incité par sa mère à réaliser cette action, puisque son père était un homme violent. En 1992, il était à la rue, voleur et toxicomane. Du jour au lendemain, Geneviève Montillet l'a pris sous son aile. Elle avait le même âge que sa mère et lui montrait tendresse et affection comme une mère ferait à son enfant, qui avait fui sa famille pour échapper aux coups. Celle qui fut baptisée la Diabolique d'Antibes avait convaincu Yann Baudet d'éliminer son concubin, Éric de Vriendt, après avoir fait souscrire à ce dernier une assurance vie. « Elle disait qu'il la frappait, qu'il risquait de la tuer elle et ses enfants. Elle m'a proposé 300 000 francs (environ 46 000 euros). C'était comme une mère, je lui faisais confiance », s'était-il défendu.

Par ailleurs, la justice ignorait encore que, entre-temps, il avait abattu son père, François, une nuit de février 1998 dans un motel de Nîmes. « Comment justifiez-vous la mort de M. de Vriendt, puis, cinq ans plus tard, celle de votre père ? » s'interroge la présidente de la cour d'assises, Nicole Besset. Yann Baudet rétorque que c'était« la fin de la violence pour mon père. Pour M. de Vriendt, c'est pareil, sauf qu'en plus, il y avait l'argent. ». Il l'assure, sa mère, Annie Baudet, était au courant du premier crime. Il affirme qu'« elle m'a couverte à l'époque » avant qu'elle ne le menace de tout révéler s'il refusait de commettre le parricide. Depuis, il se présente comme la victime des manipulations et des mensonges d'Annie Baudet, et de Geneviève Montillet.

Liens externes[modifier]

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