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Kalonymos (père d'Onqelos)

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Kalonymos ou Kalonikos ou Kolonikos[1],[2],[3] est, au Ier siècle, dans le Talmud le mari d'une sœur de Titus et de Domitien. Le Talmud indique que le couple a eu un fils appelé « Onkelos le prosélyte » — une déformation du nom latin Aquila — qui est connu comme l'auteur du célèbre Targoum Onkelos. Cette traduction de la Torah en araméen depuis le texte en hébreu est appelée « notre Targoum » dans les sources rabbiniques et est encore utilisée aujourd'hui. Le consul Titus Flavius Clemens a été exécuté en 95 ou 96 sur l'ordre de Domitien. Dans la tradition rabbinique, Kalonymos s'est sacrifié pour empêcher un empereur romain qui haïssait les Juifs (Domitien) d'expulser tous les juifs « de l'Empire », comme il le projetait. Comme il s'est circoncis, son exécution en forme de sacrifice lui vaut d'être honoré dans le judaïsme du nom de Keti'ah bar Chalom et d'être considéré comme un « martyr ».

Selon Philostrate, ce dernier d'une longue série de meurtres de membres de la famille de Domitien aurait joué un rôle non négligeable dans la fin de l'empereur, car Étienne, celui qui a été le bras armé du complot contre l'empereur, voulait venger la femme du consul, par laquelle il avait été affranchi.

« Dès la fin du XIXe siècle, des exégètes juifs avaient identifié au consul Flavius Clemens, mort pour a foi juive, un personnage qui apparaissait dans un passage aggadique du traité talmudique Aboda Zara, le prosélyte Qetiʻa bar Shalom[4]».

Les morts de Clemens et Domitien[modifier]

Selon la tradition juive[modifier]

Selon le Talmud repris en partie par Heinrich Graetz[5] et la Jewish Encyclopedia[6],[7],[8], Clemens — un cousin de Domitien[9] — est considérablement influencé par les sages juifs de son temps, en particulier Rabbi Akiba. Son premier contact avec lui a lieu sur un bateau lors d'un voyage sur la Méditerranée vers la côte italienne. Rabbi Akiba participe à une ambassade juive, partie livrer un cadeau au nouvel empereur Domitien[note 1]. Un fort orage menace le bateau et le capitaine perd tout espoir. Clemens amène son épouse sous le pont, et quand il revient, il voit Rabbi Akiba, ses mains levées vers le ciel, dire une prière à Dieu. Après sa prière, la mer redevient calme. Clemens se présente au Rabbi et lui offre ses services à Rome, mentionnant qu'il est un proche parent de l'empereur. À la cour de Domitien, Clemens défend Rabbi Akiba et ses compagnons car il s'avère que leur cadeau à l'empereur (un coffre de terre) est une insulte et ils sont condamnés à mort. Clemens explique que ce pourrait être de la terre bénite, semblable à celle que le patriarche juif Abraham a utilisée contre les quatre rois[10]. Or, il y a eu des attaques récentes contre la forteresse romaine de Mogontiacum (Mayence) capitale de Germanie supérieure. Domitien décide de laisser les rabbins séjourner chez Clemens jusqu'à ce qu'il puisse prouver la valeur de la terre bénite.

Chez Clemens, Rabbi Akiba lui apprend ainsi qu'à son épouse, le Dieu unique et les enseignements du judaïsme. La terre bénite permet le succès de l'empereur contre les Germains et celui-ci accorde des cadeaux précieux à la députation juive. Rabbi Akiba quitte Clemens dans de bonnes conditions, ayant planté la graine de l'amour pour le Tout-Puissant dans son cœur et celui de sa femme.

Environ quinze ans plus tard, des citoyens romains juifs rappellent les rabbins, car l'empereur Domitien est devenu un despote et se proclame un dieu. Il prépare un édit ordonnant le massacre, dans l'Empire romain, des Juifs. Clemens et son épouse s'étant convertis au judaïsme, ils demandent spécialement la présence de Rabbi Akiba[note 2].

Quand les rabbins arrivent, Clemens les accueille et leur demande de passer la nuit chez Marcus Cocceius Nerva, un sénateur, qui succédera à Domitien après avoir planifié son assassinat avec Stephanus (Étienne), un domestique de Clemens.

Cinq jours avant le vote de l'édit par le Sénat, l'épouse de Clemens le convainc de se suicider afin de faire reporter le vote du Sénat, dans l'espoir que Dieu apporte un miracle avec ce nouveau délai. En effet, puisque Clemens est consul, s'il doit mourir, un autre consul doit être élu avant que le Sénat ne puisse prendre de nouvelles décisions. Cela prend longtemps pour élire un nouveau consul, et donc ce délai peut aider à sauver les Juifs. Le lendemain, Clemens va voir l'empereur Domitien et lui indique qu'il s'est converti au judaïsme. Le même jour, Domitien paraît devant le Sénat pour accuser le consul Clemens d'apostasie et de conversion au judaïsme. Clemens ne nie pas la charge et il est unanimement condamné à mort.

Avant de mourir, Flavius Clemens se circoncit lui-même et prend le nom de Ketiah bar Chalom[11],[12] (קטיעה בר שלום). Son « martyre » est célébré dans la littérature hébraïque[13].

Le Talmud se réfère à une visite faite à Rome par quatre rabbins, dont Gamaliel II et Rabbi Akiba[14]. Un « sénateur craignant-Dieu » — une appellation qui correspond à la description de Keti'ah bar Shalom — les informe d'un projet de décret expulsant tous les juifs de l'Empire romain[14]. Une histoire qui rappelle le récit fait dans les Actes de saint Jean (déclarés apocryphes au VIIIe siècle), dans lequel Domitien apprend que Rome est plein de Juifs et alors qu'il veut les expulser, « il est persuadé par l'un d'eux que ce sont les Chrétiens qui sont méchants: aussi il se retourne contre eux[14]. »

Selon Philostrate d'Athènes[modifier]

Philostrate d'Athènes parle de Clément, un ami d'Apollonios de Tyane au moment du meurtre de Domitien qui a eu lieu le 18 septembre 96[15].
« Le moment était venu où les dieux allaient précipiter Domitien du haut de sa puissance. Il venait de faire périr Clément, personnage consulaire, auquel il avait donné sa sœur en mariage; et trois ou quatre jours après, il avait donné l'ordre de mettre à mort la veuve de Clément. Étienne (Stephanus), affranchi de cette matrone, qui était désigné par le signe céleste[note 3], soit pour venger la première victime, soit pour sauver les survivants, conçut contre le tyran un projet aussi hardi que celui des plus fiers citoyens d'Athènes : il s'attacha une épée sous le bras gauche, qu'il enveloppa de bandages comme s'il l'avait cassé; puis il s'approcha de l'empereur au moment où celui-ci sortait du tribunal[16]. »

– « J'ai besoin, lui dit-il, de vous parler en secret : j'ai des choses de la dernière importance à vous communiquer. » L'empereur consentit à l'entendre, et le fit entrer dans sa propre chambre.

– « Votre mortel ennemi, Clément, lui dit alors Étienne, n'est pas mort comme vous le pensez. Il est en un endroit que je sais, et là il s'arme contre vous[16]. »

« Cette nouvelle fit pousser à l'empereur un grand cri : profitant de son trouble, Étienne se jeta sur lui, et tirant l'épée de son bras qu'il avait arrangé à cette intention, il lui porta à la cuisse un coup qui ne fit pas mourir sur-le-champ Domitien, mais qui était mortel[16]. » Selon Suétone, Stephanus qui était intendant d'une femme appelée Domitilla, aurait offert « ses conseils et sa coopération au complot[17] » car il était « alors accusé de concussion[17] ».

Identification[modifier]

Pour Brian Jones, « compte tenu de la vague similitude entre Clemens et Kalonymos associée avec la référence à la famille impériale, le commentaire de Dion Cassius sur l'athéisme ou l'adoption des coutumes juives par Clemens ne doit pas être rejetée d'emblée. De plus, le Midrash et le Talmud de Babylone se réfèrent à un sénateur nommé Keti'ah bar Shalom qui convertit ainsi que sa femme au judaïsme et qui a été mis à mort par l'empereur. Mais tout cela n'est pas une preuve tangible de l'existence ou de l'étendue d'une sympathie de la part de Clemens envers le judaïsme[18]. ».

La tradition judaïque médiévale a identifié Kalonymos/Kalonikos/Kolonikos[réf. nécessaire] avec le consul Titus Flavius Clemens qui est mis à mort sur ordre de Domitien au sortir de son consulat (mai 95). Toutefois, il semble difficile que Titus Flavius Clemens, né vers 55-60 et qui a eu sept enfants avec sa femme Flavia Domitilla ait pu être auparavant marié et avoir eu — au moins — un enfant avec une sœur de Titus. Il ne peut avoir eu d'enfant avec Domitilla la Jeune, la seule sœur de Titus connue, qui est morte vers 65, car T. Flavius Clemens n'avait alors que 5 ou 10 ans. Il faudrait supposer que Titus et Domitien aient eu une demi-sœur que leur mère Domitilla l'Aînée aurait eu avec Statilius Capella, avant son mariage avec Vespasien (38) et qui ne serait mentionnée dans aucune des sources parvenues jusqu'à nous.

Le texte de Philostrate d'Athènes semble indiquer que l'exécution de Clément a eu lieu peu de temps avant l'assassinat de Domitien qui a eu lieu le 18 septembre 96[15]. Or l'exécution de Titus Flavius Clemens semble avoir eu lieu peu après 1er mai 95[19].

Une autre différence est notable. Dion Cassius précise que Domitien « se contenta de reléguer [la femme de Titus Flavius Clemens] dans l'île de Pandateria[20] », alors qu'il a fait exécuter le consul[20]. Or les sources talmudiques et midrashiques, sont d'accord pour dire que la femme de Kalonymos/Kalonikos/Kolonikos a aussi été exécutée.

Kalonymos/Kalonikos/Kolonikos serait donc peut-être un autre membre de la famille impériale, de même rang que Titus Flavius Clemens, lui aussi appelé Clemens, qui a été exécuté en 96, juste avant l'assassinat de Domitien. Toutes les sources étant d'accord (Suétone, Dion Cassius, Eusèbe de Césarée, Philostrate d'Athènes) pour dire que Domitien a fait exécuter dans cette période un grand nombre de membres de sa famille. Certains ajoutent que c'est cela qui a accéléré sa fin[21].

Son fils Onqelos[modifier]

Articles détaillés : Onqelos et Targoum Onqelos.

Les sources talmudiques et midrashiques indiquent que Kelomenos (ou Kalomenos ou Kalonikos[note 4]) a eu un fils appelé Onqelos avec une sœur de Titus[22],[23]. À trois reprises, l'empereur romain essaie de l'arrêter, mais échoue[22]. Onqelos semble être une déformation du nom latin Aquila (Aigle), fréquent dans une des branches familiales liées aux Flaviens où le nom Clément est aussi répandu[note 5].

Onqelos est surtout connu pour avoir traduit la Torah en araméen (Targoum) sous l'égide de Rabbi Éliézer et de Rabbi Yehochoua (Meguila 3a)[24],[25]. Ce Targoum qui porte son nom (Targoum Onkelos) est une traduction née dans l’académie de Yavné « puis adoptée et adaptée en Babylonie, dont la langue est proche de l'araméen biblique et dont la traduction est littérale mais non servile[24]. »

La convergence du nom Onqelos/Aquila avec celui d'Aquila de Sinope et un certain nombre d'éléments communs font penser à certains auteurs traditionnels que Onqelos le Prosélyte et Aquila de Sinope est un seul personnage. En effet, tous deux sont des prosélytes, tous deux seraient des riches citoyens romains, proches parents de l'empereur — fils d'une sœur de Titus dans un cas, marié à une sœur d'Hadrien dans l'autre —, tous deux sont des traducteurs — de la Torah en Judéo-araméen pour Onqelos le Prosélyte, de la Bible en grec pour Aquila de Sinope —. De plus, tous deux se sont convertis au judaïsme, ou à une forme de judaïsme pour ce qui concerne Aquila de Sinope et tous deux sont des disciples de Rabbi Eliezer et Rabbi Joshua. Nombre de rabbins soutiennent donc que les deux traducteurs sont le même personnage, Aquila de Sinope aurait simplement composé le targoum Onkelos après sa traduction de la Bible en grec. De plus, dans le Talmud, tous deux sont présentés comme des disciples de Rabbi Éliézer et de Rabbi Yehochoua, Onkelos étant en plus un disciple d'un Gamaliel, jusqu'à sa mort. Cet ensemble de convergences a causé une confusion considérable[26]. Ainsi, dans le Talmud de Babylone et dans la Tosephta des incidents similaires sont décrits pour Onqelos et sont attribués à Aquila dans le Talmud de Jérusalem et dans les midrashim palestiniens[26]. Ce véritable écheveau de citations talmudiques à démêler rend difficile de fournir des éléments biographiques sur Onqelos, pour lequel les écrits rabbiniques sont nos seules sources, bien que depuis le XVIe siècle, à la suite du rabbin Azaria di Rossi, des tentatives aient été faites pour résoudre la confusion.

Selon le Talmud, Onqelos aurait assuré des funérailles royales à Gamaliel l'Ancien (T.B. Avoda Zara, 11a)[27],[28], c'est-à-dire qu'il aurait été un adulte vers 50. Cela rendrait totalement impossible que son père soit Titus Flavius Clemens qui est à peine né à l'époque et renforce l'hypothèse selon laquelle Kalonymos/Kalonikos/Kolonikos pourrait-être un autre membre de la famille impériale, de même rang que Titus Flavius Clemens, lui aussi appelé Clemens mais qui a été exécuté en 96, juste avant l'assassinat de Domitien. Toutefois, un certain nombre d'exégètes estiment qu'il y a là une erreur dans les différents passages, qui crée un conflit chronologique[29]. Pour eux, il s'agit en fait non pas de Gamaliel l'Ancien, mais de Rabban Gamliel de Yavné[29] mort vers 138-140[30] et cette attestation concernerait Aquila de Sinope, qui pour eux est le même personnage qu'Onqelos. Cette identification entre Aquila de Sinope et Onqelos est rejetée par une grande partie des historiens pour qui il s'agit clairement de deux personnages différents[25].

Articles connexes[modifier]

  • Titus Flavius Clemens
  • Clément de Rome
  • Onqelos/Aquila
  • Aquila (mari de Priscille)
  • Aquila frère de Clément de Rome
  • Aquila de Sinope
  • Targoum Onkelos
  • Persécution de Domitien

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Le Talmud rapporte plusieurs voyages de sages à Rome sous le règne de Domitien. Notamment un premier voyage à trois avec R. Eliezer, R. Josué, R. Gamaliel II (Midrash Deutéronome Rabba 2, 24) ; d'autre-part, un second voyage avec R Éléazar ben Azariah, R. Josué ben Hananiah, R Akibah (Sifré Deutéronome 43 ; TB Makhot 24a ; M Erubin IV, 1). Selon S. C. Mimouni, « ils se déplacent soit pour intercéder auprès du pouvoir central impérial, soit pour établir des relations avec la communauté judéenne de Rome, voire prêcher dans les synagogues de la capitale impériale (TJ Sanhedrin VII, 14, 19a) » ; cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 759.
  2. Selon Simon Claude Mimouni, « à la tête d'une délégation des membres les plus importants de l'académie de Yabneh, Rabban Gamaliel II séjourne à Rome vers 95-96 à la fin du règne de Domitien, peut-être pour prévenir une action contre les Judéens de la part de cet empereur (Talmud de Babylone, Sanhedrin 39a, 90b-91a ; Midrash, Shemoth Rabba 30 - une compilation tardive du XIe siècle) » ; cf. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, PUF, 2012, p. 487.
  3. Selon la Vie d'Apollonios de Tyane de Philostrate d'Athènes, livre VIII, XXIII (lire en ligne) un halo, en grec στέφανος (stephanos), a été vu autour du soleil, et Apollonios affirma que ce signe du ciel désignait Stephanus comme le meurtrier de Domitien.
  4. Kalonikos, Callinicus ou Kallinikos (grec: Καλλίνικος) est un nom de famille ou un prénom masculin d'origine grecque qui signifie « beau vainqueur ».
  5. Dans la période 50-150, il existe plusieurs personnages appelé Aquila, liés à la famille flavienne qui se sont convertis au judaïsme avant d'adopter « la voix du Seigneur » et de reconnaître Jésus comme Messie. C'est ainsi le cas de :
    • Aquila, un des frères du futur évêque Clément de Rome selon le Roman pseudo-clémentin;
    • Aquila mentionné dans le Nouveau Testament;
    • Aquila, dont le nom est déformé en Onqelos dans certains passages du Talmud, est le fils qu'un noble romain de rang sénatorial appelé Kalonymos/Kalonikos/Kolonikos a eu avec une sœur — ou une demi-sœur — du futur empereur Titus. Il est l'auteur du Targoum Onkelos une traduction de la Torah en araméen à partir du texte en hébreu, qui est encore en usage aujourd'hui.
    • Tous ces Aquila liés aux Flaviens et ayant des parents qui s'appellent Clément sont peut-être membres de la même branche familiale. Il est possible qu'Aquila de Sinope soit un de leurs descendants. Il semble marié à une sœur d'Hadrien, ce qui est compatible avec son éventuelle appartenance à une branche liée aux Flaviens. Il est originaire du Pont (capitale Sinope), tout comme Aquila mentionné dans le Nouveau Testament. Comme lui, il se convertit au judaïsme nazôréen.

Références[modifier]

  1. John Granger Cook, Roman Attitudes Toward the Christians: From Claudius to Hadrian (2011), p. 127
  2. Brian Jones, The Emperor Domitian (2002), pp. 117–118
  3. E. Mary Smallwood, The Jews Under Roman Rule: From Pompey to Diocletian : a Study in Political Relations (2001), p. 382
  4. Bernard Pouderon, La Genèse du Roman Clémentin et sa signification théologique, in Frances Margaret Young, Mark J. Edwards, Paul M. Parvis, Critica et philologica : Volume 2 of Papers Presented at the Fourteenth International Conference on Patristic Studies Held in Oxford 2003 (Peeters, Leuven, Paris, Dudley MA, 2006), p. 491
  5. Heinrich Graetz, « Histoire des Juifs, III, 1, 2 ».
  6. (en) Richard Gottheil et Hermann Vogelstein, « Domitian », Jewish Encyclopedia.
  7. (en) Richard Gottheil et Samuel Krauss, « Flavia Domitilla », Jewish Encyclopedia.
  8. (en) Louis Ginzberg, « His Favorite Maxim », Jewish Encyclopedia.
  9. Heinrich Graetz, Histoire des Juifs - L’activité à l’intérieur, Troisième période — La dispersion ; Première époque — Le recueillement après la chute, Chapitre II — L’activité à l’intérieur.
  10. Genèse, 14, 9.
  11. Talmud de Babylone, Abodah Zarah, 10b et Neadarim 50a-b ; Midrash Rabbah II, Vaetchanan 24.
  12. Bernard Pouderon, in Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Simon Claude Mimouni (Dir.), Paris, Cerf, 2001, p. 232, note no 3.
  13. Bernard Pouderon, in Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Simon Claude Mimouni (Dir.), Paris, Cerf, 2001, p. 232.
  14. 14,0 14,1 et 14,2 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Brian Jones1993_p118
  15. 15,0 et 15,1 Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 193.
  16. 16,0 16,1 et 16,2 Philostrate d'Athènes, Vie d'Apollonios de Tyane, livre VIII, XXV, lire en ligne.
  17. 17,0 et 17,1 Suétone mentionne une Domitilla une seule fois, en identifiant Stephanus, le principal assassin de Domitien, comme « intendant de Domitilla » (Suétone, Vie de Domitien, chapitre XVII) ; « (1) Voici à peu près ce qu'on apprit de cette conjuration et du genre de sa mort. (2) Les conjurés ne sachant s'ils l'attaqueraient au bain ou à table, Stephanus, intendant de Domitilla, alors accusé de concussion, leur offrit ses conseils et sa coopération au complot. (3) Pour détourner les soupçons, il porta pendant quelques jours son bras gauche en écharpe, comme s'il eût été blessé, et, à l'instant marqué, il cacha un poignard dans les bandages de laine qui enveloppaient son bras. Il obtint audience de l'empereur en annonçant qu'il allait lui découvrir une conspiration; et, tandis que Domitien lisait avec effroi le billet qu'il lui avait remis, Stephanus lui perça le bas-ventre. (4) Le tyran blessé se débattait, lorsque Clodianus, corniculaire, Maximus, affranchi de Parthenius, et Satur, décurion des gardes de la chambre, secondés par quelques gladiateurs, fondirent sur lui et le tuèrent de sept coups de poignard. (5) Le jeune esclave chargé du culte des dieux Lares se trouvait là au moment du meurtre. Il racontait que, au premier coup qu'il reçut, l'empereur lui avait ordonné de lui apporter le poignard qui était sous son chevet et d'appeler ses serviteurs, mais qu'il ne trouva que le manche, et que toutes les portes étaient fermées; que cependant Domitien, ayant saisi Stephanus, l'avait terrassé et prolongé la lutte, en s'efforçant, quoiqu'il eût les doigts blessés, tantôt de lui enlever son arme, tantôt de lui arracher les yeux. (6) Il périt le quatorzième jour avant les calendes d'octobre, dans la quarante-cinquième année de son âge et la quinzième de son règne. (7) Son cadavre fut transporté sur un brancard par des fossoyeurs comme celui d'un homme du peuple. Sa nourrice Phyllis lui rendit les derniers devoirs dans sa villa sur la voie latine; puis elle porta secrètement ses restes dans le temple des Flavius, et les mêla aux cendres de Julie, fille de Titus, qu'elle avait aussi élevée. »
  18. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 117-118
  19. Selon Suétone, Domitien « attend à peine que cet homme, d'une nullité abjecte (contemptissimae inertiae), soit sorti du consulat pour se défaire brusquement de lui sur le soupçon le plus frivole » et des inscriptions épigraphiques montrent qu'il a été consul du 1er janvier au 1er mai 95 cf. Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 48
  20. 20,0 et 20,1 Dion Cassius traduit par Théodore Reinach, « Dans Fontes rerum judaicarum : Histoire romaine ([[wikt:épitomé|épitomé]] de [[Xiphilin]]), livre 67, page 195 », Ernest Leroux,  : « Cette même année, Domitien fit mourir, outre plusieurs autres, son oncle Flavius Clément, bien qu'ils fussent cousins et qu'il eut épousé Flavia Domitilla sa parente, les accusant tous deux de ne pas adorer les Dieux. Plusieurs encore qui avaient embrassé la religion des juifs, furent punis pour le même sujet, les uns de mort, les autres de la confiscation de leurs biens. Pour Domitilla, il se contenta de la reléguer dans l'île de Pandateria. Glabrion qui avait été consul avec Trajan, fut aussi condamné à mort, tant pour ce même crime que parce qu'il avait combattu contre les bêtes quoiqu'au fond c'était seulement à cause que Domitien lui portait envie, car comme à la fête Juvénale qu'il avait invité chez lui au Mont Alban, il lui eut commandé de combattre contre un puissant lion, non seulement il n'en fut point offensé, mais encore il le tua sur place. ».
  21. Suétone, Philostrate d'Athènes, le Talmud.
  22. 22,0 et 22,1 Brian Jones, The Emperor Domitian, 1993, Routledge, Londres, p. 117.
  23. Talmud de Babylone, Talmud Gittin 56b.
  24. 24,0 et 24,1 Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 111.
  25. 25,0 et 25,1 (en) Louis Isaac Rabinowitz, « Onkelos and Aquila », dans Fred Skolnik et Michael Berenbaum (dir.), Encyclopaedia Judaica, vol. 15, Thompson Gale et Keter Publishing House, , 2e éd. (lire en ligne)
  26. 26,0 et 26,1 Natalio Fernández Marcos, The Septuagint in Context: Introduction to the Greek Version of the Bible, 2000, Brill, Leiden, p. 112.
  27. Ralph V. Harvey, Rabban Gamaliel, 2005, Xulon Press, USA, p. 233.
  28. Shemuel Safrai, M. Stern,David Flusser, The Jewish People in the First Century, Volume 2, Van Gorcum & Fortress Press, 1976, USA, p. 781.
  29. 29,0 et 29,1 Shemuel Safrai, M. Stern,David Flusser, qui citent Lieberman à ce sujet inThe Jewish People in the First Century, Volume 2, Van Gorcum & Fortress Press, 1976, USA, p. 781, note no 5.
  30. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 486.

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