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Jack Peugniez

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Jack Christian Hugues Peugniez, né le 2 novembre 1910 à Newcastle-upon-Tyne (Tyne and Wear, Royaume-Uni) et mort le 1er juillet 2005 à Orléans (France), est un directeur et administrateur de sociétés maritimes. Il est connu pour ses activités d'arbitrage maritime et son engagement professionnel au service de la marine marchande française et internationale.

Origines[modifier]

Jack Peugniez passe les premières années de sa vie en Angleterre où ses parents, et une partie de sa famille, se sont installés avant la Première Guerre mondiale.

Son père est professeur à l'université de Newcastle-upon-Tyne, considérée comme l'une des plus anciennes et prestigieuses universités anglaises. Aujourd'hui encore, l'université de Newcastle se place comme l'une des meilleures dans toute l'Angleterre, notamment dans le domaine du Droit et de la médecine. Jack Peugniez grandit dans une famille catholique, modeste et cultivée, il est entouré de 4 frères et sœurs, sa mère se chargeant de l'éducation de la fratrie. Cité industrielle et minière, Newcastle n'est située qu'à quelques kilomètres de la mer, les côtes et plages alentours attirent la famille Peugniez lors de promenades dominicales.

En 1925, ses parents décident de rentrer en France et la famille s'installe non loin de Rouen. Alors qu'il n'a que 15 ans, Jack Peugniez envisage des études supérieures agricoles et devient brillant élève à l'Institut Saint-Joseph de Mesnières-en-Bray (Seine-Maritime).

Carrières professionnelles[1][modifier]

Attiré très tôt par la mer et le milieu maritime, Jack Peugniez ne démarre sa véritable carrière professionnelle qu'à l'âge de 24 ans, en tant que simple officier radio de la marine marchande de 1934 à 1936.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, il entre à la Société navale caennaise en 1937 et en devient, après 4 ans d'ancienneté, son chef de service à Marseille en 1941, la famille s'y installe durant quelques années. En 1945, il est nommé directeur de la Société navale caennaise à Paris, poste qu'il occupera pendant plus de 27 ans. La famille s'installe alors à Eaubonne, non loin de l’hippodrome d'Enghien-les-Bains.

Parallèlement à la direction de la Société navale caennaise, il est nommé gérant, de 1948 à 1971, de la société Somarco Ltd à Paris et Gennevilliers. Filiale britannique de la Société navale caennaise et créée en 1946, la société Somarco Ltd est spécialisée dans l’affrètement et la représentation de navires marchands dans le monde entier, elle sert également d'agence de ligne. Jack Peugniez en prend la présidence de 1963 à 1981 et y poursuit sa carrière en tant qu'administrateur jusqu'en 1992. La Société navale caennaise, tout comme ses 30 filiales dont la société Somarco Ltd, seront rachetées, en 1988 par le Groupe Bolloré. Au plus fort de son activité, en 1960, la Société navale caennaise exploitait près d'une trentaine de navires à travers le monde.[2]

Il mène également une carrière significative d'administrateur et de président d'institutions maritimes françaises et internationales :

- Président de la Société maritime française à Rouen (1963-75) ;

- Administrateur délégué de la Belfranline à Anvers (1963-75) ;

- Président (1963-67) de The Baltic and International Maritime Council à Copenhague (BIMCO) ;

- Président de l’Association des consignataires des ports de Paris (1967-75) ;

- Vice-président de la chambre syndicale des courtiers d’affrètement et de vente de navires en France (1965-85) puis Vice-président honoraire, Administrateur du Comité central des armateurs de France (jusqu’en 1972) ;

- Administrateur du Port autonome de Paris (1970-81).

Personnalité incontournable du transport et de l'armement maritime[réf. nécessaire], Jack Peugniez mets ses compétences et son expertise au service des tribunaux maritimes français et britanniques. Il fût l'un des administrateurs de la Chambre arbitrale maritime de Paris de 1968 à 1993 et Arbitre maritime international[3]. Outre-manche, il intègre l'Institute of Chartered Shipbrokers de Londres et la Chartered Institute of Arbitrators de Londres dont il fût membre durant plus de 15 ans.

Vie privée[modifier]

Le 1er septembre 1937, Jack Peugniez épouse Pierrette Batigny à Châtillon-sur-Indre (Indre), pays natal de son épouse. Le couple aura 5 enfants : Christian, Anne, Marie-Joseph, Catherine et Dominique.

Passionné de golf, sport qu'il pratique jusqu'à l'âge de 92 ans, et grand observateur ornithologique, il initie plusieurs de ses enfants, gendres et petits-enfants à ces activités. Il s'adonne également au dessin et à l'aquarelle.

Il fût membre du Golf Club - Domaine du Lys Chantilly (Oise) puis du Golf de Marcilly-en-Villette (Loiret).

Fervent catholique et chrétien engagé, Jack Peugniez est très actif dans les paroisses de ses principaux lieux de vies.Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

Lieux de vies[modifier]

La famille Peugniez réside à Eaubonne, rue du Bel-Air, en région parisienne. Elle a d'ailleurs comme voisin la famille Robbe, dont l'un des enfants, Michel Robbe, sera un ami et compagnon de jeu de la fratrie Peugniez.

En fin de semaine, Jack Peugniez et sa famille rejoignent la maison familiale du Coteau, dans le petit village de Crotelles (Indre-et-Loire). Cette agréable gentilhommière est composée d'un bâtiment principal en U et d'une grange avec garages. Un parc avec potagers entourent la maison, l'endroit est paisible, bordé des bois et prairies, à la sortie du village. Lorsque l'heure d'une retraite bien méritée arrive pour Jack Peugniez, son épouse et lui s'installent dans cette maison et quittent définitivement la région parisienne, dans les années 1975.

Pour les vacances de Pâques et de la Toussaint, la famille s'installe à Saint-Malo, dans un appartement surplombant les remparts de la Cité Corsaire, offrant ainsi une vue imprenable sur le port des cars-ferries qui partent pour les Îles Anglo-Normandes ou l'Angleterre.

Vacances estivales à Wissant[modifier]

Né en Angleterre, Jack Peugniez est façonné par la culture britannique, il se rend souvent à Londres pour ses activités professionnelles et plusieurs membres de sa famille y habitent.

Dans les années 1960, Jack Peugniez découvre la station balnéaire de Wissant, aux bords de la Manche, entre les caps Gris-Nez et Blanc-Nez, à quelques kilomètres à vol d'oiseau du port anglais de Folkestone.

Il y fait l'acquisition d'une villa qu'il baptise "Chantoiseau", située square du Gris-Nez (ou square de la Butte), qui offre une vue imprenable sur les côtes anglaises, les falaises de Douvres et l'intense trafic maritime trans-manche composé de ferries, cargos et porte-conteneurs. Par nuit claire et temps dégagé, Jack Peugniez peut apercevoir le phare de Dungeness, de l'autre côté de la Manche. Régulièrement posté sur le perron de la villa avec ses jumelles, Jack Peugniez se plaît à observer les navires de la Société navale caennaise, compagnie maritime qu'il dirige de 1945 à 1972, qui naviguent de temps à autre dans cet étroit couloir maritime.

Compte tenu de son confort modeste, Chantoiseau n'accueille que les vacances estivales de la famille Peugniez. Modernisée par les enfants et petits-enfants au fil des décennies, elle sera vendue en 2007, à la suite du décès de l'épouse de Jack Peugniez.

Convalescence et fin de vie à Olivet[modifier]

À la suite d'une lourde chute survenue dans l'église de Crotelles, en 1993, Jack Peugniez est évacué en urgence à l'hôpital de Tours. Souffrant d'un traumatisme crânien avec un hématome important qui lui fait perdre l'usage de la parole, son état de santé est jugé très préoccupant, il est placé en soins intensifs. C'est pour se rapprocher de deux de ses filles installées à proximité d'Orléans (Loiret), qu'il rejoint le Centre hospitalier régional d'Orléans-la-Source, quelques semaines plus tard.

Malgré une nette amélioration de son état de santé, il choisit de s'installer définitivement, avec son épouse, à Olivet (Loiret) au 1062 rue Marcel Belot. Il y mène une seconde retraite heureuse, fidèle de la paroisse de Saint-Martin d'Olivet, jouant au golf avec ses enfants et petits-enfants et passant les dimanches dans les familles respectives, à Olivet et Saint-Denis-en-Val (Loiret).

C'est dans cette ville paisible et résidentielle, bordant le Loiret et la Sologne, que le couple passera le reste de sa vie et y sera enterré.

Distinctions et décorations[modifier]

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Chevalier (1953)[4], Officier (1964) puis Commandeur (1978)[5] de l'ordre du Mérite maritime

Publications[modifier]

  • Article dans le Journal de la marine marchande, 1953 : Le Trafic des pondéreux[6]

Notes et références[modifier]

  1. « Biographie Jack Peugniez Directeur de sociétés maritimes (E.R.). », sur www.whoswho.fr (consulté le 20 octobre 2016)
  2. J Rebillard, « La Société navale caennaise », sur navale.pagesperso-orange.fr (consulté le 20 octobre 2016)
  3. Gazette de la Chambre arbitrale maritime de Paris, Automne 2005, numéro 8 : "Jack Peugniez a été l'un de nos plus éminents arbitres, il était l'ami de tous et nous gardons de lui le souvenir d'un homme extrêmement chaleureux".
  4. Contingent B : personnel militaire du ministère de la Défense, http://www.centredoc-merite-maritime.org/pdf_site_medailles_v2_06-06-2012/ordre_merite_maritime_1930-2011-p.pdf
  5. Contingent A : personnel navigant de la marine marchande, des administrations civiles de l'État, et les équipages des canots de sauvetage, http://www.centredoc-merite-maritime.org/pdf_site_medailles_v2_06-06-2012/ordre_merite_maritime_1930-2011-p.pdf
  6. « Journal de la marine marchande, 1953 »

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