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Henri Tamo

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Henri Tamo (alias Leconstant Pengoye ous maquis[1]) est un chef rebelle et militant de l'UPC au Cameroun.

Biographie[modifier]

Enfance, éducation et débuts[modifier]

Henri Tamo est originaire, comme Singap, de Badenkop[2].

Carrière[modifier]

Tamo s'est illustré dans les années 1956-1957 du côté de Yaoundé et dans la zone située au sud de la capitale. Ayant été l'un des concepteurs du maquis de Djoum, fin 1956, il fut ensuite nommé chef du Territoire militaire du Centre[3][4][5][6].

Henri Tamo (Bamiléké de Bandekop) et son adjoint Samuel Zeze (Bulu de Sangmélima) luttent dans la région du Sud Cameroun où ils jettent les bases d'une nouvelle branche insurrectionnelle de l'UPC[7].

Arrêté en janvier 1959, il bénéficie quelques semaines plus tard des lois d'amnistie votées en février pour convaincre l'ONU de la bienveillance du jeune régime Ahidjo à l'endroit de ses opposants.

Fin mai 1959, Tamo se retrouve dans le Mungo pour la réunion de création de l'ALNK[3]. Nommé « attaché d'état- major chargé de l'information et des liaisons », il effectue des allers- retours clandestins entre le Cameroun et Accra, en pirogue, en bus et en camion, avec le soutien des populations à travers le Cameroun britannique, le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana, pour assurer le maintien effectif des liens entre l'état-major et le bureau du comité directeur.

Il fournit la guérilla en armes (trois ou quatre pistolets et quelques cartouches à chaque voyage…) et en savoir-faire militaire, acquis lors d'un stage de formation à la guérilla, par des nationalistes algériens, en Égypte[3].

Henri Tamo, a lui aussi été torturé à Yaoundé dès 1957[8], frappé à coups de chaînes de vélo[9].

Il devient un des responsables du secteur du Wouri et à Douala, participe au meurtre des Européens au cours de spectaculaires opérations, telles que l'attaque et l'incendie du Monoprix du 31 mai 1960[10].

La rivalité avec Noé Tankeu, l'autre responsable de l'UPC dans le Wouri semble s'apaiser lorsqu'il quitte le Cameroun en février 1961. N'ayant pas réussi à imposer ses vues à la hiérarchie upéciste et voyant ses lieutenants se faire arrêter un à un depuis la fin de 1960, Tamo préfère quitter la lutte armée et rejoindre l'Europe où il s'installera à Berlin-Est, après être passé par le Nigéria et la Suisse[11].

Notes et références[modifier]

  1. TCHEUYAP Alexie, Autoritarisme, presse et violence au Cameroun, KARTHALA Editions, (ISBN 978-2-8111-1171-7, lire en ligne)
  2. Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, "Cahiers libres", Paris, 2011, 742 p. (ISBN 9782707159137) p.231
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, "Cahiers libres", Paris, 2011, 742 p. (ISBN 9782707159137) p.344
  4. (en) L. K. Jakande, West Africa Annual, James Clarke, (lire en ligne)
  5. Chindji Kouleu, Histoire cachée du Cameroun, Éditions SAAGRAPH, (lire en ligne)
  6. Chindji Kouleu, Histoire cachée du Cameroun, Éditions SAAGRAPH, (lire en ligne)
  7. Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, "Cahiers libres", Paris, 2011, 742 p. (ISBN 9782707159137) p.232
  8. Manuel DOMERGUE, Jacob TATSITSA et Thomas DELTOMBE, La guerre du Cameroun, La Découverte, (ISBN 978-2-7071-9372-8, lire en ligne), p. 79
  9. Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, "Cahiers libres", Paris, 2011, 742 p. (ISBN 9782707159137) p.369
  10. Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, "Cahiers libres", Paris, 2011, 742 p. (ISBN 9782707159137) p.427
  11. Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, avec Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, La Découverte, "Cahiers libres", Paris, 2011, 742 p. (ISBN 9782707159137) p.530



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