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Harmonie de Harnes

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Harmonie de Harnes
Logo de l’association
Logo de l'Harmonie de Harnes.
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Promotion de la culture musicale.
Fondation
Fondation
Fondateur Pierre-François Dewatine
Identité
Siège Harnes, Hauts-de-France
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Membres Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
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Concert de Noël à l'Église Saint-Martin de Harnes.

L'Harmonie de Harnes est une association culturelle française située dans le Pas-de-Calais.

Créée en 1862 dans la ville de Harnes, elle se compose de 55 musiciens qui se produisent lors de deux concerts annuels traditionnels : le concert de gala au printemps et le concert de Noël en l'église Saint-Martin de Harnes. L'Harmonie de Harnes participe par ailleurs aux célébrations et commémorations patriotiques qui ponctuent la vie locale.

Depuis les concours nationaux de musique d'Alençon (Orne) et de Doullens (Somme), elle est classée en division supérieure 1re section.

L'Harmonie de Harnes a participé en décembre 2006 à l'émission en direct de Michel Drucker Tenue de Soirée , à la parade inaugurale de Lille 3000 en octobre 2006 et l'opération « En fanfare aux Tuileries » au Louvre en septembre 2007[1].

Historique[modifier]

Cadre économique et social[modifier]

En 1861, l’année précédant le début de l'histoire de l'Harmonie de Harnes, Harnes n’est encore qu’un village de 2 500 habitants environ. L’industrie houillère n’a pas encore pris son essor et la majorité de la population est composée de cultivateurs et d’ouvriers liniers qui se déplaçaient l’été en Beauce pour la moisson et travaillaient l’hiver pour l’industrie sucrière[2].

Fondation de la « Société musicale de la commune d’Harnes »[modifier]

P.F. Dewatine, fondateur de « La Jeune France ».
Concert de gala au centre culturel Jacques Prévert de Harnes.

En 1861, Pierre-François Dewatine, alors âgé d’une trentaine d’années, crée à Harnes une chorale qui regroupe quelques Harnésiens intéressés par la musique ; il a passé 14 années de service à la Musique du 71e régiment d’infanterie et possède toutes les qualités requises pour former une société musicale[2].

Il est marié à Thérèse Herberger, d’origine allemande, et son fils, Constantin, vient de naître.

C’est à son domicile que les répétitions ont lieu : il habite alors au no 21 de la Grand’Rue, une petite maison proche de la ferme « César Sauvage » (actuellement médiathèque municipale)[2].

En quelques années, Pierre-François Dewatine a appris le solfège aux membres de sa chorale. Il décide alors de créer une véritable société musicale. Les statuts sont élaborés en 1863, elle portera le nom de « Société musicale de la commune d’Harnes ». Elle sera reconnue officiellement le 20 avril 1864 par arrêté préfectoral. C’est à la Mairie qu’ont lieu à cette époque les répétitions[2].

Tout premiers statuts[modifier]

Ces statuts primitifs surprennent par la rigueur toute militaire des conditions d’admission, de l’organisation interne, du fonctionnement des sanctions et même des exclusions[2].

  • « Article 12 : La désobéissance aux ordres des chefs sera punie d’une amende de 10 centimes et en cas de récidive de 20 centimes ».
  • « Article 13 : L’insubordination sera punie d’une amende de 10 francs. Si elle se prolonge, le Conseil pourra prononcer l’exclusion et l’amende de sortie de 10 francs ».
  • « Article 14 : Chaque membre sera muni de cahiers qu’il rendra propres et sera tenu de jouer ou de chanter la partie qui lui sera désignée ».
  • « Article 18 : Les chefs se réservent à chaque sortie le droit de faire l’inspection des instruments pour s’assurer de leur bonne tenue. Tout musicien dont l’instrument serait reconnu en mauvais état serait passible d’une amende de 20 centimes dont la somme pourrait être augmentée selon l’état de gravité ».
  • « Article 20 : Le jour d’une sortie, tout musicien qui ne serait pas à l’heure au lieu d’appel indiqué serait passible d’une amende de 20 centimes … ».
  • « Article 24 : Si un musicien par mauvaise volonté s’abstenait de jouer ou jouait d’une manière inconvenante, il serait puni d’une amende de 1 franc ».
  • « Article 28 : Pour trois manquements de suite aux réunions sans permission, le Conseil aura le droit de prononcer l’exclusion et l’amende de 10 francs de droit de sortie ».
  • « Article 29 : En cas d’absence urgente, tout membre devra en prévenir un des chefs et si le chef ne reconnaît pas le motif bien fondé, il devra le soumettre au Conseil qui sera juge sans appel ».

Siège social[modifier]

En 1869, alors qu’elle compte déjà une cinquantaine de membres, la société s’installe dans son nouveau siège baptisé « Hôtel de la Musique ». Un mécène, Charles Corroyez (dit « ch’tiot Charles »), maître brasseur, installé à l’emplacement actuel du jardin public de la Grand’Place, a fait construire en face de chez lui ce nouveau local[2].

Hôtel de la Musique siège de « La Jeune France »

Le Comité, composé d'André Deprez, président (futur sénateur-maire de Harnes et dont la maison est aujourd’hui devenue le Musée municipal), Alcide Plateau, vice-président et Pierre-François Dewatine, chef, fier de la prospérité de sa société, décide de la doter d’un drapeau. Une souscription publique est lancée et vite couverte. Bientôt, une délégation du Comité conduite par Emile Delattre (dit « de l’Hôtel ») qui devait remplir la fonction de porte-drapeau, se rend à Arras pour faire l’acquisition de cet emblème. Quelque temps plus tard, la population de Harnes assiste à l’inauguration officielle du drapeau au cours d’une cérémonie présidée par le Préfet du Pas-de-Calais. Les musiciens défileront ensuite dans leur tenue : redingote et pantalon noirs, gilet et cravate blancs, chapeau haut de forme.

La musique avait alors droit de cité et formait un élément actif et populaire dans la vie de la commune. Un an plus tard, la guerre de 1870 viendra paralyser l’essor de la jeune « Société musicale de la ville d’Harnes »[2].

Premier concours[modifier]

La guerre de 1870 entrave l’essor de la jeune société : son effectif diminue et ses activités pendant la durée de l’occupation allemande sont paralysées. Le travail dans la paix, la reprise des affaires permettront l’effort de reconstitution. Dès 1873, sous les présidences de MM. Charles Corroyez, Céleste Cailliez, Jacques Jambart et la direction du chef Lequeux (1873 à 1875), la « Société musicale de la ville d’Harnes » voit s'accroître le nombre de ses sociétaires et son renom.

En 1879, sous la direction du chef Louis Boulanger (de 1875 à 1892), la fanfare, qui a abandonné son costume pittoresque pour adopter le costume de ville et la casquette de musicien, aborde enfin son premier concours, qui a lieu à Arras. Se présentant en 3e division, 3e section, la Société obtient distinctions suivantes :

  • 1er prix d’exécution ;
  • 1er prix d’honneur ascendant la classant en 3e division 2e section.

Ce résultat suscite l'ouverture d'une souscription publique pour doter la société d’une bannière verte, brodée aux armoiries de la ville.

la « Société musicale de la ville d’Harnes » devient « La Jeune France »[modifier]

Les circonstances exactes dans lesquelles la « Société Musicale de la Ville d’Harnes » a changé de nom ne nous sont pas connues, pas plus que les raisons qui ont présidé au choix du nouveau nom, « Fanfare la Jeune France ». Le seul document disponible relatif à ce changement est un arrêté préfectoral (émanant du « Bureau Militaire » ), en date du 24 novembre 1891, autorisant la constitution régulière de la société musicale « La Jeune France »[2]. C’est la première fois que cette dénomination apparaît dans les archives municipales.

Même si la fanfare « La Jeune France » n’est pas reconnue comme municipale, elle reçoit des élus une subvention convenable et parfois même, comme à l’occasion du Festival de Musique du 23 juin 1895, un soutien moral et administratif comme l'« affaire des droits d’auteurs » en témoigne :

« La Jeune France » avait organisé le 23 juin 1895 un Festival de Musique dans la ville ; ayant pris contact au préalable avec le représentant régional de la Société des Auteurs-Compositeurs de Musique (l’ancêtre de l’actuelle SACEM), le Président de la Fanfare (André Deprez, à l’époque Sénateur ) avait acquitté une somme forfaitaire de Droits d’Auteurs correspondant aux maigres ressources de la Société. Cette somme ayant été jugée insuffisante, il fut fait interdiction au Festival de se tenir : la Municipalité d’alors, saisie par le Président de la Fanfare, lui apporta son total soutien et le Festival put avoir lieu sans poursuites pour la Fanfare »

.

Pour éviter toute déconvenue de la sorte à l’avenir, la Fanfare « La Jeune France » sollicite en mai 1900, en plus d’une augmentation de la subvention visant à la porter de 760 à 1000 Francs, la reconnaissance du titre de « Fanfare municipale ».

Essor de la société[modifier]

La Société traverse une période d’accalmie sous les directions successives de Messieurs Nast (1892 à 1895) et Victor Huleux (1895 à 1897) : les musiciens vont acquérir par un travail individuel et collectif, des aptitudes musicales plus marquées.

Présidée par MM. Jambart (1889 à 1896) et Alcide Plateau (1896 à 1905) et dirigée par Florimond Hoogstoel (1897 à 1914), la Fanfare « La Jeune France » (dont les musiciens ont adopté depuis 1893 la tenue d’artilleurs de Brandebourg) peut alors donner la mesure de ses possibilités :

  • 1897 : concours de Nogent-sur-Marne : trois premiers prix ;
  • 1899 : concours d’Eu : trois premiers prix ;
  • 1902 : concours de Lille : 1er prix de lecture à vue, 1er prix d’exécution, 2e prix d’honneur, trois prix de direction au chef.

Ces trois victoires permettent à la Société de se hisser en 2e division, 1re section.

Toujours sous la même direction et les présidences de MM. Ernest Rabouille (1905 à 1909) et Henri Beauvais (1909 à 1914), les musiciens, dans la tenue modernisée d’artilleurs de l’époque qu’ils portent depuis 1903, vont enregistrer de nouveaux succès :

Après ces résultats, la Fanfare « La Jeune France » se transforme en 1912 en harmonie. Elle compte alors une soixantaine de membres.

Naissance de la Fanfare ouvrière[modifier]

Création de la Fanfare Ouvrière 1903.

Profitant de la nouvelle loi du 1er juillet 1901 qui consacre le principe de liberté d’association, une nouvelle société musicale est créée à Harnes en 1903. Il n’a pas été possible de déterminer les circonstances qui précédèrent à cette création ni ses acteurs, on sait seulement que la présidence était assurée par M. Alfred Poulain et la direction par M. Emile Dautricourt. Néanmoins, on peut affirmer que cette nouvelle association est marquée politiquement, en opposition avec l’Harmonie « La Jeune France ». En effet, très vite les heurts se multiplient entre cette fanfare, dont les membres portent la tenue de sapeurs pompiers, et la Municipalité, plutôt conservatrice, que dirige à l’époque M. Anatole Bailliez.

Reconnaissance de la Fanfare ouvrière municipale[modifier]

En mai 1912, la victoire socialiste aux élections municipales va permettre à la Fanfare ouvrière d’être reconnue « municipale ». Une lettre du président Beauvais de la Fanfare ouvrière est à cet égard assez édifiante : elle évoque sans ambages « l’indifférence dédaigneuse de la (précédente) municipalité » et rappelle que la « Fanfare ouvrière » avait été « traitée (jusque là) en paria ». Elle constitue le témoignage des luttes politiques dont les deux sociétés musicales furent les acteurs et les hérauts.

La vitalité de la « Fanfare ouvrière municipale » lui permit d’envisager la participation à un premier concours : à Suresnes, prévu pour le 26 août 1914, que la guerre déclenchée un mois auparavant empêcha de se tenir.

Le cinquantenaire de « La Jeune France »[modifier]

Parallèlement à la création de « La Fanfare Ouvrière », la « Jeune France » poursuit son ascension. Elle sollicite en 1908 l’ouverture d’un premier cours de solfège qui devrait permettre aux jeunes musiciens ainsi formés d’obtenir des avantages lors du service militaire ainsi qu’à l’embauche dans les compagnies minières. Le seul document disponible quant à la création de ce cours, ancêtre de l’école municipale de musique, ne donne aucune indication précise sur le lieu utilisé et sur les professeurs[2].

Cinquantenaire de « La Jeune France » 1913.

Après l’élection en 1912 de la municipalité socialiste, c’est à son tour de rencontrer quelques difficultés avec les nouveaux élus, alors qu’elle vient de prendre le nom d’« Harmonie La Jeune France ». Il semblerait que la société n’ait pas voulu participer à une réception officielle du député lensois Émile Basly, venu à Harnes en octobre 1912. Cette prise de position engendrera une scission avec la municipalité, l’un des adjoints en viendra même à démissionner. Néanmoins, malgré ces petits incidents, l’Harmonie « La Jeune France » pourra organiser, le 4 mai 1913, son cinquantième anniversaire[2].

La Grande Guerre[modifier]

C’est la Grande Guerre et l’invasion qui vont détruire ce que 50 ans d’efforts ont pu réaliser, notamment le sentiment artistique que l’on avait su créer à Harnes. Ces quatre années de guerre provoquent la dissociation et la dispersion complète des éléments qui animaient les sociétés. La plupart des musiciens sont sous les armes : 17 des leurs ne reverront plus le sol natal. Une grande partie de la population civile se trouve placée sous l’administration allemande dès le début de la guerre (3 octobre 1914) et vit dans un état continuel d’angoisse et d’anxiété. Dans les premières années de la guerre, Harnes devient lieu de repos pour les régiments ennemis tenant le secteur du plateau de Lorette, elle a à subir de fréquents bombardements par obus et par avions. Aucune maison n'est épargnée par les événements : Harnes est classée parmi les 47 communes du Pas-de-Calais les plus gravement endommagées[2].

En 1917, la population est évacuée et il faut abandonner à l’ennemi biens et souvenirs. Cet épisode marque la disparition de la bannière, des partitions et des instruments en cuivre. Malgré les dangers encourus, l’épouse d’Henri Midavaine, futur président, réussit à enfermer dans des caisses les instruments en cuivre (pour éviter leur saisie) et à les faire enterrer dans le terroir de Harnes … en un endroit qu’il fut impossible de retrouver après les hostilités ![2].

À la fin des hostilités, tout semble indiquer que rien ne pourra renaître des ruines que la guerre a accumulées dans la ville ; la victoire, assurée sous l’égide de l’Union Sacrée, va permettre, de réunir des bonnes volontés qui susciteront bientôt un renouveau musical[2].

Naissance de l’Harmonie ouvrière de Harnes[modifier]

L'Harmonie de Harnes dans la Grand'Rue après la guerre.

À l’issue de la guerre, les deux sociétés se reconstituent séparément afin de mieux profiter des subventions au titre des « dommages de guerre ». Premier signe de leur futur regroupement : elles s’équipent en 1920 du même uniforme de sous-officier de marine.

Devant les vides creusés dans les rangs de leurs sociétaires par l’hécatombe de 1914-18 (confer le Mémorial exposé dans la salle de répétitions de l’Harmonie), les responsables de « L’Harmonie municipale La Jeune France » et de la « Fanfare ouvrière municipale » décident le 19 juillet 1925 de fusionner les deux sociétés en une seule qui prend le nom d’« Harmonie ouvrière de Harnes ».

Création de l'Harmonie ouvrière en 1925.

Le Comité de réorganisation comprenant M. Poulain, président de la Fanfare, et M. Midavaine, président de l’Harmonie, décide de confier le regroupement et la formation des musiciens à MM. Pierre-Joseph Rainguez et Jean-Baptiste Delattre qui s’en acquittent jusqu’en février 1921, date à laquelle la baguette de chef est confiée à M. Emile Dautricourt (1921 à 1946). Ces trois collaborateurs vont conjuguer leurs efforts pour doter leur ville renaissante d’une bonne harmonie. Les répétitions de l’Harmonie se font d’abord dans une salle de classe, puis à la salle des fêtes dont l’étage est mis gracieusement à la disposition de la société en octobre 1927.

Premiers concours de l’Harmonie ouvrière[modifier]

Désormais unis au sein de l’Harmonie ouvrière, les musiciens sont prêts à effectuer leur premier concours après tros ans de travail : le 27 mai 1928, c’est le concours du Vésinet, lequel se solde par un succès éclatant :

  • 1er premier prix de lecture à vue ;
  • 1er Prix d’exécution ascendant avec félicitations de l’auteur et du jury ;
  • 1er prix d’honneur ;
  • Prix de direction au chef.

Ce palmarès permet à l’Harmonie de se voir classée en 1re division, 2e section.

Les participations de la société dans les cérémonies et les fêtes locales ou régionales sont de plus en plus fréquentes.

En 1933, la municipalité vote les crédits nécessaires à l’achat d’une nouvelle tenue : désormais, les musiciens arboreront le costume d’officier de Marine, avec lequel ils vont aborder l’année suivante un nouveau concours.

En 1934, sous l'impulsion de son président, Henri Midavaine, l’Harmonie participe au concours de Melun (22 juillet 1934) et se voit décerner le palmarès suivant :

  • 1er prix de lecture à vue ;
  • 1er prix d’exécution avec maximum des points et félicitations au chef ;
  • 1er prix d’honneur ascendant.

Une nouvelle marche est franchie avec le classement en 1re division, 1re section.

Mémorial de l’Harmonie ouvrière[modifier]

Ce panneau qui est encore exposé dans la salle de répétitions de l’Harmonie fut inauguré le 26 mai 1935.

Réalisation du Mémorial de l'Harmonie de Harnes 1935

Cette journée fut consacrée comme celle du Souvenir des camarades musiciens morts pour la Patrie pendant la guerre 1914-18 et des Fondateurs des deux sociétés qui précédèrent et donnèrent naissance à l’Harmonie ouvrière, au premier rang desquels figurent bien sûr Pierre-François Dewatine.

En présence de M. Houziaux, secrétaire général de la Fédération Régionale des Sociétés Musicales du Nord et du Pas de Calais, des sociétés musicales de Fouquières et Montigny, des sapeurs-pompiers et des autorités locales, les membres de l’Harmonie ouvrière réaffirmèrent solennellement leur attachement à leur divise.

Mémorial de l'Harmonie de Harnes en 2004

Selon Emile Hainaut, ancien président de l’Harmonie, il n’existe pas d’autre exemple de Panneau-Souvenir dans une société musicale des environs : depuis son inauguration, le mémorial a été complété au fil des ans par des photos d’anciens membres dont la participation à l’Harmonie a été exemplaire pendant plusieurs décennies. Une cérémonie du Souvenir se tient tous les ans à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’Harmonie lors de laquelle des photos de disparus sont ajoutées.

75e anniversaire de l’Harmonie ouvrière[modifier]

En 1938, l’Harmonie célèbre le 75e anniversaire de sa fondation. Moins de deux ans plus tard, c’est à nouveau la guerre. Il faudra cinq années d’attente avant de pouvoir reprendre des activités normales.

L’après-guerre[modifier]

En 1945, sous la conduite d'Émile Dautricourt et du Comité présidé par Henri Midavaine, l’Harmonie ouvrière retrouve sa vitalité d’antan. Mais en 1946, Emile Dautricourt se voit forcé d’abandonner la baguette de chef après 26 ans de bons et loyaux services. Il sera suivi peu après par Henri Midavaine, président depuis 40 ans. La société fait alors appel à l’un de ses membres chevronnés, Jean-Baptiste Delattre, qui va assurer l’intérim de la direction. Le comité place également la gestion administrative de l’Harmonie dans les mains d’un jeune président, Charles Miroux (dont l’actuelle salle de répétitions porte le nom), secondé par Fernand Racary, vice-président, qui sera pendant 25 ans la cheville ouvrière des conseils d’administration successifs.

En 1947, M. Valère Lemaire, directeur de la musique des Mines de Courrières, accepte de prendre la direction de la société, mais sa disparition sept mois plus tard pose à nouveau le problème de la succession au poste de chef. L’Harmonie le remplace alors par un jeune chef, Marceau Tison, frais émoulu de la Musique de la Flotte. Le 1er octobre 1948, M. Tison prend également la direction de l’école municipale de musique que la municipalité a bien voulu créer et financer dans le but d’assurer le recrutement et la formation des jeunes, garantissant ainsi la relève et la continuité de la société.

L'Harmonie de Harnes au concours de Mirecourt en 1950.

Le 2 juillet 1950, l’Harmonie est en mesure d’aborder le concours international de Mirecourt (Vosges) après une préparation poussée : elle se classe, pour la première fois de son histoire, en division supérieure.

De 1950 à 1962[modifier]

En septembre 1952, Marcel Beve succède à Marceau Tison.

Après un voyage très apprécié à Saumur, en juin 1957, les musiciens préparent, petit à petit, le Concours de Châtellerault du 5 juin 1960.

Alors qu’elle avait été reclassée en avril 1960 en 1re division 1re section (après un laps de temps sans participation à un concours, le classement devient obsolète et il doit être reconfirmé), l’Harmonie ouvrière reprend lors du concours de Châtellerault son classement en Division supérieure. Elle y interpréta l'ouverture de Phèdre de Massenet (morceau au choix) et Zampa de Hérold & Allier (morceau imposé).

Centenaire de l’Harmonie ouvrière[modifier]

Du 11 au 15 mai 1962, l’Harmonie ouvrière fête son 100e anniversaire sous l’impulsion d’un Comité d’Honneur présidé par le Maire de Harnes, le docteur Laville, secondé par MM Charles Miroux, président de l’Harmonie, et Fernand Racary, président d’honneur de l’Harmonie. Le point d’orgue est la tenue d'un festival de musique dans la ville le dimanche 13 mai : pas moins de 20 sociétés musicales de la région y participent. Durant cette journée, des défilés sillonnent la ville tandis que des aubades sont données dans des kiosques disposés dans les différents quartiers.

Photo du Centenaire de l'Harmonie de Harnes 1962

De 1962 à 1981[modifier]

Alors que Marcel Beve tombe malade en 1967, Marceau Tison accepte de le remplacer et reprend à nouveau la baguette de chef. La vie de l’Harmonie est ponctuée pendant ces deux décennies de participations à des festivals dans la région mais aussi à l’étranger : en particulier dans la ville jumelée allemande de Falkenstein en ex-RDA, en 1969.

Après un reclassement obligatoire, l’Harmonie prend part au Concours International de Chartres, où elle obtient un 1er Prix ascendant avec félicitations du jury : la voilà classée en division supérieure 2e section.

150e anniversaire[modifier]

Le 24 juin 2012, les 55 musiciens de l'Harmonie de Harnes, le chœur régional Nord-Pas-de-Calais et l'ensemble vocal Voix en Flandre, placés sous la direction d'Éric Deltour et de Yorick Kubiak, interprètent les Carmina Burana de Carl Orff. À l'occasion de cet anniversaire, la Gazette harnésienne, magasine d'information de la ville de Harnes, retrace l'histoire de la société musicale créée à Harnes en 1862[3].

Commandes[modifier]

En 2002, l'harmonie passe commande d'une œuvre pour l'orchestre à François Daudin Clavaud qui compose Carillon, pièce inspirée de la Chanson du pays d'Artois. Le compositeur adapte en 2006 Freestyler, œuvre initialement dédiée à son ensemble de flûtes le Trio d'argent pour l'orchestre de l'Harmonie de Harnes[4].

Notes et références[modifier]

  1. https://issuu.com/mairieharnes/docs/bd_gazette_juin_2012_-_258_mise_en_page_1/10.
  2. 2,00 2,01 2,02 2,03 2,04 2,05 2,06 2,07 2,08 2,09 2,10 2,11 et 2,12 Pierre-Yves Malbezin, « Harmonie de Harnes : 150 ans d'existence », La Gazette harnésienne. Magazine d'information de la ville de Harnes, no 258, juin 2012, p. 9 à 12 et 28.
  3. « Harmonie de Harnes : 150 ans d'existence », La Gazette harnésienne. Magazine d'information de la ville de Harnes, no 258,‎ , p. 9 à 12 et 28 (lire en ligne)
  4. « François Daudin Clavaud », sur serenadesenbaronnies.fr

Liens externes[modifier]

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