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Famille Frayssines

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Famille Frayssines
Blasonnement Écartelé aux I & IV, partie au 1 d'argent à un frêne de sinople, au 2 aussi d'argent à un sorbier de sinople, les racines des deux arbres aeeosées d'une onde d'argent chargée d'un poisson de sable, le tout sous un chef cousu d'argent, chargé de trois étoiles de sable (Frayssines de Latour) ; Aux II & III, partie ondée au 1 d'argent à un frêne arraché de sinople, au 2 de sable au lion d'or grimpant contre un mont adextré d'argent.
Devise Liber Quomodo Ille Fraxinus
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Languedoc

La famille Frayssines est une famille subsistante de la noblesse française[1], d'ancienne extraction sur preuves de 1261. Elle est originaire du Tarn, qui a donné les Frayssines de Latour et les Frayssines de Montvalen. Elle est anciennement connue sous le patronyme occitan de Fraxines. Elle compte des militaires et des administrateurs.

Les origines[modifier]

Les Frayssines sont originaire de la province du Languedoc. Frayssines était il y a longtemps, une terre vierge sans nom : la charte qui nous apprend cette libéralité, est accompagné de la quittance de 37 sols et 7 deniers morlans, payés par Bernard de Fraxines pour l'amortissement de ce fief, pour "Monseigneur le Comte de Poitiers et de Toulouse"[2]. La famille Frayssines fait actuellement partie des plus anciennes maisons du pays languedocien, d'où les membres ont essaimé pour la première fois dans l'Aveyron et le Tarn, puis dans les départements actuels de la Haute-Garonne, en Midi-Pyrénées. Cette famille tire donc son patronyme du nom latin issu du Moyen Âge provenant de Fraxinéas (seigneurie de Fraissenhas)[3], une bastide fondée en 1261 au sortir des guerres contre les Cathares [4] par Alphonse de Poitiers, le tout nouveau comte de Toulouse (frère de Louis IX de France). Dès les XV-XVIe siècles, la famille a attestée d'avoir été en possession d'anciennes parcelles de terres cultivables. Frayssines, qui veut dire Frênes, est l'étymologie du nom et du village occitan Fraissenhas "Ensemble de Frênes". C'est donc sous le nom Frayssines que la famille s'est répandue en pays albigeois (Languedoc), transplantée dans tout le Tarn où elle existe encore de nos jours. Les terres des Frayssines étaient jadis situées dans la mouvance des anciens fiefs cathares de l'illustre Maison Trencavel.

On retrouve la première trace de ce patronyme dans un don fait par Bertrand de Fraxines, 1er seigneur de Fraissenhas (1261), chevalier de l'Ordre de Malte et commandeur en 1242 en l'abbaye de Thorboulbonne, dans Aveyron. La famille a ensuite pris racine dans la paroisse de Puycelci, près d'Albi.

La seigneurie de Frayssines ne resta pas très longtemps dans cette famille : en 1565, durant la période des guerres de religion (France) entre catholiques et protestants, elle n'en faisait déjà plus partie. La ligne des seigneurs de Fraissenhas se fondit dans celle des Frayssines de Latour, qui, à son tour, se fondra à son extinction (1866) dans celle des Frayssines de Montvalen. Il est à noter que dans certains registres et ouvrages anciens, le patronyme Fraysse se confond avec celui de Frayssines. Sous l'Ancien Régime, les Frayssines donnèrent de nombreux personnages fort intéressants dans l'histoire de cette famille, et compte de nombreuses branches (ou ramifications).

Le blason de cette famille n'est présent que pour affirmer qu'une branche des Frayssines a subsisté, notamment dans le Tarn, sous un nom, qui légèrement modifié, prend un tout autre sens en fonction du lieu d'habitation: Fraxinus, Fraxineas, Fraxine(s), Fraixines, Fraissine (s) puis Frayssines. Fut-ce du fait de la prononciation locale ? La guerre de religion ? Ou par la simple volonté de sa descendance ? Nous savons qu'un nom patronymique peut varier en fonction du lieu où il se trouve.

Famille Frayssines de Latour[modifier]

Un document relatif aux Chroniques des Archives Départementales du Tarn fait l'inventaire des titres de la famille Frayssines, établie dans la région de Penne (Saint-Vergondin), et Villefranche d'Albigeois vers 1500. Il est à noter que l'église paroissiale de Saint-Vergondin, y conserve encore la chapelle de la famille Frayssines (Frayssines de Latour) avec ses deux pierres tombales. Actuellement en rénovation, cette église fut l'objet d'un fils très connu, puisque des scènes Le Vieux Fusil avec Philippe Noiret et Romy Schneider, y furent tournées en 1975.

Les documents du Cabinets des Titres concernant cette famille nous donnent une brève analyse relative aux premiers degrés de sa filiation, ainsi que le rattachement des différentes branches ; Charles d'Hozier (1640-1732), Garde des Sceaux de Louis XIV, ainsi que l'éminent Bernard Chérin, lui-même, généalogiste et historiographe de Louis XVI, indique plusieurs filiations (ou ramifications) différentes pour la période antérieure au XVIe siècle.

Les premiers degrés de sa filiation suivie depuis Bertrand de Fraxines, 1er seigneur de Fraissenhas en 1261, chevalier de l'ordre de Malte et Commandeur, est considérée comme véritablement établie depuis Guilhem de Fraxines, alias Frayssines, 1er du nom, 7ém et avant dernier seigneur de Frayssines (Fraissenhas) en 1509. Son fils aîné mort sans descendance fut élevé au rang de Protecteur protestant de la capitainerie de Ségur en 1565, maintenue dans sa charge en 1571[5]. Parfois dit de Fraixines, seigneur de Fraissenhas en 1535, cet auteur (prénommé Guilhem comme son père) perdit sa terre seigneuriale durant les premières persécutions contre ceux qui adhéraient aux nouvelles idées religieuses dans les années 1520. Entre 1540 et 1550, commença en effet à se développer les clivages entre Catholiques et Protestants. La terre de Fraissenhas (Fraissines à l'époque) devra être abandonnée en 1565 au profit de la famille catholique de Rocazel. Pourtant, par une décision de maître Michel Érard, conseiller, maître des Requêtes ordinaire de l'hôtel de la reine de Navarre, Jeanne III d'Albret, comtesse de Rodez et de Villemur-sur-Tarn, etc... (mère du futur Henri IV), le sieur Guilhem Frayssines fut maintenu dans la jouissance de la capitainerie de Ségur en date du 19 juin 1571 (que lui avait été octroyée par ladite dame dix années plus tôt, lors de la perte de la place de Fraissenhas.

Guilhem fut l'arrière grand-père de Jean Frayssines, bourgeois de Penne et 1er sieur de Latour(1637), auteur de la branche devenue noble (par charge) des Frayssines de Latour et de Larroque. ce dernier sera l'auteur de notables spécialisés notamment dans des petites fonctions d'État, et plus particulièrement au maintien de la survivance de terres qui appartenaient à des seigneurs plus puissants. Il est important de préciser que sa branche n'est pas à confondre avec celle qui vivait à Pamiers ou à Toulouse, qui portait le même patronyme.

Le XVIe siècle voit donc la formation de diverses branches de cette famille, s'alliant le plus souvent avec la petite noblesse (de Belcastel, de Montvalen, de Martin de Viviés, de Dupuy, de La Capelle de Cas, d'Arribat...) ou avec la bourgeoisie locales (Bénezet, Gisquet, Estabes de La Rinaille, Vernhes...): certains de ses membres accédèrent à la noblesse par l'achat d'une charge (vers 1600) de Conseillers Politiques, Secrétaire du Roi auprès de la communauté de Penne, ou bien par l'exercice de charges militaires : les maintenues de noblesses de 1632(anoblissement par charge), maintenues de noblesse en 1676[6] et en 1742[7] (attribués aux membres de la famille ayant exécutés des carrières aussi bien civiles que militaires).

Plusieurs membres de la branche aînée laissèrent leur marque dans la vie locale comme Pierre Frayssines, seigneur de Latour (ou de Latour de Frayssines), qui fit enregistrer son blason dans le Grand Armorial général de France de Charles-René d'Hozier en 1696[8]. Le chef de la branche cadette de Montvalen, Jean Frayssines "de Montvalen", sieur de Landiague et de Montvalen (1669), refusera de suivre l'exemple de son aîné pour des raisons purement fiscales.

La ligne aînée de Frayssines de Latour obtint les terres et le château de Latour (construit en 1612) où de nombreuses tiges (toutes aujourd'hui éteintes) s'y rattachaient : seigneuries de Larroque (Frayssines de Larroque), de Cabarros (Frayssines de Cabarros), de Candamine (Frayssines de Candamine) et de Lavergnère (Frayssines de Lavergnère). Pour la seigneurie de Latour, les membres étaient vassaux de la famille Rigal d'Ouvrier (depuis messire Louis Rigal d'Ouvrier, Baron de Bruniquel et de Penne). Actuellement, la ligne aînée des Frayssines de Latour s'est éteinte avec son dernier représentant mâle en 1866.

Famille Frayssines, alias Frayssines de Montvalen[modifier]

Sur un des nombreux mamelons groupés sans ordre bien apparent qui séparent, à l'extrémité du département, les bassins du Tarn et du Tescou, s'élève le village de Montvalen, qui tire sans doute son nom de cette configuration particulière du pays, monts et vallées. L'histoire se tait sur son origine et son rôle dans les siècles passés. Étymologiquement, Montvalen, le village refuge de la famille, était une formation occitane sur mont et signifie "Mont Vaillant". Son nom latin est Montvalenti, formé en 1259. Ici, à la frontière du Rouergue et du Quercy (Montvalen se trouvant à 52 kilomètres d'Albi).

Les terres et le nom de Montvalen proviennent d'un ancêtre direct de la famille, noble Robert de Montvalen, seigneur, premier recteur connu de manière certaine de St-Jean de Janes (à Paulinet) ; On ignore à qui il a succédé, mais il était dépositaire de la fonction du 8 septembre 1560 au 23 janvier 1580, date à laquelle André Anjalbert lui succéda. On notera que le petit neveur par alliance de Robert de Montvalen, noble Ramond de Belcastel, dit de Montvaillant, Sgr de Montlauzun, fera une donation de 400 écus au bénéfice de la rectorie. Robert de Montvalen meurt 24 ans plus tard à son domicile situé dans son château de Montvalen. Il laissa deux filles survivantes de sa femme (Marie de Belcastel), ses héritières : pour les deux, la totalité de la seigneurie de Montvalen se divisa en deux dénombrements avec l'accord du Marquis de Tauriac (alors suzerains des terres et dépendances), qui donna cession, créant ainsi deux co-sieuries de Montvalen. L’une de ces sieuries passa par mariage à la branche Frayssines « de Montvalen » par sa fille aînée Bertrade, qui céda sa co-sieurie à son second fils Guilhaume Frayssines, Sieur de Landiague et Substitut du Procureur Général du Roi Louis XIII[9] ; la seconde moitié de la sieurie de Montvalen passa à la Maison de Clarac par le mariage de la fille cadette, Marie, avec Bernard II de Clarac, 2ém Baron de Lerepoix et Sgr de Roquesérières. Cette dernière partie de la sieurie de Montvalen fut encore transmise à la Maison de Fleyres (de Camboulan), ce qui créera plus tard des divisions testimoniales entre cette famille et celle de la branche Frayssines. Il est à noter que les anciens et premiers seigneurs de Montvalen étaient à l’époque vassaux de la Maison de Rabastens dans le diocèse de Montauban, canton de Salvagnac[10]. Depuis 1581, Montvalen était un fief protestant (en même temps que la baronnie de Tauriac, terres et village voisin), et où une bataille se tint au lieu-dit Lou-Camp-de-Las-Armos en 1624. Mais la seigneurie conquise par les catholiques définitivement (comme dans la plupart des bourg et fiefs de la région), parvient un temps aux mains de la famille Fouquet jusqu’à restitution. La paroisse de Saint-Martin-de-Montvalen ayant pour annexe les églises de Saint-Fabien, de Saint-Sébastien et de Saint-Laurent-de-La-Rivière.

La charge de consul de Montvalen fut confiée au fils de Guilhaume, Jean Frayssines, sieur de Landiague et de Montvalen (1669), sieur de La Rivière (en 1720, par donation de son frère cadet Pierre), dit le Jeune. Ce dernier avait succédé vers 1690 au consulat de Montvalen à la suite de son beau-frère Jean Estabes (vivant en 1689), sieur de La Rinaille. C'est ainsi que les membres de cette branche furent successivement consuls de Montvalen Également en 1690, Jean dû céder des parts de la sieurie de Montvalen à son cousin : en effet, sa grand-mère, dame Bertrade de Montvalen, avait en effet eu deux héritiers pour la seigneurie de Montvalen, que fit valoir les seigneurs de la Maison de Clarac, par jugement rendu en date du mois d’août 1690, au bénéfice du mariage contracté par Demoiselle Anne de Clarac (parente de la Maison de Montvalen) avec Honoré 1er de Fleyre, seigneur de Camboulan. Ce dernier devint, par la dote de la mariée, co-sieur de Montvalen (de la première partie) à part égale avec ledit Jean Frayssines, ci-présent[11].

En 1720, Charles Louis Auguste Fouquet, duc de Gisors, marquis de Belle-Isle, vicomte de Villemur, baron de Penne, de Lézignan et de Castelnau-de-Montmirail, seigneur de Puylaurens et de Bisy, céda la seconde partie de la co-sieurie de Montvalen (acquise par la famille de Fleyres, ainsi que celle du Born), y compris la justice, en faveur du marquis de Tauriac (Tarn), qui, dès ce moment, nomma les officiers de justice et établit de nouveaux consuls. En 1754, l’héritier, Louis Joseph Eugène de Boyer de Castanet, marquis de Tauriac, vicomte de Monclar, baron de Roquemaure, seigneur de Castanet, de Lacoste et de Saint-Urcisse, et co-seigneur de Bondogoux, dénombra toutes ces terres, et consentit le 21 mai 1777 à un premier partage des co-sieuries de Montvalen par rachat du Marquis de Tauriac à la Maison de Fleyres, au profit de Jean Frayssines, deuxième du nom ; Enfin, la sieurie de Montvalen, associée à celles de Landiague, du Born, de La Rivière, de Pierrault et de Fraysse, correspondaient dans les faits à l’érection en seigneurie de la seigneurie de Montvalen. Le terme de "Baronnie de Montvalen" fut appliqué avant la Révolution française. Jean Frayssines devint le premier représentant de ce dénombrement de Montvalen dans la promesse faite d’érection des sieuries en une seule seigneurie[12]. Un deuxième dénombrement eut lieu en 1784, confirmant le premier acte : ce second dénombrement permis, par Lettres Patentes de 1785, le maintien au bénéfice de la Maison Frayssines du partage des sieuries de Montvalen en faveur de Jean Frayssines (1732-1788), sieur de Landiague, de La Rivière et de Pierrault (fils aîné de Jean), et ce, provenant de la part de la Maison de Boyer de Castanet de Tauriac (Marquis de Tauriac et autres lieux), par actes notariale rendu par la Maison de Fleyres, en date de la même année[13]. Toutefois, les lettres patentes ne furent pas enregistrées en raison de la chute de Louis XVI en 1792, ce qui entraîna l’extinction du titre dans le courant de la même année (Révolution et abolition des privilèges). La transmission du nom " de Montvalen " en fut donc irrégulière sans pour autant que de la famille Frayssines y renonce définitivement.

Cette famille à successivement produit quatre secrétaires du roi, des laboureurs aisés, deux consuls, un parlementaire du Parlement de Toulouse, un homme de loi à Villefranche-de-Rouergue, un prêtre réfractaire à la Constitution Civile du Clergé durant la Révolution, trois maires (de Caussade, de Castelnau-de-Montmiral et d’Ardus), des notables du Midi-Toulousain, des militaires, des officiers d’infanterie dont un membre de l’Ordre Royale et Militaire de Saint-Louis, un décoré de la Croix de Guerre, un capitaine d’après-guerre de la légion d’Honneur et des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière, et enfin, un Officier de la Couronne, insigne attribué par feu Monseigneur le Comte de Paris (de jure Henri VII) en date du 10 avril 2018.

Filiations[modifier]

La filiation est établie, sans interruption, tant par les anciens papiers et parchemins de famille, testaments, titres et contrats divers, que par les actes notariés ou de l’état civil (naissances, mariages et décès), dispensées par la famille elle-même, les généalogistes de l’ancien régime ou par les Archives Départementales du Tarn. La généalogie de la famille Frayssines montre une filiation avec des familles du Languedoc. La tige Frayssines, dite de Montvalen est devenue la branche aînée à l'extinction en 1866 de celle de Frayssines de Latour. C’est la raison pour laquelle les armes furent modifiées et représentent aujourd’hui les deux branches des Frayssines (Latour et Montvalen).

Blasonnements[modifier]

La famille Frayssines possède quatre blasons, qui furent portés tout au long des siècles suivant une évolutions héraldiques, et ce jusqu'à nos jours.

- Fraxine (branche féodale) : trace en 1262. - Archives privées.

- Frayssines de Latour (branche noble - ancien régime - seigneurs de Latour :[14]

- Frayssines, olim Frayssines de Montvalen : règlement d'armoirie de 1866. - Archives Privées.

- Frayssines, olim Frayssines de Montvalen : second règlement d'armoirie du 13 avril 2018 sans substitution du règlement de 1866. Au titre d'Officier de la Couronne (nomination par feu Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, Chef de la Maison Royale de France). - Archives privée.

En ce qui concerne l’enquête en France sur le port d’armoiries, l’explication est simple : Louis XIV voulant récupérer un impôt supplémentaire pour financer ses guerres, commanda à son juge d’Armes (garde des Sceaux) et généalogiste Charles d'Hozier de constituer un armorial général, où une grande partie de la population de l’époque fut enregistrée à partir de 1696, du Dauphin de France au paysan aisé ; il ne contient pas moins de 120 077 blasons répertoriés issus de toutes les provinces du pays, dont 116 944 noms et 180 000 noms de familles (dont 80 000 non nobles) ! En réalité, cet édit royal n’était ni plus ni moins qu’une taxation supplémentaire du droit de porter des armoiries, jusqu’ici de possession libre, aussi bien pour la noblesse que pour les non-nobles… La ligne Frayssines de Latour dut céder 20 livres tournois pour voir ses armes enregistrées ! Ceci rapporta pas moins de 5 800 000 livres au trésor royal entre 1696 et 1709.

Particularités historiques[modifier]

Les membres de la famille Frayssines étaient issus de la terre qu’ils travaillaient sous le terme de Laboureur, et que l’on retrouve dans tous les actes d’état-civil de l’Ancien Régime. À cette époque, ce terme était à la 3e place dans la hiérarchie sociale, après les nobles. Cette hiérarchie était la suivante : le clergé, la noblesse, les bourgeois, les laboureurs, les marchands, les ménagers, les journaliers, les brassiers et les manouvriers (les plus pauvres). Les laboureurs, au sens propre du terme sous l’Ancien Régime, étaient tous des propriétaires terriens (comme les nobles) et ils ajoutaient souvent à leur patronyme celui de leur terre. Ils avaient réussi à échapper partiellement au système féodal en s’enrichissant, faisant d’eux de vrais seigneurs ; certains, très riches (plus riches que les tenanciers et les ouvriers agricoles), étaient l’élite des fermiers aisés, et employaient une nombreuse domesticité. Mais comme dans tous les ordres (clergé, noblesse et tiers état), la condition véritable était très variée : il existait des laboureurs plus riches que les nobles qui demeuraient en provinces.

La construction du château de Montvalen-Tauriac est ancienne ; il fut reconstruit au XVIIIe siècle. Montvalen se présente comme un bâtiment rectangulaire à 3 étages. Le château de Montvalen dut être vendu en 1803 par l’aîné, Jean Frayssines, Sieur de Landiague et des Gasquets, et Co-Sieur de Montvalen, pour le département du Tarn, puis racheté par la famille de Martin de Viviés, lointains cousins. Cette dernière le revendit à la mairie de Montvalen qui le céda à nouveau à une famille du Lot en 2012.

Notes et références[modifier]

  1. Index des Familles Nobles et Notables du Midi-Toulousain du 15-16ém siècle, Tome VI, p. 102.
  2. Histoire du Grand-Prieuré de Toulouse, et des diverses possessions de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, Languedoc, Pays de Foix, de Comminges, de Béarn, Gascogne, Guyenne, Périgord, Quercy, Albigeois, Rouergue, avec les pièces justificatives et les catalogues des Commandeurs. A. Du Bourg, Ed. Louis Sistac et Joseph Boudée, Editeurs-Libraires (1883).
  3. Fraxinéas, dit aussi Fraissenhas, alias Frayssines : petit village de la commune de Puycelsi, canton de Valence-d’Albigeois, Le Garde des Sceau de Louis XIV, Charles d’Hozier, attribua d’office dans son Armorial de France de 1696 un blason relatif à la commune de Frayssines qui est : d’azur à une billette d’or. Ainsi, comme pour la famille du même nom, la commune de Frayssines dû s’acquitter des 20 livres imposées par le roi – Armorial Général de France de C. d’Hozier (1696) ; Les Noms de Lieux du Tarn, d’Ernest Nègre, 3ém édition, Paris, 1972, p. 71.
  4. Les Bastides du Languedoc. François de Lannoy. Paris : Heimdal.
  5. Confirmation de la capitainerie de Ségur aux Fonds d'Armagnac : série A. 252 (liasse de 5 pièces) 1535 à 1607. Archives Départementales du Gers et de l'Aveyron.
  6. Confirmation de noblesse par jugement de Maintenue de Noblesse en 1676 rendu par Bazin de Bozon, Intendant du Languedoc (sur preuves testimoniales).
  7. Présent aux États Généraux de Montpellier le 20 mars 1742. Comparution pour l'Ordre de la Noblesse aux États Généraux de Montpellier, Sénéchaussée du Languedoc. Archives Départementales du Tarn.
  8. Enregistrement des armoiries dans le Grand Armorial de France de 1696, établi par Charles d'Hozier, Généalogiste et Juge Général des Armes et des Blasons de France. Armorial Général de France (1696), Languedoc II.
  9. Nomination : Frayssines (Guilhaume), fils de sieur de Latour et de dame de Montvalen, substitut du procureur général du roi, 6 décembre 1624. B 447, f°81. Archives Départementales du Tarn.
  10. Le Languedoc et le Rouergue dans les Chartes.
  11. Acte notariel de Mtre Plasse, Cote 3E 21 672. Archives Départementales du Tarn.
  12. Lettre d'érection de terres en fiefs de dignité tenus à titre héréditaire. Archives Départementales du Tarn.
  13. Cadastre et actes notariales. Archives Départementales du Tarn.
  14. Armorial Général de France de Charles-René d'Hozier. Edit. de 1696. Quatrième volume. Cotte L, Languedoc II. Paris.


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