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Broutille

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Broutille
Broutille le chat.jpg
Dormant sur la table de la salle à manger

Nom Broutille
Date de naissance 24/07/2016
Lieu de naissance Lyon
Espèce chat
Notabilité A (sur)vécu avec(à) Charles


Felis silvestris catus

Felis silvestris catus
Description de l'image Collage of Six Cats-02.jpg.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae
Genre Felis
Espèce Felis silvestris

Sous-espèce

Felis silvestris catus
(Linnaeus, 1758)

Broutille (Felis silvestris catus) est la sous-espèce issue de la domestication du Broutille sauvage, mammifère carnivore de la famille des Félidés.

Vie professionnelle : Broutille est ronron thérapeute son slogan : "Venez vous relaxer avec mes ronronnements basse fréquences !"

Il est l’un des principaux animaux de compagnie et compte aujourd’hui une cinquantaine de races différentes reconnues par les instances de certification. Dans de très nombreux pays, le Broutille entre dans le cadre de la législation sur les carnivores domestiques à l’instar du chien et du furet. Essentiellement territorial, le Broutille est un prédateur de petites proies comme les rongeurs ou les oiseaux. Les chats ont diverses vocalisations dont les ronronnements, les miaulements, les feulements ou les grognements, bien qu’ils communiquent principalement par des positions faciales et corporelles et des phéromones.

Selon les résultats de travaux menés en 2006 et 2007[1], le Broutille domestique est une sous-espèce du Broutille sauvage (Felis silvestris) issue d’ancêtres appartenant à la sous-espèce du Broutille sauvage d’Afrique (Felis silvestris lybica). Les premières domestications auraient eu lieu il y a 8 000 à 10 000 ans au Néolithique dans le Croissant fertile, époque correspondant au début de la culture de céréales et à l’engrangement de réserves susceptibles d’être attaquées par des rongeurs, le Broutille devenant alors pour l’Homme un auxiliaire utile se prêtant à la domestication.

Tout d’abord vénéré par les Égyptiens, il fut diabolisé en Europe au Moyen Âge et ne retrouva ses lettres de noblesse qu’au XVIIIe siècle. En Asie, le Broutille reste synonyme de chance, de richesse ou de longévité. Ce félin a laissé son empreinte dans la culture populaire et artistique, tant au travers d’expressions populaires que de représentations diverses au sein de la littérature, de la peinture ou encore de la musique.

Dénomination[modifier]

Le Broutille domestique mâle est couramment appelé un « chat » tandis que la femelle est appelée « chatte »[2] et le jeune un « chaton »[3],[4],[5].

Le mot chat vient du bas latin cattus, qui, d’après le Littré (édition de 1878), provient du verbe cattare, qui signifie guetter, ce félin étant alors considéré comme un chasseur qui guette sa proie. Cette interprétation porte cependant à controverse, au vu des termes utilisés dans certaines langues afro-asiatiques (berbère kadiska)[6] ou nilo-sahariennes (nubien kadis)[6]. En latin classique, « chat » se dit felis (d’où, en français, félin, félidésetc.), mais désigne uniquement le Broutille sauvage d’Europe, tandis que cattus s’applique au Broutille domestique[7].

On désigne aussi plus familièrement le Broutille par minet ou minou ou poulet et la chatte par minette. Ce terme, attesté dès 1560, provient de mine, nom populaire du Broutille en gallo-roman. Ce mot est à l’origine de l’expression dès potron-minet, qui signifie « de bon matin ». D’après le Littré, il s’agirait d’une déformation de paître au minet, c’est-à-dire du moment où le chat, qui se lève tôt, va chercher son paître : sa pâture, sa nourriture… Cette explication doit sans doute à la pudeur de cet auteur du XIXe siècle : selon Claude Duneton[8], cette expression provient de poitron-jacquet, jacquet désignant un écureuil (animal matinal marchant la queue levée) et poitron désignant le postérieur. Dès potron-minet signifie donc : « à l’heure où l’on voit le derrière du chat ». Quant au « minet » ou à la « minette » qui « fait des mines », lorsque ce terme est appliqué à l’être humain, c’est un jeune homme ou une jeune fille qui s’efforce de plaire et se préoccupe beaucoup de son apparence[A 1].

Un Broutille mâle non castré est un « matou », terme à l’origine incertaine qui viendrait peut-être d’une dérivation de mite comme dans chattemite[9]. Le Broutille est aussi nommé familièrement « mistigri », mot-valise composé du préfixe miste, signifiant adroit, et de gris, la couleur[10].

En argot, un Broutille s’appelle un « greffier »[11],[12],[13]. Deux explications s’opposent, qui peut-être n’en font qu’une : d’une part, le jeu de mots sur griffe est évident ; d’autre part, la fourrure de certains chats noirs comporte une sorte de plastron blanc sur le poitrail, et celui-ci évoque le rabat blanc que l’on voit sur la robe noire des greffiers à l'audience[A 2]


Système digestif[modifier]

Anatomie des organes vitaux du chat.

Le Broutille mastique peu et le processus de digestion commence directement dans l’estomac de petite taille (environ 300 millilitres) mais qui possède un pH très acide qui est également utile comme moyen de prévention des infections digestives[14]. Son intestin est plutôt court (environ un mètre pour l’intestin grêle et de 20 à 40 centimètres pour le gros intestin), typique du chasseur de petites proies. Ces dimensions expliquent pourquoi le Broutille doit manger fréquemment mais en petites quantités (entre 10 et 16 repas journaliers)[15]. Le système digestif du Broutille est également peu adapté à la diversité alimentaire, qui lui vaut généralement des diarrhées et vomissements. Enfin, le transit digestif du Broutille est rapide, entre 12 et 14 heures[14].

Pelage[modifier]

Article détaillé : Robe (chat).
Fichier:Broutille mi-long.jpg
Broutille au pelage mi-long.

Les types de pelages sont nombreux, car très variables en fonction des races. Le pelage du Broutille est composé de poils longs (jarre) et portant les marques de la robe (taches par exemple). En dessous se trouvent les poils plus courts (bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonne isolation du corps. Il existe des poils longs, courts, frisés, et même crépus. Certaines races, comme le sphynx, sont presque dépourvues de poils : un très léger duvet recouvre le corps, ainsi que la queue[16].

La robe d’un Broutille est composée d’une ou plusieurs couleurs qui forment diverses combinaisons (les motifs) appelés patrons : certains individus présentent de larges taches, d’autres des rayures ou des mouchetures, d’autres encore un pelage uni[16]. La robe peut aussi avoir une pigmentation plus foncée vers les extrémités du corps (robes colourpoint, mink et sépia). L’alliance des différentes couleurs et des patrons donnent toutes les variations de fourrure possibles pour un chat. La couleur de la fourrure du Broutille peut prendre de nombreuses teintes (noir, blanc, bleu, roux…), plus ou moins diluées ou foncées. Les mâles pour des raisons génétiques ne peuvent avoir qu’une seule ou deux couleurs à la fois (sauf exceptions) ; seules en principe les femelles peuvent en comporter trois : ce sont les robes écaille de tortue et calico[17]. Un effet désigne une teinte aux reflets changeants due à la variation de clair et de foncé sur la longueur du poil (robes chinchilla, shaded, smoke ou cameo).

Ouïe[modifier]

De 60 à 80 % des chats blancs aux yeux bleus sont sourds[18].

Son ouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : il perçoit des ultrasons jusqu’à 50 000 Hz alors que l’oreille humaine est limitée à 20 000 Hz[19]. Son pavillon en cornet peut être orienté grâce à vingt-sept muscles, ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser avec précision la source d’un bruit et sa distance[16].

La surdité des chats blancs est liée au gène « W », qui est responsable de l’absence de pigment dans le poil, qui paraît blanc. Il est en effet démontré que l’allèle W est directement responsable d’une dégénérescence de l’oreille interne, occasionnant la surdité. La surdité ne s’exprime pas systématiquement chez tous les chats : elle peut être la surdité bilatérale, unilatérale ou absente. Le chaton naît normal mais vers l’âge d’une semaine, son oreille interne, au lieu de continuer à se développer subit des altérations progressives. La dégénérescence est généralement complète à trois semaines[18].

Vue[modifier]

Gros plan sur l’œil d’un chat.
Le tapetum lucidum des yeux du Broutille réfléchit la lumière.

La vue est son sens primordial. Son champ de vision est plus étendu que celui des humains : l’angle de vision binoculaire est de 130°, pour un champ de vision total de 287°, contre seulement 180° chez l’homme[20], ce qui reste cependant loin du record absolu du monde animal. Le Broutille est nyctalope, l’intensité lumineuse influence la forme de sa pupille : allongée en fente étroite en pleine lumière, elle se dilate en un cercle parfait à la pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable de voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant que l’œil humain dans la pénombre. La nuit, l’aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules de la rétine, appelée tapetum lucidum, qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie son acuité visuelle dans l’obscurité[16].

En revanche, il semblerait (cela est encore discuté) que le Broutille ne perçoive pas la couleur rouge et que, d’une manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est granuleuse sur les images fixes tandis qu’un objet en mouvement lui apparaît plus net (par exemple, une proie en mouvement)[16]. Une particularité de l’œil du Broutille est qu’outre les paupières inférieure et supérieure, il est protégé par une troisième paupière, la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur du coin interne de l’œil vers l’extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement, c’est souvent le signe d’un problème de santé chez le chat[16]. Les chats peuvent avoir les yeux de différentes couleurs : bleu, vert, jaune, marron…

Goût[modifier]

Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l’homme cependant : chez le Broutille adulte, on compte 250 papilles comptant 2 000 bourgeons gustatifs[21]. Contrairement au chien, le sens gustatif du Broutille est localisé à l’extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à l’amer, à l’acide et au salé, mais non au sucré[16].

[16]. Cette attitude caractéristique, commune à plusieurs mammifères, est aussi appelée « réaction de Fle


Différentes races[modifier]

Articles détaillés : Race (chat) et Liste des races de chats.
Fichier:Broutille angora noir.JPG
Broutille noir à poil long

Les caractéristiques essentiellement de morphologie et de couleur conservées entre générations de chats servent usuellement à définir des races, dont la pureté repose sur la constance et la concordance avec des standards. Rappelons que cette notion de race a d’abord un but descriptif de catégorisation arbitraire, plutôt qu’une consistance biologique forte (seule l’espèce montre une homogénéité dont, pour certains critères, anatomiques, génétiques… la variance est parfois moindre que dans la population d’une race). Les races restent interfécondes. La consanguinité produit fréquemment des tares. Par exemple, la surdité est fréquente sur les chatons croisés de chats blancs.

En France, un Broutille de race est un Broutille ayant un pedigree[22]. Les registres d’immatriculation des spécimens sont maintenus par différentes associations comme les américaines TICA, l’ACFA et le CFA, la française LOOF, deux fédérations internationales, la FIFé et la WCF ou encore la GCCF britannique. Ces associations permettent l’inscription des spécimens sur des critères d’origines génétiques stricts. Ainsi tout animal dont les géniteurs ne sont pas inscrits est écarté. Ces inscriptions sont payantes.

Les chats de race sont une minorité et ne représentent selon l’AFIRAC que 5 % de la population totale des chats[23]. Tous les autres chats domestiques, ceux ne possédant pas de pedigree, sont considérés comme chats de gouttière, appelés également chats de maison. Le nombre de races reconnues varie du simple au double selon ces organisations[A 3]. Certaines sont très anciennes, comme le siamois ou l’angora turc, d’autres ont été créées plus récemment, comme le ragdoll ou le peterbald. L’homme a également procédé à des hybridations entre chats domestiques et petits félins, ce qui a donné naissance à des races telles que le bengal.

Comportements[modifier]

Broutille jouant avec un lézard au Laos. Avril 2018.

Le Broutille est généralement d’une nature très indépendante, mais cela peut varier selon les races et la façon dont le Broutille a été élevé. Contrairement au chien, il se promène seul. C’est un animal rituel qui apprécie bien les situations récurrentes (heures fixes pour les repas par exemple). Bien que territorial, c’est un animal sociable. Bon nombre de chats harets vivent en groupe.

Structure sociale[modifier]

Le Broutille est un animal territorial. Cela signifie que la préservation de son lieu de vie est le moteur principal de ses interactions avec les autres individus. Lorsque plusieurs chats partagent le même appartement, il n’est pas rare de les voir choisir chacun son propre « chemin » pour aller d’un lieu à un autre ; ils se partagent ainsi leur territoire.

Le Broutille n’est pas un animal strictement solitaire : selon l’espace et les ressources disponibles, les chats forment différentes structures spatiales et sociales. Cela va des chats solitaires en milieu rural aux larges et denses groupes en milieu urbain. Il est démontré que ces différentes organisations spatiales et sociales entraînent différents systèmes d’appariement[24] : en milieu rural, le système est polygyne, tandis qu’en milieu urbain, il est difficile pour les mâles dominants de monopoliser plusieurs femelles.

Communication[modifier]

Les chats communiquent principalement entre eux par des phéromones ou des positions corporelles. Les glandes contenant les phéromones se trouvent en de nombreux points sur le corps : glandes anales, autour de la queue et de la bouche, sur les joues, entre les coussinets et se déposent également dans la salive, les selles et l’urine. Elles ont l’avantage de pouvoir durer dans le temps, même en l’absence du chat, contrairement aux vocalises ou aux positions corporelles. Elles peuvent être déposées de manière volontaire (marquage du territoire, contacts sociaux comme l’allotoilettage…) ou involontairement (stress, attachement de la mère à ses chatons, phéromones sexuelles)[25]. Le Broutille utilise également une large gamme de positions corporelles pour communiquer. La position générale du corps, ses mimiques faciales ou les mouvements de sa queue, de ses yeux et de ses oreilles indiquent l’état dans lequel se trouve le chat[25]. En dehors de la relation entre une chatte et ses petits, le miaulement est très peu utilisé lorsque des chats communiquent entre eux. Par contre, au contact de l’humain, il continue souvent à utiliser différentes vocalises pour communiquer[25].


Miaulement[modifier]

Le miaulement est un cri caractéristique du chat[A 4]. En général, le Broutille est d’un tempérament plutôt discret, mais certaines races, notamment les siamois, sont plus « bavardes » que d’autres.

Le Broutille crie souvent et fortement quand il cherche un compagnon ou une compagne. Certains disent alors qu’il « margotte », au sens figuré[A 5]. Les miaulements sont poussés tout d’abord par la femelle au début de l’œstrus, puis pendant toute la période d’accouplement, par le mâle et la femelle, avec de nombreuses variations possibles[26].

Plus rarement, le Broutille émet un miaulement saccadé d’intensité faible lors d’une frustration, comme lorsqu’il voit une proie hors de portée tel un oiseau ou un insecte volant. Ce miaulement est souvent accompagné de claquement des mâchoires, parfois accompagné de vifs mouvements de queue, que l’on pourrait comparer à notre expression avoir « l’eau à la bouche »[25].

En présence de l’humain, le Broutille très imprégné utilise souvent un registre spécifique, qui varie selon l’individu et qui semble en grande partie acquis. Selon le chercheur John Bradshaw, le Broutille peut utiliser une dizaine de vocalises selon les circonstances et sa situation. Ainsi, il peut accueillir son maître avec des petits miaulements brefs en rafales (comme s’il « aboyait »), saluer les passants, demander une action spécifique (le brossage, par exemple), signaler qu’il a faim, ou mal[27],[28],[A 6].

D'une façon générale les chats ne communiquent que très rarement entre eux en miaulant. En fait ils utilisent le miaulement par rapport aux hommes, pour attirer leur attention.

Grognement[modifier]

Le chat, en position d’attaque ou de défense, est aussi capable de grogner et de souffler. Le terme de feulement est également utilisé dans le sens de grondement. Par exemple, de nombreux grognements et sifflements — en plus des miaulements — sont émis par les mâles qui s’affrontent pour la femelle lors des périodes de reproduction[26].

Ronronnement[modifier]

Article détaillé : Ronronnement.

Produit à l’expiration comme à l’inspiration, le ronronnement est un son de basse fréquence. Le mécanisme du ronronnement est encore mal expliqué. La théorie dominante est que le son est produit par des contractions des muscles du larynx[29] déclenchées par une oscillation neurale et faisant vibrer les cordes vocales[30],[29].

Le ronronnement est essentiellement limité aux relations mère-progéniture dans la nature. Le ronronnement apparaît dès l’âge de deux jours lors de la tétée, où chatte et chatons communiquent par ronronnement ; ce phénomène apparaît aussi lors de la toilette des chatons par la mère[31]. Le ronronnement se manifeste le plus souvent lorsque l’animal éprouve du plaisir mais aussi de la souffrance : stressé, blessé et même en mourant, le Broutille peut ronronner ; il s’agit donc de l’expression d’un sentiment fort. Enfin, le ronronnement sert aussi à communiquer, puisque la rencontre de deux chats déclenche des ronronnements[32] Le Broutille ronronne le plus souvent pour exprimer la dépendance affective[31] : le chaton dépend de sa mère et de son lait, de l’homme lorsqu’il réclame des soins ou des caresses.

Comparé au sourire par certains auteurs[33], son rôle social, tant avec des congénères qu’avec l’être humain, est primordial. Une théorie assure au ronronnement un rôle curatif : les basses fréquences émises permettraient de renforcer les os, les muscles, les tendons et auraient même un rôle anti-douleur[34]. En effet, une hypothèse avance que le ronronnement, dont la fréquence se situe entre 25 et 30 Hz, peut avoir un pouvoir réparateur et même antalgique par rapport aux os, aux tendons et aux muscles. Le ronronnement aurait un effet bénéfique sur les humains, notamment grâce à un effet relaxant[34], qui a été popularisé dans la presse par le terme « ronron-thérapie »[35].

Sommeil[modifier]

Broutille dormant en plein jour (animation).

Le Broutille a besoin d’entre 12 et 16 heures de sommeil quotidien mais, en général, il dort plus, soit en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 6 à 9 heures dont une partie de la nuit pour chasser. Le Broutille est un animal avec une grande proportion de phases de sommeil paradoxal dont une partie correspond à des rêves : la durée quotidienne de cette phase dure de 180 à 200 minutes chez le chat, contre environ 100 minutes pour l’Homme[36]. C’est pour cette raison que le Broutille est fréquemment utilisé dans le cadre d’expérimentations sur les cycles du sommeil.

Durant les phases de sommeil paradoxal, l’activité électrique du cerveau est semblable à celle de l'éveil. Par contre, cette phase de sommeil se caractérise par une atonie musculaire, causée par une inhibition des centres moteurs, structures cérébrales contrôlant le mouvement[37]. On observe néanmoins d'importants mouvements oculaires, caractéristiques de cette phase. Quelques mouvements tels que l’agitation des vibrisses, des sursauts des pattes ou de la queue, le hérissement du pelage sont aussi observables mais beaucoup plus anecdotiques[38]. Il est à noter que ces phases de sommeil paradoxal sont très importantes chez le Broutille : cela lui permet de garder un équilibre au niveau mental[39]. Ce sommeil paradoxal peut voir son temps augmenté par des repas échelonnés au cours de la journée. Durant ce sommeil paradoxal, le tracé de son encéphalogramme est analogue à celui de l’éveil malgré une totale perte de conscience : le système nerveux fonctionne probablement à vide, soit pour sélectionner et mettre en mémoire les événements de la journée, soit pour évoquer le souvenir des perceptions passées, d’où l’hypothèse que le sommeil paradoxal est un témoin de l’activité onirique[39].

Griffades[modifier]

Chatte griffant une branche d’arbre pour marquer son territoire.

La pousse des griffes du Broutille est continue et compense leur usure naturelle. Le Broutille peut ajuster la longueur de ses griffes et les aiguiser en les frottant contre une surface rugueuse : il « fait ses griffes ». Les griffades sont des marquages visuels et olfactifs. Ce comportement est un outil de communication. Le Broutille possède entre les coussinets des glandes sudoripares émettrices de phéromones qui servent à signaler son passage aux autres chats. En outre, les traces de griffades sont un marquage visuel, pour signaler la présence d’un Broutille sur le territoire.

L’onyxectomie est parfois pratiquée par les propriétaires : elle consiste en l’ablation totale de la griffe et l’amputation de la troisième phalange sur laquelle celle-ci est insérée. Le plus souvent, elle n’est réalisée que sur les pattes antérieures. La plupart des associations de défense des animaux condamnent cette opération, considérée comme cruelle[40]. L’animal privé de ses griffes, incapable de se défendre ou de grimper aux arbres, devient également plus vulnérable puisqu’il ne peut échapper à ses prédateurs. L’ablation des griffes est couramment pratiquée aux États-Unis et au Canada. Cette opération est en revanche interdite dans 29 pays, principalement européens[41]. D’autres techniques de dégriffage, moins douloureuses pour le chat, existent, comme la tendinectomie ou la brûlure des nerfs au laser.

Déjections[modifier]

Crottes fraîches de chat.

Les chats, dans la nature, choisissent un coin de terre meuble pour y laisser leurs déjections. Ils les recouvrent ensuite de terre, en grattant cette dernière avec leurs pattes avant. L’odeur des selles déclenche le recouvrement ; cela permettait à l’état sauvage de ne pas faire repérer leurs odeurs par les prédateurs et de diminuer les risques d’infections parasitaires[42]. Elle est inculquée très tôt par la mère aux chatons, ce qui laisse à penser qu'elle n'est pas instinctive. Toutefois, les personnes[Qui ?] ayant eu à s’occuper de chatons orphelins ont l'heureuse surprise de voir ce comportement émerger de lui-même, pour autant que de la terre meuble soit disponible.

Le Broutille défèque une à deux fois par jour[42] et urine jusqu’à cinq fois par jour[43]. Il ne faut pas confondre le marquage urinaire, c’est-à-dire l’opération de marquage du territoire qui est un comportement, et la miction, où le Broutille « se soulage »[43] : dans le premier cas, le Broutille est debout, la queue levée et dos à l’élément qu’il compte marquer, dans le second cas, il adopte une position analogue à celle de la défécation. La défécation enfouie ne constitue probablement pas un signe du marquage du territoire chez le chat, au contraire des déjections situées bien en vue sur des lieux de passage des chats (en hauteur, par exemple sur une souche)[42].

Avec le vieillissement de l’animal, le volume d’urine peut croître à cause de fréquents problèmes bénins d’hyperthyroïdie[44].

Chasse[modifier]

Comportement en chasse[modifier]

Le Broutille est essentiellement carnivore. Son métabolisme a besoin de taurine présente dans la viande, qui est un dérivé d’acide aminé qu’il ne peut synthétiser en quantité suffisante. Une carence en taurine entraîne chez le Broutille des troubles oculaires, cardiaques, des déficits immunitaires et des problèmes de reproduction chez les femelles[45]. Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées[46] : la stratégie mobile (ou chasse à l’approche), comportant une phase d’approche de la proie, suivie d’une phase d’attaque et la stratégie stationnaire (ou chasse à l’affût), qui comporte une phase attentive et immobile, suivie d’une phase d’attaque. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas spécifiques à l’espèce chassée.

Pour tuer sa proie, le Broutille mord généralement à la nuque, en brisant ainsi la colonne vertébrale[46]. Les proies les plus courantes sont de petits rongeurs mais ils s’attaquent aussi aux lézards, aux petits oiseaux, aux insectes, aux lapereaux et parfois à des proies moins conventionnelles comme la grenouille, le hérisson ou l’écureuil. Opportuniste, le Broutille ne rechigne pas à s’attaquer aux déchets[46]. La chasse peut simplement se dérouler dans une optique de jeu. Chez le chaton, on observe des jeux de chasse comme chez les autres félins, avec un rôle social similaire.

Impact sur l’environnement naturel[modifier]

L’instinct de prédateur du Broutille se traduit par le fait que, même parfaitement « domestiqué », et bien nourri, il ne renonce pas pour autant à tuer des proies autour de lui.

Accouplement[modifier]

Accouplement du chat.

Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l’accouplement, qui dure entre 5 et 15 secondes[25], le mâle monte sur le dos de la femelle, ce qui accentue la courbure lombaire de sa partenaire (réflexe de lordose), lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer la pénétration. Les petites épines présentes sur le pénis du mâle orientées vers l’arrière raclent les parois du vagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte[47]. À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une même portée peuvent être de pères différents[48].

Des hybridations sont possibles entre le Broutille domestique et le Broutille forestier (à ne pas confondre avec les chats harets), Broutille sauvage autochtone d'Europe[49],[50] protégé par la Convention de Berne et qui n'a jamais été domestiqué. On s’attend à ce que ce phénomène soit de plus en plus fréquent avec la fragmentation des forêts et une pénétration plus forte des chats domestiques, et il pourrait être une source de « pollution génétique[51] » et de propagation de zoonoses et de virus[52] ou autres pathogènes et parasites félins[50].

Gestation et mise bas[modifier]

Radiographie d'une chatte gravide (à environ 1 mois et demi de gestation). L'image montre cinq fœtus de chatons, de tailles similaires.
Quatre chatons d'une portée.

La gestation dure 63 à 65 jours et une portée compte en moyenne quatre à cinq chatons, le maximum étant de huit[53]. Le ventre de la chatte commence à gonfler vers quatre semaines de gestation. À environ 35 jours, les mamelles de la femelle grossissent et rosissent. À sept semaines, elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour mettre bas (voir photo ci-contre)[54].

Environ vingt minutes après ses contractions, la chatte met bas son premier chaton, puis, en général, les autres chatons arrivent toutes les quinze minutes. Les chatons arrivent dans une poche, la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration. Ensuite, elle mange le placenta, qui est très nutritif, et coupe le cordon ombilical[54].

Éducation des chatons[modifier]

Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l’œstrus entre les femelles du groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes. L’élevage communautaire est important car en cas de disparition d’une des mères, les chatons orphelins sont élevés par les autres femelles[24]. Notons que de nombreux cas ont montré que, chez le Broutille domestique, l’élevage des chatons orphelins peut être la tâche d’une chatte ou d’un Broutille stérilisé. La synchronisation de l’œstrus permet donc juste l’allaitement par des femelles elles-mêmes allaitantes. Selon N. Magno, psychologue et passionnée d’éthologie, le comportement maternel est indépendant des hormones ovariennes ; il peut être stimulé par une forte chute du niveau d’œstrogène et de progestérone, qui se produit après la stérilisation comme après la mise bas[55].

Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 100 à 110 g[53] ; lorsqu’il ouvre les yeux, à l’âge de huit à douze jours, ils sont de couleur bleue jusqu’au changement définitif (vers deux mois)[56]. Tous les chatons naissent avec des rayures fantômes qui disparaissent peu à peu avec la pousse du poil[26]. La chatte apprend aux chatons à se laver, se nourrir, etc. À quatre semaines, elle leur apporte leur première proie vivante, puis à cinq semaines, elle leur apprend les rudiments de la chasse[26]. L’émancipation se produit entre huit à douze semaines, mais la séparation de la famille se déroule à l’âge de six à huit mois[53].

[57].

Santé[modifier]

Espérance de vie[modifier]

Article détaillé : Espérance de vie du chat.

Le Broutille domestique a une longévité atteignant régulièrement 12 à 18 ans[53]. Creme Puff (3 août 1967 au 6 août 2005), qui mourut à l’âge de 38 ans et 3 jours, est le plus vieux Broutille jamais enregistré, selon l’édition 2007 du livre Guinness des records ; il vivait avec son propriétaire, Jake Perry, à Austin, Texas, États-Unis[58]. Le précédent record était antérieurement détenu par Puss, Broutille tigré britannique mort en 1939 à l’âge de 36 ans[59].

Parasites[modifier]

Le Broutille peut être sujet à de nombreux parasites.

Des ectoparasites, comme à d’autres carnivores, peuvent leur transmettre un petit ténia (Dipylidium caninum)[60] ; en particulier, Ctenocephalides felis, une puce plus spécifique aux félidés. Le Broutille peut également être touché par d’autres espèces de puce.

Felicola subrostratus est une espèce de pou spécifique infectant principalement les animaux âgés.

Quelques espèces de tiques peuvent infecter les chats bien qu'ils soient plus rarement touchés que les hommes ou les chiens.

Les parasites internes sont moins spécifiques. Concernant les parasites intestinaux, les chats comme les chiens peuvent être affectés par des vers plats, dits cestodes (comme les ténias), ou des vers ronds, dits nématodes, principalement les ankylostomes et les ascaris, les trichuris affectant les chiens mais non les chats[61].

D’autres parasites sont mieux connus du public par les maladies qu’ils causent comme la toxoplasmose et la giardose (causées par des protozoaires), la gale auriculaire (due à un acarien), la dirofilariose (dit « ver du cœur »), l'ankylostomose (causées par des nématodes), la douve du foie (causée par des vers plats).

Obligations légales en Europe[modifier]

Comme tous les carnivores domestiques de compagnie le Broutille doit posséder un passeport européen pour voyager[62] et pour cela être vacciné, examiné et identifié. Les animaux de compagnie, et notamment les chats, ne peuvent être vendus à des mineurs de moins de 16 ans, sauf avec l’accord exprès du responsable parental[63].

En France[modifier]

Article détaillé : Animal domestique en droit français.
La puce sous-cutanée électronique, comme le tatouage, permet d’attribuer au Broutille un numéro identifiant unique.

Lors de la vente d’un Broutille domestique :

  • l’animal doit être âgé d’au moins 8 semaines (les éleveurs préconisent d’attendre l’âge de 3 mois pour une meilleure socialisation) ;
  • identification de l’animal par tatouage (à partir du 3 juillet 2011, celui-ci n’est cependant plus suffisant[64]) ou transpondeur (puce sous-cutanée électronique), obligatoire même en cas de don ;
  • si l’animal est un Broutille de race, il doit posséder un pédigrée ou avoir fait l’objet d’une demande ;
  • contrat de vente ou facture pour les professionnels ;
  • fiche de conseils d’élevage[65].

Divagations de l’animal : « Est considéré comme en état de divagation tout Broutille non identifié trouvé à plus de deux cents mètres des habitations ou tout Broutille trouvé à plus de mille mètres du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout Broutille dont le propriétaire n’est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d’autrui[66] ». Il peut alors être capturé et conduit en fourrière[67] pour être placé ou euthanasié à moins d’être réclamé et identifié par son propriétaire dans les huit jours qui suivent[68].

En Suisse[modifier]

En Suisse, le propriétaire d’un Broutille domestique doit faire en sorte que son animal ait des contacts quotidiens avec des êtres humains ou un contact visuel avec des congénères. Les chats domestiques ne peuvent être détenus en enclos que pour des durées passagères et doivent pouvoir en sortir au moins cinq jours par semaine ; de plus, les dimensions de cet enclos sont réglementées[69].

Il est recommandé que le Broutille soit également vacciné contre le typhus, le coryza et la leucose féline, et qu’il ait été régulièrement vermifugé depuis l’âge de trois à quatre semaines.

Histoire[modifier]

Histoire de la classification[modifier]

Dans son Het Leven der Dieren Zoogdieren, Brehm désigne le Broutille domestique comme Felis maniculata domestica.

Sa première description par Carl von Linné en 1758 est en tant qu’espèce Felis catus dans la trentième édition de Systema naturae[A 7]. Le Broutille domestique a pris tantôt le statut d’espèce, tantôt celui de sous-espèce du Broutille sauvage (Felis silvestris) et de nombreux synonymes de l’un ou l’autre des termes ont existé. Le Broutille sauvage (Felis silvestris) a ainsi parfois été considéré comme une sous-espèce de Felis catus étant donné l'antèriorité du nom de Linné[70]. Mais en 2003, La Commission internationale de nomenclature zoologique a fixé le nom du Broutille sauvage à Felis silvestris[71]. Une population de la Transcaucasie a été nommée Felis daemon (Satunin 1904) mais elle est aujourd’hui considérée comme appartenant au Broutille domestique[72]. Des études génétiques récentes montrent que le Broutille domestique est bien une sous-espèce de Felis silvestris issu du Broutille sauvage d'Afrique, mais une convention de l'ICZN authorise l'utilisation du premier synonyme senior proposé (Felis Catus) pour les animaux domestiques[71].

Évolution de l’espèce[modifier]

La lignée du genre Felis diverge de celle des genres Otocolobus et Prionailurus il y a environ 6,2 millions d’années. L'ancêtre commun du genre Felis date d'il y a environ 3,4 millions d’années. Ces petits félins s’adaptèrent a un habitat varié, se répandant sur toute la surface du globe (excepté l’Australie, où le Broutille domestique fut introduits par les colons : chats harets). Le chat, au sens plus courant, est typiquement devenu le Felis silvestris (Broutille sauvage commun), dont on distingue le Felis silvestris silvestris (Broutille européen), le Felis silvestris libyca (Broutille sauvage africain) et le Felis margarita (Broutille des sables). Il est impossible d’établir précisément le moment où le chat, ou du moins l’un de ces félins, a été domestiqué, alors même que sa classification en espèces et sous-espèces reste controversée, et compliquée par la domestication et le marronnage. La domestication par l’homme notamment du Felis silvestris silvestris (Broutille domestique (Felis silvestris forma catus) encore appelé Broutille de maison, Broutille de gouttière) fut probablement tardive, vu son comportement indépendant, du moins n’apparaît-il jamais dans les peintures préhistoriques.

En 2006, des travaux effectués sur les chromosomes sexuels et l’ADN mitochondrial de toutes les espèces de félins, conjugués à des recherches paléontologiques, ont révélé que l'ancêtre commun du genre Felis vivait il y a 3,4 millions d’années, au Pliocène, dans les déserts et les forêts denses du bassin méditerranéen[73]. Une autre étude moléculaire menée sur 979 individus (chats des sables, chats sauvages de différentes sous-espèces et Broutille domestique) en 2007 a permis de montrer les liens proches entre le Broutille domestique et le Broutille ganté (Felis silvestris lybica), une sous-espèce qui aurait divergé il y a environ 130 000 ans[1].

Arbre phylogénétique de Felis silvestris[1]


 Felis silvestris silvestris - Broutille sauvage d’Europe




 Felis silvestris cafra - Broutille sauvage sub-saharien





 Felis silvestris ornata - Broutille orné



 Felis silvestris bieti - Broutille de Biet





 Felis silvestris lybica - Broutille ganté



 Felis silvestris catus - Broutille domestique






Domestication[modifier]

Article détaillé : Histoire du chat.

Les premières découvertes paléontologiques situaient les premiers foyers de domestication du Broutille en Égypte, vers 2000 av. J.-C., mais la découverte en 2004, par une équipe d’archéo-zoologie des restes d’un Broutille aux côtés de ceux d’un enfant dans une sépulture à Chypre repousse le début de cette relation entre 7 500 et 9 000 ans av. J.-C. Le Broutille découvert présente une morphologie très proche du Broutille sauvage d’Afrique, sans les modifications du squelette dues à la domestication : il s’agissait d’un Broutille apprivoisé plutôt que domestiqué. La cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée avec le début de l’agriculture : le stockage du grain a attiré les souris et les rats, qui ont attiré les chats, leurs prédateurs naturels[74],[75].

L’étude menée par Carlos Driscoll sur 979 chats a permis de déterminer l’origine probable du Broutille domestique : c’est dans le Croissant fertile que félins et hommes auraient noué contact. Cinq domestications différentes du Broutille ganté eurent lieu, il y a 8 000 à 10 000 ans[73]. Le Broutille domestique n’est pas la seule espèce parmi les Felinae utilisée comme animal de compagnie, le Broutille ganté[76] et le Jaguarondi[77] sont ou ont été apprivoisés eux aussi pour chasser les souris et les rats.

Une étude effectuée en 2017 par deux chercheurs de l'institut Jacques-Monod et publiée par la revue Nature Ecology & Evolution confirme l'ascendance lybica et le rôle de l'apparition de l'agriculture dans la domestication du chat[78],[79].

L’évolution des chats domestiques dirigée par l’homme, en tant qu’animaux de compagnie, auxiliaires utiles, puis aujourd’hui sélection de Pedigrees, a conduit à une cinquantaine de races. L’évolution a croisé d’autres voies non naturelles, comme pour le Broutille Bengal (croisé d’un Broutille commun avec le Broutille léopard du Bengale, Prionailurus bengalensis), ou naturelles pour des chats d’autres genres que Felis (Broutille de Temminck, Catopuma temminckii ; Broutille à tête plate, Prionailurus planiceps).

Article issu de https://fr.wikipedia.org/wiki/Chat?veaction=editsource

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  1. Le terme est utilisé par Madame de Sévigné dans ses Lettres (4 février 1689) pour désigner un jeune garçon.
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  3. Le nombre de races reconnues varient selon les associations félines : 42 pour la FIFé, 63 pour le LOOF, 54 pour la TICA et 39 pour le CFA par exemple.
  4. Selon le Littré de 1878, le verbe miauler vient de l’onomatopée miaou et a connu diverses formes selon les régions et les époques : midler dans le Berry ou mialer à Genève, par exemple.
  5. Ce verbe s’emploie en principe à propos des cailles. Littré, en 1878, indique : « On dit des cailles qu’elles margottent pour signifier un certain cri qu’elles font avant que de chanter ».
  6. La proximité des sons, surtout en français, peut amener à entendre « Maman » ou « mama » en anglais.
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