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Étienne-Anne Escudier

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Etienne-Anne Escudier(1798-1864) a pris la succession de son père Jean et a été un antiquaire de grand renom au début du XIXe siècle, installé 19-21 quai Voltaire à Paris.

Plusieurs documents relatent les ventes effectuées par Etienne-Anne Escudier relatives à des meubles royaux après la chute de la monarchie et que la famille royale (notamment le duc d’Aumale pour Chantilly) a parfois rachetés chez cet antiquaire dont l’appartement privé était, semble-t-il, rempli de merveilles de l’ancien régime. C’est ce qu’indique Henri Dabot dans son livre « Registres, lettres et mots d’une famille péronnaise » qui reprend les souvenirs de son grand-père François Dabot:

« Mon grand-père était très lié avec une famille Escudier, de Péronne, et par suite, avec un M. Escudier, de Paris, qui était le premier marchand de curiosités de la capitale et de la France; les plus splendides épaves de l’ancienne société française avaient passé par ses magasins. C’était un fin connaisseur et c’était chez lui que ma grand-mère avait acheté deux meubles de grand style. Ce M. Escudier eût pour successeur son fils qui était aussi fin connaisseur que son père. Quand, en 1816, à mon arrivée à Paris, j’allai faire connaissance avec lui et dîner chez lui en compagnie de ma marraine, Mme Duriez née Escudier, je fus littéralement ébloui par l’amoncellement de richesses qui remplissaient les salons du quai Voltaire. Elles étaient disposées dans de grandes vitrines de cristal, comme sont aujourd’hui placées et arrangées les merveilles de la galerie d’Apollon, au Louvre. Les salons de M. Escudier étaient continuellement visités par la famille royale et les premières familles de Paris. Le souvenir de M. Escudier est encore vivant au quai Voltaire. M. Escudier se retira à Boulogne sur Seine, dans une magnifique maison toute décorée de bibelots de choix. Il y mourut avec la réputation d’un homme excessivement bienfaisant ; il avait, en effet, donné d’un coup cent mille francs à la ville de Boulogne sur Seine pour y construire une école. »

Etienne-Anne a développé une grande fortune déjà commencée par son père, Jean, et son grand-père, Antoine, originaire de Dienne dans le Cantal d’où sont partis de nombreux marchands de curiosités ou bronziers d’art, devenus par la suite antiquaires à Paris.

La rue ESCUDIER de Boulogne porte son nom en raison du don très important, évoqué dans le livre ci-dessus, qu’il a accordé à la municipalité en vue de la construction d’une école, en remerciement « des bienfaits de la divine providence » dont il avait été comblé.

Il possédait à Boulogne un hôtel particulier, dit Hôtel Escudier, vendu par son fils Philippe, qui l’utilisait comme résidence secondaire, et qui est aujourd’hui l’école Notre-Dame de Boulogne.

Dans le catalogue de la vente de la succession organisée suite au décès de la femme de Philippe Escudier, Caroline Gracien, en 1924, on peut noter dans la collection de la famille des œuvres anciennes ainsi que contemporaines. Sont indiquées notamment des œuvres d'Eugène Carrière, Claude Monet, Camille Claudel ou René-François-Auguste Rodin ainsi que des tableaux de Lacroix de Marseille et de Nicolas Poussin.

La famille Escudier continua à être intimement liée aux arts sur plusieurs générations. La première fille de Philippe Escudier, Madeleine, épousa Henry Lerolle, à la fois peintre et collectionneur d’œuvres d'art, ami de Debussy, Degas, Odilon Redon et de Maurice Denis. La seconde, Jeanne, s'unit au compositeur Ernest Chausson. La troisième Marie, épouse en premières noces Arthur Fontaine, directeur de l'Office du Travail. Les deux filles de Madeleine et Henry Lerolle, Yvonne et Christine, s'unissent toutes deux à des membres de la famille de collectionneurs Rouart. Enfin, les deux fils de Philippe, Alphonse (colonel d'Infanterie) et Paul (député de Paris, président du conseil municipal de Paris, qui a donné son nom à une rue de Paris dans le IXè arrondissement) ont également connu les grands artistes de l'époque grâce à leurs sœurs.

Cette descendance Escudier a été largement portraiturée par les plus grands peintres de l'époque dont les tableaux sont aujourd'hui répartis dans de nombreux musées du monde entier.

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